‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 574 sur 689 · LE SON CI- D'ETK · texte numérisé non relu

LE SON CI- D'ETK

mure naissante , je saurai trouver Déméirius, et je satisferai ma vengeance.

(RcatrenlPttkMMmdlriM.) PICK.

Eh bien ! eh bien l poltron , pourquoi n'avances-tu pas?

DÉMKTRIUS.

Attends-moi , si tu l'oses; car je sais bien que tu cours devant moi , et que tu m'évites à chaque place , et que tu n'oses n i m'attendrede pied ferme, ni me regarder en lace. Où es-tu?

PUCK

Viens ici : me voilà.

DÉMÉTRIUS

Tu te moques de moi ; mais va , tu me le paieras bien cher, si je puis seulement apercevoir ta face à la lueur du crépuscule ; maintenant , suis ton chemin. — La faiblesse et l'épuisement me contraignent de m 'étendre ici de ma longueur sur ce lit humide et froid. — Songe bien qu'à l'approche du jour, tu me trouveras devant toi.

(Il se rooebe.) ( Entre HelèDe.)

HÉLÈNE

O fatigante nuit ! ô longue et ennuyeuse nuitl abrège et précipite tes heures. Perce l'orient, consolante aurore , et brille à mes yeux ! que je puisse regagner Athènes à ta clarté naissante , et fuir ces pervers, qui détestent ma compagnie. — Et toi, sommeil, qui daignes quelquefois fermer les yeux du chagrin , dérobe-moi pour quelques inslans à ma propre compagnie et au sentiment de moi-même.

(ïlle s'endort.)

PUCK

Encore que trois d'endormis? Qu'il en \\m encore une , et ces deui couples feront quant.

— La voici qui arrive , tout en courroui et tri».

— Cupidon est un fripon d'enfant de tournes^ ainsi la raison de ces pauvres créatures!

( Eatre H«nua j

Jamais je ne fus si lasse, jamais je ne fa? i désespérée ; je suis toute trempée de rosée, m déchirée par les ronces. Je ne peux ni alto ei me traîner plus loin ; mes jambes ne peuTeni suivre le pas de mes désirs : il faut que je iw repose ici jusqu'au point du jour. Que le ciH couvre Lysandrc d'un bouclier impcirétriNe,si veulent absolument se battre !

(Eli***»*;

PLTJL

Sur la terre ,

Dormez d'un sommeil profond :

Jo veux appliquer

Sur voire ail ,

Bel amoureux , mon remède.

( Il exprime le jus de ton herbe »or Iceil d* Lj«M*» •)

A Ion réveil, Tu prendras Un vrai plai»ir A voir

Les jeux de ta première anunie ; Et le proverbe rustique bien connu, Qu'il faut que chacun ait son lot.

S'accomplira a votre réveil :

Jack aura Jill:

Bien n'ira mal.

! recouvrera sa jument , et loul ttn fc»

( Pyck tort, les laiasant tons en**™.)

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