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LETTRE XV

ÉLIZA A YORICK

Obligeant Yorick,

C’est un grand bonheur pour moi que miss Light s’embarque dans notre navire je

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n'ai rion vu de plus aimable et de plus doux que cette jeune dame... et sa compagnie me ilevicnt tous les jours plus chère.

Nous avons aussi un militaire au service de la compagnie Il vint hier, sans céré-

monie et sans être invité, prendre le thé avec nous... Je crus ne devoir montrer aucun ressentiment mais je le raillai un peu sur

sa hardiesse, en lui disant que c'était sans doute une des qualités les plits utiles à un .soldat.

Il s'est excusé sur son impolitesse, sans cependant en faire l’aveu de bonne grlce.

Il me parait épris de missLight, et je ne doute point qn'avant quinze jours de trajet , il ne soit très-amoureux d'elle.

Les autres passagers sont tous gens aimables, et les officiers se conduisent avec beaucoup de décence et de politesse.

Mon Yorick... mon cher ami, partagez mes pensées avec celui à qui je suis liée par le devoir... Ne m'oubliez pas dans vos prières... Occupez-vous d'Éliza pendant la veille, et laissez-moi, comme une ombre chère, enchanter votre imagination penilant votre sommeil. Je suis tout à vous. Adieu ! adieu !

Éliza.

P. S. Comme mon séjour ici ne sera pas long , saisissez toutes les occasions de m'écrire.... Adieu !

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