‹ Œuvres complètes de ShakspeareChapitre 39 sur 294 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

Hf:no, bas.

Si nous avons réussi , il faut convenir que l'araour

dépend du hasard. Il est des Cupidons qui tuent

avec des flèches , d'auti-es qui nous prennent au

Irébuchet.

(Elles sortent. ) ( Bcalricc s avanCL'. )

BÉATRICE

Quel feu ^''^je sens dans mes oreilles! Serait-ce vrai? Me vois-je donc ainsi condamnée pour mes dédains et mon orgueil? Adieu dédains, adieu mon oi'gueil de fille , vous ne traînez à votre suite aucune gloire. Et toi, Bénédick, persévère, je veux te récompenser; je laisserai mon cœur s'apprivoiser sous ta main amoureuse. Si tu m'aimes , ma tendresse t'inspirera le désir de serrer nos amours d'un saint nœud ; car ils prétendent tous que tu mérites beaucoup , et j'en ci'ois encore plus mon propre sentiment que le témoignage d'autrui.

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