I.E I.ORD DF.S ÎLKS
oreille , c’étoit comme ces sons confus que l’on éntend dans les songes. Puis tout à coup il se levoit, ranimoit la gaîté par sa vivacité, portoit de joyeux défis aux convives , excitoit les chants des ménestrels ; alors ; comme il étoit le plus bruyant, il paroissoit aussi le plus gai.
ni.
Les convives ne voyoient rien d'extraordinaire dans ces alternatives d’une joie folle et d’une longue rêverie. Ils attribuoient son air distrait à la pensée des doux ravissemenfs qu’il devoit goûter bientôt; et les vifs transports d’une gaîté subite leur sembloient l’expression cîü bonheur d'un nouvel époux. Us ne furent pas les seuls k r se tromper. L’orgueilleux Lorn lui-même, soupçonneux autant que fier et jaloux de sa noble race, et le beau chevalier d’ Argentine que l’Anigleterre avoit député ën Écosse pour resserrer les nœuds de la ligue du Nord, crurent l’un et. l’autre trouver dans l’humeur de Ronald le trouble et les transports d’un amant.
Mais il étoit un cœur accablé de tristesse , un œil rempli de larmes , qui pénétraient ce rtiys- v 1ère, et qui épioient avec une pénible inquiétude
l’humeur inconstante et bizarre de ce nouvel
époux. . . , . : . ■> .