XXVI
Ainsi se termina cette première scène : avant qu’une seconde lui succédât , le théâtre fantastique fut rempli d’une fumée dont les flocons sulfureux étoient traversés par des traits de flamme accompagnés d’une explosion si terrible que Rodrigue crut que les anges de l’enfer avoient brisé leurs chaînes et déployoient contre le Ciel l’étendard de la révolte. La guerre avoit emprunté lMK langage nouveau- et inconnu aux ânciens guerriers ; la fumée et l’éclair étoient devenus son souffle, et le tonnerre sa voix.
xx vli.
Les nuages s’écartent , et laissent voir un nou-, veau tableau de PEspagne... Les chrétiens ont reconquis - leur héritage; l|pclat du croissant a pâli devant la éroîx; partout s’éjèvent des monas-
LA VISION
tères, de superbes églises et d’humbles ermi- 1
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C’est un chevalier et un ermite quigouvçrnent
les descendants de Rodrigue, et qui sont pendant plusieurs âges les génies de l’Espagne. Le premier est revêtu d’une brillante armure ; son nom est là Valeur; le second est couvert d’une haire , et s’appelle la Superstition.