CHAPITRE PREMIER
Qui ne turprendri pi».
Je vous suis, dis-je à mon hôte Mais,
comme il ouvrait la porte, je vis arriver deux ouvriers qui m’ap|iortaient les vases de marbre que j’avais commandés au faubourg Saint-Antoine... t Entrez, mes amis; et, quoique j’aie une affaire, je veux faire la viü'e avant que de sortir... » Ils posèrent à lene mes deux vases. Je les regardais, je les trouvais lieaux , et je cherchais sur le visage de ces deux hommes à voir s’ils partageaient mon approbation. En les regardant, je levai un couvercle; pour le remettre je me baissai, et je le vis cassé. Je relevai la tête pour parler; l’im de ces hommes me regarde avec douleur: dlél.as! oui, monsieur, il est cassé; mon camarade en mourra île chagrin ; il n’a pas osé, venir, il a craint voire colère. Si
notre maître le suit , oh ! oui , Jacques en mourra ! • Le son de voix de cet homme , l’émotion de son ame avait déjà passé dans la mienne. Hélas! disais-je en moi-ménie, j’ai eu une fantaisie, et aux yeux d’un Anglais, une fantaisie est une sottise. Je voulais avoir du plaisir, et j’ai fuit descendre la douleur dans l’amc de ces bonnes gens. Je les regardais , et je crus m’a|)crcevoir que mon silence avait augmenté leur trouble : les yeux de celui qui venait de parler étaient pleins de larmes... < Eh non! non! dis-je, en élevant la voix, Jacques ne mourra pas... Vous êtes donc son ami?' — Ah, monsieur! Jacques est un si bon garçon, il travaille si bien, il a tant de malheur, une femme, quatre petits enfaus! c’est lui qui fait vivre tout cela. Oh ! mon bon mylord, ayez pitié de lui , de sa pauvre famille et de moi : si notre maître vient à savoir le mallieur qui lui est arrivé, il renverra Jacques, il sera