CHAPITRE XCH
lU tout donc m’almodoDoer.
Mon père resta ferme. 11 ne voulut jamais reprendre le discours. Malgré cela, le tournebroche de mou oncle Tobie, ni les tourbillons de fumée qui le faisaient tourner, ne purent sortir de sa tète. Au fond, la comparaison avait je ne sais quoi en elle-même qui lui frappait l’imagination. Il posa son coude sur la table, appuya le c6té droit de sa tête sur la paume de sa main, regarda fixement le feu, et commença bientût à causer et à philosopher en lui-même sur ce qu’elle lui offrait de singulier... Mais bientût aussi ses esprits émoussés, et par la tension continuelle où tant de sujets variés les avaient tenus, et parrexercieeconslant qu’il avait fait de toutes ses facultés, penlirent tout leur ressort... Ij comparaison de mon oncle Tobic bouleversa toutes scs idées, et il était déjà presque endormi , avant qu’il eût seulement considéré la moitié de scs rapports et de ses analogies.
La machine de mon oncle Tobie n’avait peut-être pas fait une douzaine de ses révolutions , que le sommeil le plus profond le fit tomber insensible sur le dos de sa chaise.
Que la paix soit avec eux !
Le docteur Slop et la sage-femme sont occupés de leurs affaires.
Trim, de son côté, ne perd point de temps. Le siège de Messine doit se faire l’été prochain, et d’avance il façonne, avec des bottes fortes, une paire de mortiers qui lanceront des bombes pour écraser la ville. Il fore même en ce moment, avec un fer chaud, lu lumière qui doit faire partir ce tonnerre.... Enfin,tous mes héros sontsortis demesmains; et c’est la première fois que je me trouve libre. Ln moment si précieux ne doit pas se perdre dans l’oisiveté, l’rofitons-en. Je me suis aperçu (|ue je n’avais point fait de préface à luun livre. Il est bien tempsd’y songer. La voici.
TRISTRAÜ SnANDT.