‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 592 sur 689 · ACTE V, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE I

HIPPOLYTE

Bien loi, lune. — Vraiment, b loue lait avec fort bonne grâce.

THÉSÉE

Bien crié en souris, lion.

DÉMÉTRIUS

Et voilà Pyrame qui est venu.

Et te lion qui a disparu.

(SnlraFiraa)».)

PYRAME

■ Douce lune, je te remercie de tes rayons solaires; je te rends grâce, lune, de la clarté si brillante ; car à la lumière de tes rayons gracieux , dorés et brillans, je me promets de goûter de la vue de la très fidèle Thisbé.

Mail arrêtons : o 1 Mais, voyou .- pauvre Quel affreux objet t'offre ici?

Mes jeux, vojei-vou»?

Comment cela peut-il être ?

O mon peut cour! o ma chère t Quoi .' ton charmant voile Tout teint de sang!

Apiirochex, cruelle* furies;

tout!.

Cet accès de passion et la mort d'un tendre amant seraient capables de rendre un homme triste.

HIPPOLYTE

J'en teux à mon cœur; mais j'ai pitié de lui.

PYRAME

« O nature! pourquoi formas-tu des lions? Puisque cet infâme lion a défloré ici ma chère maîtresse , qui est , non , non , mais qui était la plus belle personne qui ait vécu , qui ait aimé, qui ait caressé, qui ait regardé de ses beaux yeux l'éclat du jour,

Venct , me* larmes , confondez mes sens. A moi, mon épee, et blesse

m de P

Oui . le sein gaucho Où palpite le cour.

Ainsi je meurs , je n

i est dans les deux.

Langue , perds la lumière ; Lame , fuis de ces lieux ; Et maintenant, meurs, i

lionsoir, bonsoir.»

Cil metru La clair d* 1mm tort.)

DÉMÉTRIUS

Pins de dés (1), mais un as Dour loi; car il n'est plus qu'un.

LYSANDRE

Il est moins qu'un as, ami, car il est mort ; il n'est rien.

THÉSÉE

Avec le secours d'un chirurgien , il pourrait en revenir encore et se trouver en âne (2).

HIPPOLYTE

Par quel hasard le clair de ltme s'en est-il allé avant que Thisbé arrive et trouve son amant!

Elle le trouvera à la clarté des étoiles. — La voici qui s'avance , et sa douleur va finir la pirce.

'Entre TaisM.)

11 me longue pour sera courte.

qu'elle ne doit pas être fort pareil Pyrame; j'espère qu'elle

DÉMÉTRIUS

Un atome ferait pencher la balance entre l'aant et la maîtresse, lequel de Pyrame ou de

LYSANDRE

Elle Ta déjà cherché de ses beaux yeux.

DÉMÉTRIUS

Et la voilà qui va gémir : vous i

(1) Jeu de mots sur die. qui signifie mourir, et un dé.

(S) Un célèbre anatomiste , à qui on avait remis le corps d'un pendu après l'exécution , et qui donnait encore quelques signes de vie. assurait que, s'il en revenait , il ne serait jamais qu'un idiot. Le contraire do celte opinion est prouvé par un fait certain et connu.

Ghat.

Voiri le fait dont il s'agit : Anne Grcen fut pendue à Oxford en 1650. Après une demi-heure de supplice , on s'aperçut qu'elle respirait encore. 11 n'est pas d'horreurs qu'on ne lui fit éprouver, pour abréger, soi-disant, ses souffrances. Placée dans son cercueil , elle donna encore signe de vie. Les docteurs Petty. Willls, Bathurst et Glerk parvinrent, par leurs soins . a La rappeler à la vie. Gray, à qui nous empruntons ce renseignement, a vu lui-même cette femme, saine de corps et d'esprit, plusieurs années après. 11 existe un petit écrit du docteur Batburst, NomeUt$ dt$ JUoru, où ce Ml ti curieux est raconté avec détails.

J. A. IL

MO

LE SOJiGE D'ÉTÉ

Quoi: «ni». m mort, O Pynme ! lève-loi î Parie, parie-moi .- tout à fait maei Qaoi ! mort, mortt Une tombe Doit donc couvrir tes Ces soumis de lia.

Ce nez vermeil , Ces joues jaunes comme la Sont évanouis , août Aman*, (ternissez ; Ses jeux sont vertt O tous, fautes sœurs!

Veoex, venez sur moi Avec vos mains plies © Teigner-les dans le sang, Puisque voua avei coupe De vos ciseaux son Ml do soie Langue , n'ajoute pan un mot; Vkns, Mèleepeo, "Viens, Ter tranchant, Et zdleu . mes

le lait.

(ill, meurt.)

Le clair de lune et le lion enterrer les morts.

I>ÉMÉTRti;S.

Oui , et la muraille aussi.

BOTTOM

Non , je pois vous l'assurer. La muraille , ,r,, séparait leurs pères , est à bas. — Vous plaît-il de ?oir l'épilogue, ou d'entendre une danse bergamasque , entre deux acteurs de notre troupe 7

THÉSÉE

^ Point d'épilogue , je vous prie , car votre pièce n'a pas besoin d'apologie : non jamais d'excuse ; car. quand tous les acteurs sont morts , il n'est pas besoin de blâmer la mémoire d'aucun. Vraiment, si celui qui a composé cette pièce avait joué le rôle de Pyrame , et qu'il se fût pendu avec la jarretière de Tbisbé, cela aurait fait une bien belle tragédie ; et elle est fort belle , en vérité , et jouée avec distinction. Mais voyons votre bergamasque :

laissez là VOtre épilogue. (U daaw de paysans bouffons. ) La langue de fer de minuit a parlé douze fois : amans, au lit nuptial; c'est presque l'heure magique des fées. Je crains bien que nous ne reprenions sur le matin le sommeil que nous avons épargné sur cette nuit. Cette farce grossière a bien trompé nos sens sur la marche pesante du temps. Chcrs amis , allons * notre lit nuptial : nous passerons une quinzaine entière dans les diveriisse-

mens nocturnes , et chaque jour amènera dê m-

solenneltannu II

(Towiùftwi

fOte de nos

8CËXE n. Entra PUCK.

MCI.

Voici l'heure ou le lion rugit.

Où le loup hurle à la lune , Tandis que le laboureur roaflo , Épuisé de sa pénible tache.

Maintenant les lisons consu nv>s brillent escfairboasir^M,

La chouette, poussant son cri sinistre , Ksppelle au malheureux , couche daiw les doultwi . Le souvenir cl l'image du r* — r..-n — \ "ici le temps de la nuit.

Ou les tombeaux tous <

Qui va errer sur la roule des cimetières. Et nous, esprits fées, qui voltigeons A la clarté du char de la triple Ht cale, Kuyaot la présence du soleil , El mi vaut les ombres comme les «on g m légers, Nous nous livrons à nos jeux nocturnes. Pu une sort Ne troublera celte maison sacrée.

Je suia envoyé devant, avec un laquais, Pour balayer la poussière derrière la porte 0). (Entrent la roi et la rtine des rit* arec leir caftftt, )

OBr.R0?>.

A la pale lueur de cette A la faible clarté des feux i Vous tous . écrits follets , génies et fées. Sauter d'un pied loger, t épiM;

Répétez après moi ce couplet t Chantez et dansez rapidement a sa mesure.

TITASU.

D'abord , répétez ce couplet par coeur; El a chaque mot une cadence t Les mains enlacées , avec U grâce des fées , Nous chanterons, et

un celle*

(Chant ol oBzaoït

A présent , jusqu'à la pointe du jour.

Que chaque fée erre dans ce [ Nom irons au beau lil nuptial.

Et il I

(1) La propreté est nécessaire pour attirer !» létsitu laison , et mériter leurs faveurs.

Joint «m.

(2) Oberon parait . et ordonne à tes fèc« de ctaaw un couplet ; Titanta en chante ensuite un autre tw w fées. Ces deux couplets , que chantent Oberon et Tiu«» sont perdus; ensuite Oberon congédie ses génies, et'« charge d aller accomplir les

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