ACTE IV, SCÈNE II. lai
qu'une réponse pour deux. Avez-vous mis en écrit qu'ils n'en sont point.
LE SACRISTAIN
Messire constaMe , vous ne prenez pas le chemin de les examiner. Vous devriez faire appeler les watchmen qui les accusent.
DOGBERRY.
Oui , sans doute, c'est la voie la plus courte ; qu'on fasse comparaître la garde. ( On fait venir la garde, ) Messieurs , je vous somme , au nom du prince , d'accuser ces hommes.
PREMIER WATCHMAJN.
Sauf votre respect , cet honnête homme a dit que don Juan , le frère du prince , était un scélérat.
DOGBERRY.
Mettez en écrit , le prince don Juan un scélérat ; ce n'est ni plus ni moins qu'un parjure d'appeler le frère d'un prince un scélérat !
BORACHIO.
Monsieur le constable...
DOGBERRY.
Je vous prie , camarade , silence. Votre regard me déplaît, je vous le déclare.
LE SACRISTAIN, au watchnian.
Que lui avez-vous entendu dire de plus ?
SECOND WATCHMAN
Peste ! qu'il a reçu de don Juan mille ducats pour accuser faussement la demoiselle Héro.
Ceci est un vol avec effraction comme jamais il ne s'en commit.
VERGES
Oui, par la messe ! c'en est un.
LE SACRISTAIN
Quoi de plus , l'ami ?