‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 87 sur 689 · ACTE IV , SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE IV , SCENE I

Que la terre p<mr vou» soil loojnurs féconde ;

Qoe vot moisson* remplissent y os grenier» inépuisable*;

Que la gr>PP«* pendent pressée* aux cep* de vo* vigne* ;

Que to* arbuste* ploient sous leur* doux fardeaux ;

ÇKif le lendemain dr ros récolte*

Soit pour tons 1* premier jour d'un notneau printemps.

Jamais la (terilité, la disette n'approcheront de votre aille:

Tels sont les présens dool Cérès dote voue hymen.

FERDINAND

Voilà la Tison la plus auguste I les chants les pins harmonieux... Oh! puis-je oser croire que | ce ne sont là que des fantômes?

PROSPERO

De Trais fantômes , que mon art a évoqués de leurs retraites, pour exécuter ces jeux de mon imagination.

FERDINAND

Oh , que je vive toujours ici ! Un père si merveilleux et une si rare épouse font un paradis de ces lieux.

PROSPERO

Silence , mon fils : Junon et Cérès s'entretiennent tout bas; elles ont l'air grave. Il reste de i nouvelles scènes à exécuter. Chut ; pas une syllabe , ou notre charme est rompu.

(juaoa et Cérès M parlent bas , et entoient Iris en message.) * IRIS.

Vous, naïades, nymphes des serpentans ruisseaux, avec vos couronnes de joncs et vos regards toujours pleins d'innocence, quittez l'onde ridée de vos canaux, et Tenez sur ce gazon vert obéir au signal qui vous appelle : c'est Junon qui l'ordonne. Hâtez-vous, vierges réservées , aidez-nous à célébrer une alliance d'amour fidèle : ne vous

faites pas attendre. (Entrent certaines nynpbes.) Et VOUS,

moissonneurs armés de faucilles , brûlés du soleil et fatigués du laborieux août , accourez de vos sillons et livrez-vous à la joie. Chômez ce jour de fête: couvrez-vous de vos chapeaux de seigle, et suivez chacun chacune de ces fraîches nymphes dans les nœuds d'une danse rustique.

(Entrent certains moissonneurs, arec les habit* de leur «ut ; il*

à la tn*da laquelle Prospéra m 1ère brasqoeaent at parla. Il* disparei*»eni ensuite lentement arec brait étrange, suard et confus.)

PROSPERO h part.

J'avais oublié l'odieuse conspiration du monstre (taliban et de ses complices contre mes jours:

l'instant arrive; leur complot est près d'éclater. (Ass «prit*.) Fort bien.... lfonooissez-vous. Rien de pins.

FERDINAND

Voilà qui est étrange l Votre père éprouve quelque passion qui travaille violemment son ame.

MI R AND A

Jamais jusqu'à ce jour je ne l'ai vu si souffrant, si agité de colère.

Vous avez l'air ému , mon fils, comme si vous euez saisi a euroi. aoyez jojcux, seigneur. Maintenant voilà nos divertissemens finis. Nos acteurs, je vous l'ai déjà dit, étaient tous des esprits : ils se sont fondus en air, en air insensible ; et aussi fragiles que l'édifice sans base de ces visions aériennes , les tours au front coiffé de nuages , les palais fastueux, les temples solennels, le globe luimême, oui, ce vaste globe et tout ce qu'il hérite des générations, se dissoudront, s'évanouiront, aussi vite que l'appareil de ces vains prestiges , sans laisser ni sillon ni trace après eux. Nous sommes faits de la vaine substance dont sont formés les songes , et le sommeil investit le cercle de notre courte vie. — Seigneur, mon cœur souffre: supportez ma faibki.se, ma vieille tete est troublée. Ne t'affecte point de mon infirmité. Rentre, si tu veux, dans ma caverne, et repose-toi. Je veux me promener ici quelques momens, pour calmer mon ame agitée.

FERDINAND et HIRANDA.

Nous tous souhaitons la paix.

(Ferdinand at Hinnda sortait.) PROSPERO.

Je tous remercie. — Prompt comme la pensée, accours, Ariel.

(Proaparo .'atanea à anekrae distance 4a aa grotte ; Ariel se présente « lui. )

ARIEL

Tu me vois enchaîné à tes pensées ; tes ordres?

PROSPERO

Esprit, il faut nous préparer à faire face à Caliban.

ARIEL

Oui, mon maître. Lorsque je présentais Cérès, j'ai eu l'idée de t'en parler ; mais j'ai craint d'éveiller ta colère.

PROSPERO

Redis-moi où tu as laissé ces misérables.

Là TKMPÊTE.

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