PARIS
L’agréable ville! quand ou a un bel éqmpage , une demi-douzaine de laquais et une couple de cuisiniers : avec (piclle liberté, (|uelle aisance ou vil !
Mais un pauvre prince, sans cavalerie , et qui n’a pour tout bien qu’un fantassin, fait bien mieux d abandonner le champ de bataille , et de SC confluer dans le cabinet , s’il peut s'y iimuser.
J’avoue que mes premières sensations , dès que je fus seul dans ma chambre , furent bien éloignées d'èlrc aussi flatteuses que je me l’étais figuré... Je m’approchai de la fenêtre , et je vis à travers les vitres une foule de gens de toutes couleurs, qui couraient après le plaisir : les vieillards , avec des lances rompues cl des casques qui n’avaient plus leurs masques; les jeunes, chargés d’une armure brillaute d’or, ornés do tous les riches plumages de l’Orient , cl joùlanl tous en faveurdu plaisir, comme les preux chevaliers faisaient aiiU'efois dans les tournois pour l’amour et la gloire.
Hébs! mon pauvre Yorick, m’écriai-je , que fais-tu ici ? A peine es-tu arrivé , que ce fracas brillant te jette dans le rang des atomes. Ah! cherche quelque rue détournée, quelque profond cul-de-sac, où l’on n’ait jamais vu de flambeau darder ses rayons, ni entendu de carrosses rouler... C’est b où lu peux jjasser tou temps. Peut-être y irouvcras-lu quelque tendre grisetle qui te lofera paraître moins long. \ oilà les espèces de coteries que lu pourras fréquenter !
Je périrais plutôt ! m’écriai-je en lininl de mou portefeuille la lettre que madame de L. ..
VÜVAbt SKNTiUEMTAL.
ni'uvait chargé de romclire J'irai voir
madame de K elc’csl la première chose
que Je ferai Lafleur? — Monsieur. —
Faites venir un perruquier Vous don-
nerez ensuite un coup de vergetle à mon habit.