VOEUX EN FAVEUR DF.S PAUVRES
Nature! sous quelque forme que tu te montres , sur les montagnes de la nouvelle | Zemble, ou sur le sol brûlant des tropiques, )
tu es toujours aimable ! toujours tu guidenis mes pas! Avec ton secours, la vie couliée à cette faible et frêle machine sera toujours conforme à la raison et à la justice. Ces douces émotionsque tu inspires par une sympathie organisée dans toutes les parties, m’a|>prennent à sentir, à prendre part au malheur des autres, à compatir à leur misère; elles sont pour moi la source il’iinc satisfaction , d’une félicité inelfablc. Comment donc les infortunes p.Tssagères du moment peuventelles obscurcir ton front; ce front où la sérénité devait fixer son empire? l.oin d’ici, méchant Np/een aux yeux jannes! empare-toi de l’hypocrite au cœur double, au regard louche; saisis ce misérable qui soupire, même en contemplant scs trésors, et tremblant en penstint à la fragilité des portes et des verroux : mais souge donc, insensé, que la vie elle-nièmc est plus fragile encore; calcule Icsjotnsque tu as encore à vivre; dix années |)cut-èlre , et peut-être moins. No g.arde que ce qu’il to faut pour ce trajet si court, et tlonne le reste au véritable indigent.
Puisse ma prière être exaucée , et la misère disparaiU'a de dessus la terre! chaque mois sera pour le jauvre un mois de vendange.