‹ Œuvres completes de SterneChapitre 124 sur 507 · CHAPITRE CXXXl · texte numérisé non relu

CHAPITRE CXXXl

Le* qutre 4TéBea«iit.

Mon père et mon oncle Tobie cessèrent leur babil. Ils .achevèrent de descendre l'esc.alier, allèrent se coucher et s'endormirent. Le Journal ne contribua en rien à tout cela.

CIIAPirRE CXXXII.

La lcron.

— En ce cas, dit mon père à Suzanne, donne-moi donc vite ma culotte.

— Pardi ! oui. Vous croyez que vous aurez le temps de vous habiller! Nenni p.is, car votre enfant est aussi noir...

— Que?... dit mon père, qui, comme tous les orateurs, avait un faible singulier pour les comparaisons.

— Je vous dis, reprit Suzanne, qu’il est à la mort.

— Et Yorick, où est-il?

— Jamais où il devrait être, dit Suzanne. Mais son vicaire est là. Il baptise déjà l'enfant, et n'attend plus que son nom. Madame m'a dit de venir bien vite avertir monsieur Tobie pour le nommer, et vous demander s'il lui donnera aussi le nom de Tobie...

— Ma foi ! dit mon père, si j'étais sûr qu'il mourût, auumt vaudrait en faire la politesse à mon frère. Ce serait dommage de lui donner un aussi beau nom que celui de Trismégiste, pour le lui voit' perdre aussitût... Mais il en peut revenir... Va, va-t'en toujours, Suzanne, et dis que je vais me lever.

— Vous n'en aurez pas le temps, vous disje: il est aussi noir que mon collier

— Diable! il est de jais, tou collier! Eh bien ! va donc dire qu'on le nomme Trismégistc... Mais, non, attends, tu l'oublieras; tu CS si bête!....

— Pardi ! ne faut-il pas avoir bien de l'esprit pour se sonvenù' de Trismégiste?.... et Suzanne se met à courir de toutes ses forces.

Mon père saute au bas du lit et cherche sa culotte.

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