ACTE IV, SCÈNE III
vant , si les dieux le permettent , je veux de'rober mon maître à l'insulte des insectes, et le cacher dans la terre aussi avant que pourront creuser ces faibles instrumens. Laissez-moi couvrir son tombeau des herbes et des feuilles de ce bois sauvage , prononcer sur lui prières sur prières , telles que je pourrai
les dire et les répéter deux fois ; laissez-moi
gémir encore, pleurer encore auprès de lui, et après avoir pris ainsi congé de mon cher maître , je vous suivrai , si vous daignez vous charger de mon sort.
LUCIUS
Oui, bon jeune homme; et je serai plus ton père que ton maître. — Mes amis , cet enfant nous a enseigné les devoirs de l'homme. Cherchons ici le gazon le plus vert et le pkis riant, et creusons un tombeau avec nos piques; allons, soulevez ce corps dans vos bras. Jeune homme, c'est toi qui le recommandes à nos soins, il sera inhumé par des guerriers; console-toi , essuie tes pleurs. Il est des chutes qui élèvent les heureux.
( Ils sortent ; Imogène les suit tristement. }
3oo CYMBELINE,