‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 577 sur 689 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Bonjour, mes amis : la fêle de Saint- Valenl in est passée. — Ces oiseaux des bois ne commencent* ils à s'accoupler que d'aujourd'hui?

LYSANDRE

Pardon , monseigneur.

(Tonal* protlernrnt devant Tbrsée.) THÉSÉE.

Je vous prie , levez-vous tous. Je sais que vous êtes deux rivaux ennemis. Comment s'est opérée cette paisible réunion entre vous? Comment votre haine est-elle devenue si peu jalouse, que je vous trouve dormant prés de la haine, sans craindre l'un de l'autre aucun acte d'hostilité?

LYSANDRE

Monseigneur, je vous répondrai ce qne me permettra l'étonncment dont mes sens sont confondus; à demi endormi, à demi éveillé , mais, dans la vérité, il m'est impossible de dire comment je suis venu en ce lieu. Je présume, car je voudrais vous dire la vérité... et en ce moment, je me rappelle.... oui, je me le rappelle, je suis venu ici avec Hermia ; noire dessein était de sortir d'Athènes, et d'aller chercher un lieu où nous fussions hors de la portée des peines de h loi athénienne.

ÉGÉK.

(Test assez , c'est assez , monseigneur; vous en avez assez entendu : je réclame la loi contre lui. — Ils voulaient s'évader ; et par cette fuite, Oémétrius, ils voulaient vous frustrer, vous et mot ; vous, de votre épouse , moi , du fruit de mon con-

ner pour épouse.

Monseigneur, c'est la belle Hélène qui m'a informé de leur évasion dans ce bois , et du dessein qui les y conduisait ; et moi, dans ma fureur, j'ai suivi leurs traces; et la belle Hélène, entraînée par sa passion, a suivi les miennes. Mais, mon bon prince, je ne sais par quelle puissance inconnue (sans doute par quelque pouvoir supérieur à nous) mon amour pour Hermia s*est fondu comme la neige : je ne le sens en ce moment que comme le souvenir confus des vains hochets dont je raffolais dans mon enfance ; et maintenant , l'anique objet de ma foi , de toutes les affections de mon cœur, l'objet et le plaisir de mes yeux, c'est Hélène seule. J'étais fiancé avec elle, mon prince, avant que j'eusse vu Hermia; comme un malade,

LE SONGE D'ÉTÉ

je me dégoûtai de cette beauté ; mais aujourd'hui, comme ce malade rendu à la santé, je reviens à mon goût naturel; eUe est à présent l'objet de tous mes vœux , de tout mon amour, de mes soupirs; je ne désire qu'elle, et je serai à jamais Adèle à mon choix.

Beaux couples d'amans , la rencontre est heureuse. Nous entendrons dans un moment les détails de cette aventure. — Égée, je surpasserai vos désirs : tout à l'heure , dans le même temple, avec nous, ces deux couples seront éternellement unis, et nous laisserons là notre projet de chasse; car le matin est déjà un peu avancé. — Allons, retournons tous à Athènes trois à trois ; nous allons célébrer une fête solennelle. —Venez, Hippolyte.

(TMtée et Hippoly u tortenl ar«c leur MlCe.) DÉMÉTRIUS.

Toutes ces aventures paraissent comme des objets imperceptibles, comme des montagnes éloignées et confondues avec les nuages.

Il me semble que je vois ces objets d'un œil miparti ; tout me parait double.

HÉLÈNE

C'est la même chose pour mot, et jTai trouvé Démétrius comme un joyau qui est à moi, et qui n'est pas à moi.

DÉMÉTRIUS

Sommes-nous bien sûrs d'être éveillés T— Il me semble à moi que nous dormons, que nous rêvons encore. — Ne croyez-vous pas que le duc était tout à l'heure ici , et qu'il nous a dit de le suivre?

HERMIA

Oui , et mon amie y était aussi.

HÉLÈNE

Et Hippolyte.

LYSANDRE

Et Q nous a invités à le suivre au temple.

DÊMÉTRIIS.

Voilà donc la preuve que nous sommes éveillés. —Suivons ses pas, et en chemin, racontons-nous

(tkeorteot. )

(Au MMI où U* t'en root, Boltoa •'faille.} BOTTOlf.

Quand mon tour viendra , appelez-moi, et je

le raccommodeur de soufflets ; Sooot, le

dronnier ; Starveling! Mort de Dieu! & * w évadés d'ici, et m'ont laissé endormi— Jaa dans mon sommeil la plus rare et la plus radieuse vision : oh ! j'ai fait un songe!... il es» dessus des facultés de l'homme de dire ce qi'te ce songe. L'homme n'est qu'on âne, s'il rat> mêler d'expliquer ce rêve. Il me sembiut p j'étais... U n'y a pas d'homme qui puis» direct rêve-là. Il me semblait que fêtais, et il m tablait que j'avais. . . . Mais l'homme n'est qu'on te en habit d'arlequin, s'il entreprend de rendre a qu'il me semblait que j'étais. L'œil defboauv n'a jamais ouï, l'oreille de l'homme d'j j'aie vu, la main de l'homme ne peut jamais goto, ni sa langue concevoir, ni son cœur exprima paroles ce qu'était mon rêve. Je rouiller (mver Pierre Quince pour qu'il compose noe balade sur mon songe : on l'appellera k rinit Bottom, parce que c'est un rêve sans Jcad; e je le chanterai à la fin de la pièce, devantledac; et peut-être même, pour rendre la pièce jta agréable , le chanterai-je à la mort de Tmsbé.

8CÈXE IL

répondrai.— Ma première réclame est tri* beau ,..„ „ , llMJ1 Sl , , « /tyr«m«.-Eh! holà!-Pierre Quince; Flûte, I tons les' artisans d'Athènes.

Batr«.t QUINCE , FLTJTE, SNODT k STAl- VELING.

Avez-vous envoyé chez Bottomî est-il rat* chez luit

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