CUPIDON
Salut à toi , généreux Timon , et à tous ceux qui jouissent ici de tes bienfaits ! Les Cinq Sens te reconnaissent pour leur bienfaisant patron , et viennent te féliciter de ton cœur riche et prodigue. L'Ouïe, le Goût, le Toucher, l'Odorat, se lèvent de la table enivrés de plaisir : ceux-ci ne viennent que pour fêter tes yeux.
TIMON
Ils sont tous les bien-venus. Qu'on leur fasse le plus gracieux accueil ! Allons, que la musique célèbre leur entrée.
(Cnpidoo sort.) PREMIER SEIGNEUR.
Tous voyez, monseigneur, à quel point vous êtes aimé.
(Maiiqae. Rentra Cupide» iyk One raucartde d« cames c» Anuooet, damât et joutai do lad.)
APEMANTUS.
O ciel ! quel essaim frivole amené ici par la vanité ! Elles dansent ! C'est une troupe de folles ! — Toute la gloire de cette vie n'est que folie. — Un peu d'huile et de racines, seuls biens nécessaires à l'homme , font bien sentir tout le néant d^.
TIMON D'ATHÈNES
ce taxe superflu. Noos nous faisons insensés pour I sance n'ait pas des yeux pour voir derrière efc
.u nir Hi> K iiup - nnno nmC/nm» I. A.» : l.i . . . r C t1'
avoir du plaisir; nous prodiguons la flatterie pour dévorer des hommes à qui nous ne rendons dans leur vieillesse indigente que haine et malice envenimée. Quel homme respire qui ne corrompe ou ne soit corrompu 7 Quel homme expire qui n'emporte au tombeau, pour seul don de ses amis, le chagrin de quelque outrage odieux? Je craindrais bien que ceux qui dansent là devant moi ne fussent les premiers à me fouler un jour sous leurs pieds : c'est ce qu'on a vu souvent. Les hommes ne manquent jamais de fermer leur porte au soleil , dès qu'il décline et se couche.
alors jamais un homme ne tomberait dans la misère , vicume d'un trop bon cœur.
( O tort et restât arec 1 Venu.
( Les »eif neun m lètent de Uble en faisant de* mIuU ja*ja*a (erre et dea compliment hyperbolique* a Tintent; chacun d'eax prend anede» Amaionet, et il» daoaant couple par couple; on jovedenx on troit ain de hautboit, apre* quoi la datueetla
TIMON
Belles dames, vous avez amené les grâces à notre fête ; elle a reçu de vous son plus bel ornement, et sans votre présence, elle n'eût pas été la moitié si brillante. Elle vous doit tout son prix , tout son éclat , et vous m'avez amusé des idées riantes que vous m'avez fait naître : recevez-en mes remercimens.