‹ Œuvres complètes de VolneyChapitre 102 sur 230 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Problèmes résolus par répoqae citée.

Ces propositions étant admises, l'on peut résoudre d'une manière satisfaisante presque toutes les difficultés chronologiques, géographiques et historiques contenues dans le Pentateuque. Et d'abord, en considérant que son apparition ou promulgation l'an 18 de Josiah, correspond à l'an 621 avant notre ère, on voit la raison de tous les faits disparates dont ce livre offire les citations. Par exemple , on conçoit que Helqiah écrivant dans Jérusalem , à l'oocident et en deçà du Jourdain , a dû dire « que « Moïse parla et mourut au delà du Jourdain , du « côté dii soleil levant; » et il a pu ajouter avec convenance « que personne n'avait connu le lieu de R sasépuMureJusqu'àcejour, «puisque huit siècles étaient écoulés; et encore, « qu'aucun prophète « égcU à Moïse ne s'était élevé en Israël : » un tel prononcé a de la dignité et de la modestie dans la bouche d'un grand prêtre successeur de Moïse.

On conçoit aussi comment Helqiah a pu employer , au temps d'Abraham , les mots laÂou et Dan, qui ne furent usités que longtemps après; comment il a fait des notes explicatives sur le lit d'Og, roi de Basan, sur les rois qui régnèrent en Edom , avant qu'il y eût des rois en Israël ; comment il a cité le Livre des guerres du Seigneur, celui de Moshalim, ou traditions, etc. et employé le terme de wMa pour prophète, au lieu de rai, voyant, qui fut usité jusqu'après David ; enfin, conunent il a pu dire i^ Delà terre de Sennar est sorti V Assyrien *quia bàUNinive, » événement qui date de l'an 1218 , ainsi que nous le prouverons. Cette remarque avait alors de l'intérêt pour les Juifs , à qui 150 ans de guerres avaient fait connaître les Assyriens ; tandis qu'auparavant, soit sous Moïse, soit sous David, ils n'avaient aucun rapport avec ce peuple lointain , et ne le connaissaient que vaguement.

Le mérite de cette date tardive du Pentateuque ne se borne pas là. Elle a encore l'avantage d'expliquer plusieurs énigmes de la Genèse et du livre des NonUn'es, qui sont restées inintelligibles jusqu'à ce jour. Par exemple, elle explique les bénédictions supposées que Jacob mourant est censé donner à

ses enfants Nous disons svpposées, parce qu'il

est inconcevable qu'il y ait eu là un sténographe pour les recueillir % et qu'en les examinant avec critique, l'ony découvre un résumé allégorique de l'historique de diaque tribu, présenté, selon l'usage oriental , sous une forme prophétique.

■ Genèse , eh. lux.

SUR L'HISTOIRE ANCIENNE

« Zabulon habitera aux bords de la mer, près des « ports, appayé contre Sidoa : Issachar, âne ro- « buste, voyant que sa terre est bonne, baissera' « répaule sous le fardeau , et payera le tribut. Le « pa\nd\4s€r est excellent... Je diviserai Siméon et « Lévi : je les disperserai en Israël (les lévites n'eu- « rent point de lot spécial...). Le sceptre ne sera « point oté de Juda, ni le trône d'entre ses pieds , « jusqu'à ce que vienne celui à qui appartient le « sceptre et l'obéissance.... » Remarquez qu'au temps de Josiah le sceptre avait été ôté d'Israël , c'est-à-dire des tribus, et qu'il restait en Juda, mais avec l'incertitude d'y persister s'il venait un puissant à qui appartint l'obéissance.

Un second passage éuigmatique qui s*explique également bien , est la prophétie de Nohé à ses trois ( prétendus) enflants : « Maudit soit Kanan * , il « sera fesclave des serviteurs de ses frères. » Kanan, comme on sait, est le peuple phénicien. Ici, les serviteurs de ses frères sont les Hébreux , devenus tributaires des Assyriens, issus deSem, et même des Mèdes et des Scythes (en 621 ) , issus de laphet.

« Béni soit le Dieu de Sem , Kanaan sera son es- « clave.... Dieu dilatera laphet 3, qui habitera les « tentes de Sem.... et Kanaan sera son esclave. »

On n'a jamais compris ce verset; mais dans la géographie hébraïque, îaphet désigne les races scythiques qui parlent l'idiome sanscrit. Sem désigne les nations arabiques-chaldéennes; et la prophétie eut son accomplissement lorsque les Mèdes ^ race deJaphet, eurent envahi iW^ii^^, c'est-à-dire, rAa6itation guerrière des Assyriens, race de Sem. Cet événement avait eu lieu 100 ans avant Helqiah, au temps de Sardanapaleet d'Arbak; mais l'invasion des Scythes , qui , en 625 , s'emparèrent de tous les pays sémitiques, nous paraît être l'application la plus directe et l'objet le plus immédiat de l'oracle : cet article semble nous révéler positivement le secret du rédacteur Helqiah.

Enfin Kanaan , c'est-à-dire les peuples phéniciens, se trouvaient alors exactement les esclaves et les tributaires des peuples sémitiques et iaphétiques , puisqu'ils payaient le tribut aux Assyriens et aux Scythes. Aucune explication n'avaitjusqu'à ce jour rempli toutes les conditions de celle-ci. En cette circonstance, nous avons un exemple remarquable de Tobservation critique de M. John Bentley, qui, à

I Les interprètes traduisent oe mot au passé , mais il n'en porte pas plos le signe dans IHiébreo que ies autres traduiti ao làtur. En généial ils font arbitrairement I^écbange de ces deoxtempa-

* Genèse , chap. ix.

3 C'est un Jea de mots, car laphet signifie dilaté, vaste, comme le oontlnait des races scythlques ; ifam, te pays chaud, Mûé.

musa.

l'occasion de prophéties semblables insérées dans les livres indiens , soit Pourcmas , soit Shastras , nous avertit « que de l'aveu des phts savants et des i^pbis honnêtes brahmes^j les écrivains indous a ( et en général lesécrivains asiatiques ), à raison de « la corruption des mœurs du siècle, ont dès long- « temps imaginé de se servir du respect porté aux « anciens personnages , et de la croyance établie « qu'ils avaient le don de prévoir l'avenir , pour leur « attribuer tantôt des leçons de morale, tantôt des « avis et prédictions de choses futures que l'on « voyait ensuite arriver. » Or, comme les Indous modernes sont en tout point une image vivante de l'esprit et du caractère, des usages et du régime politique de l'ancienne Asie , qu'ils ont surtout une grande ressemblance avec les Égyptiens, les Chaldéens et les Hébreux*; l'on conçoit que le grand prêtre a pu imiter une pratique commune à tout l'ancien monde, surtout lorsque personne ne pouvait le convaincre de supposition.

Une troisième énigme plus obscure, plus compliquée que les précédentes, se résout encore trèsbien par la rédaction du Pentateuque à la date de l'an 621 avant J. G.; c'est l'oracle rendu par le prophète Balaam , que le roi des Moabites appela pour maudire l'armée des Hébreux ^ : ce morceau est d'autant plus bizarre , que l'on veut expliquer les mystères les plus sacrés par les prédictions d'un devin païen que Moïse fit tuer (voy. Josué, chapit. XIII, vers. 22, et Numerl, chapit. xxxi, vers. 8). Laissons à part son dialogue avec son ânesse , qui est raconté sérieusement , comme une chose crue par la cour du roi Moab et par les Hébreux. Balaata , après bien des difficultés , et après des cérémonies de divination, curieuses pour le temps, au lieu de maudire les Hébreux, prononce sur eux des bénédictions.

Or les dernières de ces bénédictions composent les versets suivants 4 : « Que les tentes d'Israël sont

> Asiatie Resêorchei, tome Vm, p. 203.

* Mégasthènes fait une remarque expresse de cette ressem» blance entre les Indiens et les Juifs pour les opinions théo> logiques. Eusèbe nous dit ( Prmpar. evang. Ub. IX, cap. 6 ) :

Megasthenis clariisimus hic locus est lihro suo de IndicU

tertio : « Quidquid ab antiqui» de naturd dietum est, eormn « etiam qui extra Gneciam phUoaophantur, uthrachtnanwn « apud Indot, et Judaorum in Sgrid , eermone celebratur. • Un passage de Josèphe , dans son livre I*' contre Applon , est encore remarquable, S S2 : « Cléarque, dlsdple d'Aristote, « en son livre du Sommeil , parlant û'Hgperoehides, philoeo- « phe juif, observe que les Juifs Urent leur origine des In> « diens. Chez les Indiens , dit-41 , les phUosophes se nomment « Kaiani, et chez les Syriens , Judœi, à raison du nom de la « contrée qu'ils habitent. »

3 Le livre des Nombres, chap. xxn, dit que Balaam vint du pays des Ammonites. Le livre du Deutéronome dit, chap. xxui, vers. 4, quMI vbit de la Mésopotamie ( Aramnahrim }.

4 Numeri, chap. TUf^ vers. 6 à 7 et 17 à ao.

RECHERCHES NOUVELLES

n belles ! Son roi remportera (ou prédominera ) sur « Agag ; et son royaume s*élèvera ( de plus en plus ).

« Une étoile sortira de Jacob, un sceptre s'élè- « Tera d'Israël; il démolira les pierres angulaires ' « de Moab; il détruira tous les enfants de Seth. « Lldumée sera possédée par lui. — Le mont Séir « sera possédé par ses ennemis , et Israël montrera « sa force. »

Jusqu'ici le style oraeulaire est Intelligible et présente des faits liés entre eux. Le premier roi d'Israël vainquit Agag, roi des Amalékites, et la royauté naissante des Hébreux fut affermie.... David succéda, et se montra comme une étoUe fortunée; il écrasa dans une bataille toute la nation moabite, dont il fit tuer, après Faction, tous les chefs , qui sont les pierres angulaires , les soutiens d'une nation, et tous les mâles qui pouvaient porter les armes : il fut le premier qui subjugua Séir (Fldumée); jamais les Hébreux ne furent plus forts. Le verset qui suit se comprend encore.

« Amaleq est le commencement (c'est-à-dire le « plus ancien, ou le dief des peuples); sa fin sera « la perte, » David réduisit aussi ce peuple aux abois : ici nous entrons dans l'obscurité.

« Pour toi! A peuple qinéen, ton habitation « (montueuse) est tr^forte; tu as placé ton nid « sur un rocher (destiné) à te brûler du soleil, 6 «t Qinéen 1 jusqu'à ce que FAssyrien (Assur) t'em- « mène captif Malheur à qui verra ces choses ? des « vaisseaux viendront de Ketim; ils dévasteront « FAssyrien , ils dévasteront l'Hébreu , et lui aussi « sera détruit *. »

Le petit peuple qinéen , ou la tribu de Qtn, était parent des Juifs, comme étant issu d'une famille madianite, alliée de Moïse. Ce peuple vivait troglodyte dans des rochers arides au sud-est de la mer Morte, dans le district des Amalékites ^ : on ignore le temps où il fut conquis; mais puisque ce fut par les Assyriens, ce dut être par Sennaeherib ou par Téglatphalasar , qui enleva les tribus d'Israël fixées à Fest du Jourdain et contiguës au pays d* Amaleq et de Qîn.

Quant aux vaisseaux venant de Ketim, la Yulgate traduit, venant de V Italie; par conséquent elle désigne les Romains : ceci supposerait une interpolation postérieure au règne d'Antiochus le Grande. Il faudrait alors supposer que la grande synagogue

' VoOà CDOore une phrase de Jérémie.

» Dans la Polyglotte de Walton, |>as une des sept tradae- Uoos grecque, syriaque, arabe, vulgate, ehaldalque, etc. ne ressemble à Tautre ; ce qui démontre rinoertttude des auteurs : nous avons suivi te sens le plus Uttéral et le plus plausiUe.

^ Samuel , liv. I , chap. xv, vers. a.

4 Environ 180 ans avant J. C

a eu le crédit et l'autorité d'introduire ce verset dans la version grecque faite sous Ptolomée, environ 380 ans avant notre ère, et dans le texte samaritain : cela n'est pas absolument impossible, mais cela est très-difficile 8 concevoir.

D'autres versions veulent que Ketim désigne la Macédoine , et ils s'appuient du Hvredes Machabées, qui dit qu'Alexandre vint de KeUm : ce serait donc lui qui aurait dévasté ou assise FAssyrien et l'Hébreu; cela lui conviendrait assez, à raison de l'addition, ei hd aussi périra. Alors ce passage aurait été interpolé peu après ce prince, et il serait naturel de le trouver dans le texte grec; mais comment s'est-il introduit dans le samaritain?

Une troisième explication nous paraît plus convenable de toutes manières. L'historien Josèphe, qui en général a eu des idées saines sur l'ancienne géographie des Hébreux, c'est-à-dire sur le chapitre X de la Genèse, observe que le nom pluriel Ketim, doit s'entendre des insulaires de Chypre, ainsi nommés du peuple de KiUum, antique capitale de cette tie : voilà pourquoi dans la Genèse on trouve les Ketim à côté des Rodanim * ou Bhodiens, n paraît que les Juifs, aussi ignorants en géographie que les Druzes, étendirent par la suite ce nom aux côtes de la Cilicie * et en général aux grandes Ues ou pays ^ de Fouest : l'auteur tardif des Machabées en serait une preuve, sans devenir une autorité contre Josèphe. Or, en prenant les Ke- Um de Balaam pour les peuples ou pays de Chypre, le règne de Josiah nous fournit un fait analogue et convenable. Hérodote 4 rapporte que le roi égyptien Nekos (qui régna en 616), « ayant tourné « toutes ses pensées du côté des expéditions militai- « res, fit construire une flotte de trirèmes sur la « Méditerranée ^ et que cette flotte lui servit dans « Foccasion ; » et aussitôt il parle de la bataille de Magdol , où périt Josiah.

D'autre part, nous apprenons par Berose et par Jérémie, que cet armement fut destiné à agir contre la Syrie, soumise aux Assyriens de Babylone; en sorte que, tandis que Nekos conduisit par terre une armée qui battit les Juifs et Josiah, sa flotte conduisit par mer une autre armée qui dut le seconder sur l*Euphrate. Cette flotte dut nécessairement prendre un appui en Chypre, et put agir de concert avec les Kitiens; alors ces vaisseaux seront réelle-

> Le texte bëbren porte Dodamm, par oonfosioa de rt avee le D , qui en liébreu lui ressemble ; mais le samaritain, qui n^est pas susceptible de cette confusion , porte ilerfimti , et c*est la vraie leçon.

^ Voyez Isale, chap. xxni.

3 Enhébicu,toutpaysandeHidelamcrs^^ffelleilr.-i^. La même chose a lieu en sanscrit.

4 Hérodote, Uy. 11,8 1&9*

SDH L^HBTomE ANOENîtË.

ment Tenus de Keiim, ils auront tourmenté l'Assyrien et i'ilébreu. Ce dernier , dans cette même guerre, reçut le terrible échee de Magdolwn, où périt Josiab, échec qui fut suivi de la prise de Jérusalem : or, comme Pîekos finit par être battu et tbassé en ranB04, Toracle, bd-mémeuusH périra, se trouve accompli. Il y a l'objection que cet événement est postérieur de 17 ans à la publication du Pentateuque ; mais Helqiah pouvait vivre * encore ; et comme il resta mattre de son manuscrit , toujours unique, il put y faire lui*>méme cette addition *. les mots, malheur à qui vivra alors, conviennent singulièrement à la douleur que durent lui laisser la mort de son pupille Josiah et la prise de Jérusalem. Cette solution, qui sauve l'interpolation trop tardive du temps des Romains et même d'Alexandra, a aussi le mérite d'expliquer l'existence du Pentateuque samaritain , plus naturellement que ne le fait l'hypothèse qui rend Ezdras auteur du Pentateuque : en effet, si Ezdras eût composé ou publié ce livre * , c'eût été en lettres cbaldaîques , qid smi notre hébreu acUtel, dont l'usage prévalut chez les Juifs à leur retour de Babylone ; et alors on ne conçoit pas comment une secte scfaismatique, usant daraneien et véritable caractère hébreu, mal à propos DomiDé MttmarUain, aurait accepté un tel livre, et l'aurait transcrit, à l'exclusion de tous les autres, qu'elle rejette; au lieu qu'à l'époque de Helqiah, tous les Jui£i usaient encore de leur écriture natkmale, qu'ils tenaient des Phéniciens, et avee laquelle furent composés tous leurs livres, depuis Moïse Jusqu'à Jérémie. Ce ne fut qu'au retour de Babylooe, que les émigrés , nourris dans les sciences et dans les lettres chaldéennes , voulurent avoir les livres nationaux transcrits dans le cai^actère auquel ils étaient habitués. Comme ils étaient la haute classe de la nation, leur système acquit l'ascendant ; mais ce ne dut pas être subitement, et il resta un autre parti, conservateur du système ancien, qui traitant celui-ci à'innovaition , continua d'écrire la loi avec les caractères dits samariMns; de là s'est formée cette double branche de manuscrits perpétuée jusqu'à nos jours : et parce que les Juifs du pays de Samarie , dès longtemps séparés de ceux de Jérusalem, n'ont en aucun temps voulu se plier à leur autorité ecclésiastique , ni admettre leur genre d'écriture, le parti novateur des chaldaTsants finit par confondre avec eux la branche ou secte réellement orthodoxe des hébraîsants, qui ont continué d'écrire comme les Samaritains. Par la suite, sous

' SOppOMZ <III*CI1 6S8, pmnlèfB 81lAé6 d6 JOfllftlIy HCnflnl eut

40 ans; H eo aara ea 74 en 004.

• Soos le règne d*Artaxeitè8,venran 451 avant J.C.

le régime des Asmonéens, tïnsânhédrito sfUpréme et despotique s'étant formé, son autorité, semblable à celle des conciles , introduisit des changements qui composent les différences actuelles du texte hébreu avec le samaritain et même avee la version grecque.

Que si le verset de Balaam relatif aux vaisseaux de Ketim, désigne la venue d'Alexandre, il fiiudra attribuer cette inter)[K>lation au grand sahhédrin ; et alors il faudra admettre qu'il a eu le crédit d'engager ou de contraindre les manuscrits grecs et samaritains à l'admettre ; ce qui n'est pas impossible , mais ce qui néanmoins est peu naturel. Il est d'ailleurs singulier et remarquable que, par un devoir traditionnel , les copistes ne manquent jamais de laisser à certains endroits des manuscrits hébreux , des places vides ou blanches.... comme si elles eussent primitivement été destinées à reeevoir des interpolations du genre de la prophétie qat le grand prêtre laddus montra à Alexandre. Au demeurant , lorsque l'on examine tous les détails de l'anecdote de Balaam, on est porté à croire qu'elle est un épisode tiré , quant aux faits , d'un livre tel que celui des Guerres du Seigneur, écrit par Moïse ou de ton temps; et quant aux prédictions, qu'elles ont été composées par le rédacteur même ; car qui a tenu le i^ocès-verbal des jongleries de Balaam < ?

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