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Ces quatre vierges sembloient appartenu- à l’Europe; la première étoit une nymphe de là Gaule, dont la démarche aisée et le* sourire dé-’ mentoient son air emprunté de gravité. La seconde , jeune fille d’Espagne , aux yeux et à la chevelure d’ébène, avoit un air plus calme, mais fier; un teint d’albâtre èt des tresses d’or disoient que sa compagne timide venoit de la Germanie. Ces trois vierges portaient une robe royale, une couronne, un sceptre et un globe, emblèmes de la paissance; la quatrième étoit à quelques pas des autres, appuyée sur une harpe dans l’attitude de l inspiratiorr poétique. C’étoit une fille de la vieille , Angleterre, vêtue comme nue ancienne
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Druïdessfe ; un ruban d’azur réuuissoit les tresses de ses cheveux ; sa robe gracieuse descendoit jusqu’à terre ; et sa main tenoit une couronne de simple laurier..
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Les trois premières vierges fléchirent le genou devant De Vaux , lui offrant les emblèmes de la royauté et la puissance sur de vastes provinces, destinées, disoient-elles, à l’héritier d’Arthur; mais le chevalier refusa tous les hommages.' — De Vaux, répondit-il, aimeroit mieux faire une incursion sur les frontières, vêtu de sa cotte de mailles , que de porter le sceptre et le manteau royal. 11 aimeroit mieux rester libre chevalier d’Angleterre, que de s’asseoir Sur le trône.
" - Il s’avançoit à ces mots, lorsque la quatrième . vierge , comme sortant d’une extase , pressa de ses doigts les cordes de la harpe, qui obéirent à cette impulsion magique et firent entendre une
céleste harmonie. — ' *