‹ Œuvres completes de SterneChapitre 152 sur 507 · CHAPITRE CLXIll · texte numérisé non relu

CHAPITRE CLXIll

Ma mère e»t aai ^cootca.

Ma mère traversait le corridor vis-à-vis la porte de la salle , au moment où mon père prononçait le mot femme. 11 était assez simple qu'elle en fût frappée; et elle ne douta point quelle ne fût le sujet de la conversation. Elle mit donc un doigt en travers sur sa bouche, retint sa respiration, et, par une inOexion du cou, alongeant et baissant la tête, non pas vis-à-vis la porte, mais de côté, de sorte que son oreille se trouvait sur la lente , elle se mit à écouter de tout son pouvoir.

L’esclave qui écoute , avec la déesse du silence derrière lui, n’aurait pu fournir une plus belle idée à un artiste. -

Je vais la laisser dans cette attitude pendant cinq minutes , jusqu'à ce que j’aie ramené les affaires de la cuisine ( ainsi que Rapin Thoiras ramène les affaires de l’église) au même point.

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