‹ Œuvres completes de SterneChapitre 81 sur 507 · CHAPITRE LXXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXXVI

l/eflct ea «il ocUotîble.

— Sur mon honneur, docteur Slop, s’écria mon oncle ’Tobic, vous m’avez éraillé toute la peau des deux mains avec votre forceps ; je les ai presque en marmelade.

— C’est votre faute, dit le docteur Slop ; si vous aviez joint vos deux poings ensemble dans la forme d'une tête d’enfant, et que vous eussiez tenu ferme...

— Parbleu ! c’est ce que j’ai fait.

— En ce cas, dit le docteur Slop, c’est que les pointes de mon forceps ne sont donc pas sufGsamment armées, ou que la goupille ne le serre pas assez ; ou que peut-être la coupure de mon pouce m’a ôté un peu de mon adresse... Peut-être encore est-il possible...

— Cela est fort bien, dit mon père en interrompant le détail des possibilités. H n’en est toujours pas moins heureux pour mon Gis que celte expérience n’ait pas été faite sur t|uelque partie de sa télé.

TRISTRAH SHANDY.

— Il ne lui en serait point arrive de mal , reprit le docteur Stop.

— Ob! point, répliqua mon oncle; il n'en aurait eu que la cervelle écrasée, à moiusquc le créne n'eût été aussi dur qu'une grenade.

— Bon ! dit le docteur Slop, la tête d'un enfant est naturellement tout aussi douce que la pulpe d'une pomme. C'est pour cela que les sutures... ensuite je l'aurais extrait par les pieds...

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