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lirisonnitîr fut mis «n liberlis Pt tout le boniieur que ramoiir, l'amitié et le devoir respectueux peuvent procurer, se trouva réuni dans ces trois personnes. »
C’était ainsi que je tùcliais d’amuser et de distraire ma Glle; mais elle ne me prêtait qu'une attention partagée ; car scs propres ninilieurs occupaient toute la pitié qu elle avait autrefois pour ceux des autres, et rien ne lui causait de soulagement. Kn compagnie, elle craignait le mépris, et, dans la solitude , elle ne trouvait qu'affliction. Elle était dans cet état malheureux quand nous reçûmes des avis certains que M. Tornliill allait épouser missWilmot, pour laquelle j’avais toujours soupçonné qu'il avait un goût réel, quoique devant moi il saisit toutes les occasions de marquer du mépris pour sa personne et pour sa fortune. Cette nouvelle ne servit qu’à redoubler l'afllirtion de la pauvre Olivia. Une infidélité si marquée était au dessus de ce que ses forces pouvaient soutenir. Je résolus cependant de m’informer plus exactement, et de prévenir, s’il était possible, l’exécution de son dessein, en envoyant mon fils cliei M. W'ilmot, l'oncle, avec des instructions pour savoir la vérité du bruit qui courait et pour remettre à mademoiselle Wilmot une lettre qui l’instruisait de la façon dont M. Tornliill s’était comporté envers nous. Mon fils y alla en conséquence de mes ordres, et revint trois jours après , m’assurant que le bruit était véritable; mais qu’il lui avait été im|K>ssiblc de remettre ma lettre à mademoiselle Wilmot, parce qu’elle était allée avec M. Tornliill faire des visites dans le pays aux environs; qu'il l'avait laissée pour lui être rendue. Ils devaient être mariés, nous dit-il, dans peu de jours, ayant paru ensemble à l'église le dimanche précédent en grande pompe, la future accompagnée de six jeunes demoiselles en blanc, et le futur d’autant déjeunes gens. L’approche de leur mariage remplissait tout le pays de joie, et ils se promenaient ordinairement ensemble dans le plus bel équipage qu’on eût vu dans le lieu depuis bien des années. Tous les pareils des deux familles étaient là, et particulièrement l'oncle du chevalier Sir William Tornliill, qui
avait une si belle réputation. Il ajoutait qu’on ne voyait que fêtes et réjouissances; que tout le pays faisait l'éloge de la beauté de la demoiselle, et de la bonne raine du monsieur; qu'ils étaient tous deux extrêmement amoureux l'un de l’autre; et il finit par dire qu’il ne pouvait s’empêcher de regardi-r M. Tornliill comme l’homme le plus heureux du monde.
f Eh bien! repris.je, qu’il le soit, s’il le peut. Mais, mou fils, regarde ce lit de paille, ce toit entr’ouvert, ces murailles qui tombent en ruine, et ce plancher humide, mon corps ainsi estropié par le feu, et mes enfans pleurant autour de moi en me demandant du pain. Tu vois tout cela ici, et cependant ici, oui, mou fils, ici, tu vois un homme qui ne voudrait pas changer son état pour tout ce prétendu bonheur. O mes enfans! si vous pouviei apprendre à vous entretenir avec votre propre cœur, et connaître quelle bonne compagnie vous pouvez avoir avec lui, vous ne feriez guère attention à la pompe et à l’éclat des méchans. Presque tous les hommes s’accordent à appeler la vie un passage , et eux-mêmes des voyageurs. I-a comparaison peut être encore rendue plus utile en observant que les bons sont joyeux et sereins dans la route comme des voyageurs qui regagnent leur demeure, et que les méchans au contraire n'ont que des intervalles de bonheur comme les gens qui vont en exil. »
Ma compassion pour ma pauvre fille, qui, accablée par ce nouveau coup, s’évanouit, interrompit la suite de mon d'cscours; je dis à sa mère de la soutenir, et au bout de quelque temps, elle revint à elle. Depuis ce temps, elle parut plus calme , et j’imaginai qu’elle avait pris enfin son parti ; mais les apparences me trompèrent. Sa tranquillité n’était qu’une langueur occasionnée par un chagrin excessif. Un secours de provisions que mes paroissiens m’envoyaient charitablement , sembla répandre la joie dans le reste de ma famille, et je n’étais pas fâché de les voir gais et contens. II aurait été injuste de réprimer leur satisfaction pour les forcer à partager une mélancolie opiniâtre, ou de les accabler du fardeau d’une tristesse qu’ils n’éprouvaient pas. La petite histoire alla donc
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rnoorc une fuis à lu runilo ; oii demamla la cliaiisoti, et la joie voulut bien encore une fois visiter notre petite habitation.