LES FIANÇAILLES UE TR1ERMAIN
brièvement que nos amants furent unis comme dans tous les romans et toutes les comédies ; qu’ils vécurent heureux, tendres et fidèles, et virent une nombreuse famille hériter de leurs honneurs. Apprends aussi que quand un pèlerin passe près de la montagne solitaire, à l’heure du crépuscule ou dans une matinée de brouillard, le château fantastique abuse souvent ses regards sur les rochers de la vallée de Saint -Jean. Mais depuis le brave De Vaux, jamais mortel ne pénétra sous ses portiques: ce n’est plus qu’une vaine apparition, qui s’évanouit avec le retour du soleil ou dès que la brise souffle. ; '
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Regarde, ma bien- aimée, notre voiture qui roule lentement là - bas , et nos serviteurs qui s’étonnent de voir que nous suivons à pied ces sentiers pierreux, maintenant que les ombres du soir s’âbaissent sur la montagne; telles sont les idées du vulgaire r il s’imagine que la mollesse et le luxe font seuls le bonheur; et combien d’hommes dans un rang plus élevé, esclaves des plaisirs grossiers, sont insensibles aux nobles sentiments qu’inspirent les grands tableaux de la nature! Mais toi et moi, Lucy, nous ne cesserons pas d’aimer le diadème vaporeux de la montagne , le veTt bocage et le vallon ; nous les aime-
“ ÙigifTzed b’y CoogK