‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 619 sur 689 · SEMPRONIUS · texte numérisé non relu

SEMPRONIUS

Comment, Us l'ont refusé! Lucius , Lucullus, Ventidius, l'ont refusé, et il vient s'adresser à moi?... Tous trois refusé? Une pareille démarche annonce de sa part bien peu de jugement, bien peu d'amitié : est-ce moi qui devrais être son pisaller? Ses amis» comme autant de médecins qu'il appelle l'un après l'autre, l'ont tous condamné, et il faut que ce soit moi qu'on charge de cette cure? Je m'en trouve très offensé , j'en suis très indigné : il eût dû mieux connaître mon rang. Je ne vois pas l'ombre de raison dans son procédé. Quelle folie t C'était moi qu'il devait, dans son besoin , implorer d'abord; car enfin , je suis , et je l'avoue, le premier homme qui ait reçu quelque présent de lui, et il me recule dans son souvenir

au point de penser que je serais le dernirri lu marquer ma reconnaissance ! Il a tort — IJ m faut pas davantage pour me rendre un objet densée aux yeux de toute la ville , et me faire p*w parmi les grands seigneurs pour no hommes^ délicatesse, sans principes. J'aimerais nom. pour trois fois la somme qu'il demande, qu'y y fût adressé à moi le premier, ne fût-ce que prar l'honneur de mes sentimens; j'avais assez de cmir pour lui rendre un service. — Retourne , et à h froide réponse de ses amis ajoute celle-ci : ■ Qui-

^ do mon &jr££flta ^û

LE SERVITEUR

A merveille! Votre grandeur cache un maitr» fripon. Le diable ne savait ce qu'il faisait qsfci il fit un intrigant : il s'est fait tort a lui-nénvr et je ne puis croire qu'à la fin les crime» de l'homme ne le fassent absoudre des ans. Dr quels beaux sentimens il colore sa basse» !l> quels noms de vertu il pare sa perversité ! coiut ceux qui, sous le voile d'un patriotisme ardent, mettent tout un royaume en feu. Tel est le caractère de cet ami politique et vendu à CiiierR C'était pourtant sur lui que mon maître fondait sa plus solide espérance ! Tous ont déserté. H y lui reste maintenant que les dieux : toossaub sont morts. — Maintenant ces portes de m maître, qui, dans des jours de prospérité, k connurent jamais de verrous , vont être employées à protéger sa liberté. Voilà tout le (ni qu'il recueille de ses largesses. Celui qui »e garder son argent doit à la fin garder si nui»

SCE.VK IV.

E»c««i VARRON , TITUS , HORTBNSR»

LUCIUS ei ••im tau» 4» a*mom» f 1»

■ Uendtnl «Ju'il «arts.

VARRON

Salut, Titus; salut, Horterisius; je suii dîme de vous rencontrer ici.

TITUS

Je vous rends la pareille, honnête Tarn*.

HORTENSIUS

Lucius, par quel hasard nous trouwoH1*-' ensemble ici?

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