‹ Œuvres completes de SterneChapitre 248 sur 507 · CHAPITRE CCLXVll · texte numérisé non relu

CHAPITRE CCLXVll

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Quand les premiers transports furent passés, et que les registres de ma cervelle furent un peu revenus de l'horrible confusion où le choc de tant d'accidens réunis les avait Jetés, il me revint en mémoire que j'avais laissé mes tablettes dans la poche de ma chaise; et qu’en vendant ma chaise au sellier, je lui avais aussi vendu mes tablettes.

Ici je laisse trois lignes en blanc , pour que le lecteur puisse y placer le jurement qui lui est le plus familier. Quant à mai , je pense que s'il m'est jamais échappé un jurement bien complet, bien marqué, ce fut en

cette occasion. < ! m’écriai-je , ainsi

donc, mes remarques si pleines d'esprit, et qui valaient quatre cents guinées , j’ai é té les vendre à un sellier pour quatre louis d'or! et , par le ciel ! je lui ai donné par dessus le marché une chaise qui en valait six ! encore si c’eût été quelque libraire célèbre qui , en quittant .son commerce , eût eu besoin d'une chaise de poste, ou qui, en le commençant, eût eu besoin de mes remarques , j'y uurais moins regret. Mais un sellier! François, m'écriai-je, mène-moi chez lui tout à l'heure. > François mit son chapeau , et marcha devant moi. J'Ôtai mon chapeau en passant devant le commis, et je suivis François.

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