PIS4HI
Le prince, votre fils, a tiré l'e'pée contre mon maître.
LA REIKE.
Ah! j'espère qu'il n'est arrive' aucun malheur?
PIS.VNIO.
Il en aurait pu arriver un; mais mon maître n'a fait que se jouer plutôt que de combattre, et il n'avait aycune colère; des gentilshommes qui se sont trouvés là , les ont séparés.
LA KEINE
J'en suis bien joyeuse.
Votre fils est le champion de mon père ; il soutient sa cause! Tirer l'épée sur un proscrit! ô le brave prince! — je voudrais les voir aux prises tous deux dans les déserts de lAfrique, et moi près d'eux, armée d'une aiguille, pour en piquer le premier qui reculerait. — Pourquoi avez -vous quitté votre maître ^
PISANIO.
Par son ordre. Il n'a jamais voulu que je l'accompagne jusqu'au port ; il m'a laissé dans cet écrit le détail des ordres que j'aurai à remplir tant qu'il vous plaira d'accepter inon service.
LA REIKE.
Cet homme, jusqu'ici, a été pour vous un serviteur fidèle. Je gai^antis, sur mon honneur, cju'il le
sera toujours.