CHAPITRE m
Configuration générale.
Pour bien oonoeroir la construction générale de ce vaste pays, il tant prendre une connaissance plus détaillée de la chaîne des montagnes qui en est le trait dominant Cette chaîne part du Canada inférieur et de l'embouchure du Sainl-Lanrent sur sa rive méridionale, où ses caps sont appelés par les marins monts de Ifoire-Dame et de laMa* deMne : en remontant le fleuve, èDe s'en écarte peu à peu, et s^iarant les eaox de son basam vers nord-ouest, d'avec les eaux du NouneoMrBfunswiekp de Nova^Scotia et du district de Maine * vers sod-est, elle trace de ce côté la frontière des États-Unis, jusqu'au Mew-Hampshire : là elle pénètre par une ligne presque sud dans l'intérieur du VerfflODt, sons le nom de Green-mountains , divisant le bassin de la rivière Counecticut d'avec cdui des lacs Champiain et Georges ; et aprèsavoir jeté de œ oMé des rameaux qui repoussent à l'ouest et au nord-ouest les sources de lHudson, elle vient traverser œ fleuve à West-point, par UD chaînon tiès-scabreux, qui a mérité le nom de /fi^Alands. ( terres hautes ) : id l'on peut dire que la chaîne subit une double interruption, soit parce qu'elle est ooopée par des eaux, soit parce qu'ayant jusque-là été de granit, son prolongement ultérieur va être de grès. La tète de ce prolongeaient remonte plus haut sur la rive ouest dellludson, an groope de CatsIdU, et dans une masse de montagnes qui donnent les sources de la Ddaware. De œ local part un faisceau de sillons montueux qui, après s*étre faicorporé la chafaie précédente, s'avance du nord-est au sud-ouest, à travers les États de New-York , de Pensylvanie, de Maryland et de Virginie, s'écartant de la mer à mesure qu'il marche au midi : par un cas singulier en géographie, plusieurs de ces sillons coupait à l'angle droit le cours des plus grands fleuves de ces États sur la côte atlantique, et ils ne leur laissent de passage que par des brèches, qui attestent que la violence seule d^ eaux a pu rooqire l'obetade de leur digne : arrivés à la frontièro de la Virginie et de la Caroline-nord , ces sillons, jusqu'alors paraDèles, se réunissent en un noeud que j'appelle l'are de rAlkghany, parce quece chsJnon prindpaly enveloppe par une courbe tous ses collatéraux de l'est : un peu ^«s loin au sud » encore dans la Caroline-noid» un second nœud
> MîniM n'est encore qu'un diatrlet de Massachnsels; mais U ne peut larder d'être constitué en État.
réunit à l'Alleghany tous ses collatéraux de Touest >, et forme un pomt cufanmant de têtes de fleuves , d'où partent , vers le nord, le grand Kanhawa; vers l'ouest, le Holsiein, branche nord de la Tennessee; et vers l'est, les rivières Pédee et Santee, et toutes les autres des deux Garolines. De ce nœud part encore vers l'ouest une branche de montagnes qui, par une première biflircation au nordouest, fiHumitles nombreux rameaux de Kentucky, et par une seconde, droit à l'ouest, s'avance sous le nom de montagnes Cumberland, à travers l'État de Tennessee, où elle divise nord et sud, le bassin des rivières Ciftnderland et Tennessee, jusqu'à leur embouchure dans l'Ohio, tandis que la chaîne propre à'Alleghany, restée presque seule , continue sa route au sud-ouest, et achève de limiter les deux Carolines et la Géorgie , où elle reçoit les noms divers de montagne du Chêne-blanc ' , du Grand-fer, de montagne Chaitve, et même de montagne Bleue. Parvenue à l'angle de la Géorgie, die change de direction et encoro de noms , et sous ceux d*Àpalaches et de Cherokees, se portant droit à l'ouest jusqu'au Mississipi, die devient la ligne de partage entre le bassin de la Tennessee au nord, et les nombreuses rivières qui versent au sud dans le golfe du Mexique , par les Florides. La longue continuité de cette chaîne l'avait fkit appderpar les sauvages du nord montagne san^^Sn : les Espagnols et les Français, qui la connurent d'abord par la Floride, appliquèrent à toute son étendue le wxn^Âpalache, qui était cdui d'une tribu sauvage conservé encpre dans une rivière considérable du pays ' ; mais les géographes anglais et anglo-américains, qui l'ont connue par le nord, l'ont constamment désignée sous cdui d'AlUghany, que je crois être sa dénomination sauvage, traduite dans le mot Endless, ou sans fin , par le géographe Évans, qui semble mettre ces deux mots en comparaison synonyme. Quoique moins sonore qii' Apalache , le nom à^Alleghany a obtenu dans l'usage une préférence que je ne lui disputerai pomt ; mais , pour plus de darté, j'appellerai Apalache le rameau qui, comme je l'ai dit, se détourne à l'angle de la Géorgie, et qui, moins devé et moins rapide, se divise en une foule de monticules et de sillons dont est couvert le pays jusqu'au Mississipi : là ils se terminent brusquement en escarpements scabreux, appelés Cl\ffs, régnant depuis le coteau de Natchet jusque vers l'embouchure de l'Ohio : ils ne traversent point le Mississipi , dont l'autre rive, basse et plate , est un marécage de 20 lieues de largeur moyenne, depuis son embouchure jusqu'à celle d'Oliio, distante de 7 degrés (140 lieues); là finit la forêt continentale, et commencent les immenses steppes ou savanes qui se prolongent vers l'ouest, jusqu'aux montagnes nord du Mexique et aux Stony-mountainSi que j'appellerai dans le cours de cet ouvrage chaîne ClUpéwane, du nom générique de la race des sauvages qui l'habitent
Il résulte de cette diqiosition de terrain que je viens de décrire une sorte de partage physique des États-Unis en trois
* Les sillons du Kentncfcy.
* fFhite-oak, GreaUron, BaUmountotn^ Blue-mountain.
3 ApaUeU-cola, mot double dans taqud eoia sigoUie rîvièrt chez les sauvages Crteks.
TABLEAU DU CLIMAT ET DU SOL
longues contrées parallèles, prises dans le sens de la c6te, c*est-à-dire du nord-est an sud-ouest, saToir :
Une première contrée orientale située entre TOcéan et les montagnes ( vulgairement côte Atlantique ).
Une deuxième contrée occidentale située entre le Mississipi et les montagnes (pays d'Ouest ou Back-Country ).
Une troisième enfin, celle de ces montagnes elles-mèmes, qui est intermédiaire aux deux autres : et parce que chacune de ces contrées a des caractères particuliers de climat, de sol, de configuration et de structure intérieure, il me parait convenable d'entrer dans quelques détails relatifs à chacune.
SI
Côte Atlantique.
La côte Atlantique , ainsi nonunée de l'Océan qui la baigne, et où elle verse toutes ses eaux , s*étend depuis le Canada jusqu'à la Floride , sur une largeur croissante du nord au sud, qui varie depuis 20 jusqu'à 70 lieues. Elle est le siège originel et principal des États de TUnion, qui y sont rangés dans l'ordre suivant :
Géorgie, Caroline- sud, Caroline -nord, Virginie, Maryland, Delaware, Pensylvanie, Neu>-Jersey , New- York, Connecticut, Rhode-Island , Massachusets, New- Hampskire, Vermont îX Maine,
Dans toute sa longueur, le pays est d'un niveau peu élevé, plus plat dans les États du sud jusqu'au Maryland, même jusqu'en New-Jersey : plus inégal et presque montueux dans les États du nord, surtout en Connecticut, Massachusets et Rhode-Island. L'on peut considérer Long- Island {ile longue) comme un point de partage assez précis entre ces deux caractères de terrain : car de celte île allant au nord jusqu'à la rivière Sainte-Croix ', et même jusqu'à l'embouchure du SainMjaurent, le rivage est élevé, rocailleux, parsemé de récifs qui tiennent au noyau du continent adjacent : au contraire, allant de Long-Island vers le sud, la côte est continnellement une plage basse presque à fleur d'eau et de pur sable : œ sable, qui s'annonce pour un délaissement de la mer, se retrouve fort avant dans les terres. Il y sert de lit à la forêt de pins, sapins, et autres résineux dont j'ai parlé : à l'approche des montagnes, il se mêle avec une portion d'argile on de gravier que les eaux ont amenée des hauteurs voisines : il en résulte un terrain jaunâtre, maigre et meuble, qui domine dans la lisière moyenne des États du Sud, dans le Maryland, la Pensylvanie, et le haut New-Jersey, à tel point que Ton peut considérer ces trois derniers États oonmie de grandes alluvions des fleuves Potômac, Susquehannah, Delaware et Hudson. Plus au nord, spécialement en Connecticut, Rhode-Island et Massadiusets, le pays est sillonné de monticules et de chaînons qui rendent ftpre et raboteuse toute la Nouvelle-Angleterre proprement dite : l'on serait même tenté de croire cette contrée un prolongement de la lisière montueuse, si la nature granitique de ses pierres et la confusion de ses sillons ne la distinguaient des Alleghanys, essentiellement formés de grès,
■ Frontière des États-Unis vers les possessions amUaises du Canada.
et qui concourent sur une ligne plus intérieufe et {Ais occidentale.
Pays d'Ouest, ou bassin de Missbsipi.
La seconde contrée , qui est située à l'est des Alleghanys» mérite le nom de Bassin de Mississipi , en ce que la presque totalité des rivières qui l'arrosent, versent médiatemeat ou immédiatement dans ce fleuve. Ce bassin a pour limites, à l'est, les Alleghanys; à l'ouest, le Mississipi ; au nord, les lacs Michigan, Érié et Ontario; an sud enfin k» Florides : l'on remarquera que vers le sud , dans la Géorgie occidentale, la majeure partie des eaux se rend ao golfe du Mexique , et semble former une contrée distincte; mais le peu d'étendue qu'auraitcetteoontrée, relativement aux autres, et l'analogie de son climat, de ses productions, mène de ses relations ftitures, m'engagent à comprendre dans le pays d'Ouest ou de Mississipi, tout ce qui est situé ao couchant de la rivière Apalache, que je regarde comme la limite naturelle de la côte Atiantique , dans riotériair et vers sud-ouest
Les États contenus dans le bassin de Mississipi sont, la Géorgie occidentale, le Tennessee, le Kenlvchif, le grand district Nord-d'Ohio, appelé NorthiDest-territani, et quelques portions occidentales des États de Virginie, de Pensylvanie et de New-York. Les habitants de b côte Atlantique donnent à toute cette partie le nom de Back- Country {pays de derrière), mdiquant par là leur altitude morale, constamment tournée Ters l'Europe, berceau et foyer de leurs intérêts et de leurs pensées. Par m cas smgulier et cependant naturel , à peine en^-je traversé les Alleghanys, que j'entendis les riverains du grand Kanhawa ' et de VOhio, appeler aussi la côte Atlantique Back-Country {pays de derrière); oe qui prouve que déjà leur situation géographique a donné à leurs regards et à leurs intérêts une direction nouvelle , conforme à ceik des eaux qui leur servent de routes et de portes vers le golfe mexicahi, foyer principal de l'ambition spéculative de tous les Américains.
Si l'on examine avec plus de détafl cette grande contrée , l'on trouvera que la nature du sol et certaines limiu^ naturelles de fleuves et de montagnes y forment oue subdivision de 3 grands districts bien distincls.
Le premier est le pays situé au sud de la rivière Tennessee et du chaînon de l'Apalache qui l'enveloppe, d'oa les rivières se versent au golfe du Mexique et ao bas dn Mississipi. Dans sa partie maritime, qui est la Floride, le sol est absolument plat, sablonneux et stâile au bord de la mer; marécageux, formant des prairies naturelles, quand on avance dans les terres , et alors gras et fécond principalement sur les banquettes des fleuves, oii le riz et le mais croissent de la plus grande taille. A pefaie trouveraitoo une pierre de 2 ou 3 livres à la distance de 12 à 15 lieœs du rivage. A mesure que l'on remonte vers Tintérieur, le pays dewent plus collineux, le sol plus rocailleux, et aussi moins fertile, comme l'attestent les arbres de sa forêt, l'ilex, k pin , le sapin , les diênes rouge et noir, le magnolia, les ce-
> Rivière Considérable de U Virginie oeddentaleqniverK dans rOhio.
DES ÉTATS-UNIS
dres rouge et blanc , le qrprès, et une foule dVbustes indigèDes des pays chauds. Un voyageur botaniste anglais' eo a fait un vrai paradis terrestre; mais en renvoyant ses descriptions poétiques aux romans sentimentaux, ce sera traiter raisonnablement ce pays, que de le comparer au Portugal ou à la côte de Barbarie, et assurément ce lot est beau.
Le second district a pour limites, au sud, la rivière de Tennessee; au nord, celle d*Ohio ; à Test, les Allegtianys ; et à Touest, le Mississipi. Il comprend TÉtat de Kentucky et celui de Tennessee, que j*ai vu se constituer en 1796. tout cet espace est prodigieusement brisé de monticules et de sillons rapides, et cependant la plupart boisés. Il est surtout traversé de Test à Touest par le chaînon dit àumher^ land, qui a jusqu*à 30 milles de largeur, et qui court entre, la rivière du même nom et celle de Tennessee. Dans les vallons et dans œ qu'il y a de plaines, le sol est généralement d'une qualité excellente , étant une espèce de terreau noir, gras, meuble, et profond depuis 3 jusqu'à 15 pieds, par conséquent d'une extrême fertilité. Les arbres forestiers qu'il produit, bien supérieurs par leur diamètre et leur grandeur aux arbres effilés et maigres de la côte Atlantique, sont, les chênes rouge, noir, blanc, les noyers hickorys, de 4 ou 5 ef^>èoe8, les peupliers-tulipiers, les vignes sauvages, grimpant à 20 et 30 pieds, les frênes, les érables à sucre, les acacias, les sycomores, marronniers d'iDde, arbres à gomme, pins, cèdres, sumacs, pruniers sauvages, pruniers-persimons, et cerisiers sauvages, dont quelques-uns ont jusqu'à un mètre 2 tiers de diamètre.
Cette nature meuble et perméable du terrain y occasioDne aux ruisseaux et aux rivières une particularité que j'ai vue en quelques lieux de la Syrie, même de la France , mais nulle part dans une proportion aussi étendue; car, dans tout le Kentucky et le Tennessee, l'on ne cesse de rencontrer des entonnoirs du diamètre depuis 50 jusqu'à ôoo pas sur une profondeur de 15 à ôO , ayant dans leur food un ou plusieurs trous ou crevasses dans lesquels s'engouffrent , non-seulement les eaux pluviales voisines , mais encore des ruisseaux et des rivières déjà considérables. Us disparaissent tout à coup au sein des broussailles, devant le voyageur stupéfait, et achèvent leur cours dans des lits souterrains. En général , les ruisseaux et les rivières , dans leur cours visible, y déchirent et y creusent la terre perpendiculairement jusqu'à un lit de pierres calcaires qui lui sert de noyau , ou plutôt de plancher presque horizontal. De ce mécanisme il résulte,
1» Que presque tous les ruisseaux et rivières du Kentucky et du Tennessee sont encaissés comme dans des fossés, entre deux rives à pic, hautes depuis 50 pieds, comme celle de l'Ohio, jusqu'à 400 pieds, comme l'écore de la rivière Kentucky à Dixon's-point ;
2® Que le pays se trouve raboteux et sillonné de ravines profondes; d'ailleurs traversé des chaînons latéraux des Alleghanys, aussi brusques dans leur pente qu'ils sont étroits sur leurs sommets '.
> Bartfun.
' C'est néanmoins sur ces sommets que les sauvages , imités en cela par les Américains, avaient établi leurs sentiers ou roules : Texemple le plus pittoresque que J*en aie troc^vé,
3<* Qoe le terram ne pouvant être arrosé par irrigation, les habitants du Kentucky et un peu ceux du Tennessee se plaignent déjà d'une aridité qui s'accroît à mesure que le pays se déboise, et qui dissipe , d'une manière fikcbeuse, les illusions des spéculateurs de terre et les promesses des voyagavs romanciers.
Je dois citer ici un lait physique singulier, bien constaté en Kentucky, savoir, qoe beaucoup de sources y sont devenues plus abondantes depuis que les bois des environs ont été coupés ; j'ai discuté sur les lieux avec des témoins dignes de foi, les causes de ce phénomène : il nous a paru que Jadis les feuilles de la forêt accumulées sur la terre, y formaient un lit épais et compacte, comme on le voit encore là où cette forêt subsiste , et que ce lit retenant les eaux pluviales à sa surfiioe, leur donnait, surtout en été, le temps de s'évaporer avant qu'elles pussent pénétrer dans l'intérieur : aujourd'hui que ce lit de feuilles n'existe plus, et que le sein de la terre est ouvert par la culture, les pluies qui ont la faculté de l'imbiber y établissent des réservoirs plus durables et plus abondants, mais ce cas particulier ne détruit point la doctrine plus générale et plus importante que la coupe des forêts, particulièrement sur les hauteurs, diminue généralement la masse des pluies et des fontaines qui en résultent, en empêchant que les nuages ne se fixent et ne se distillent sur les forêts : le Kentucky lui-même en offre la preuve, ainsi que tous les autres États de l'Amérique, puisque l'on y cite déjà une multitude de ruisseaux qui ne tarissaient pas il y a 15 ans , et qui maintenant manquent d'eau chaque été. D'autres ont totalement disparu; et plusieurs moulins, dans le New-Jersey, ont été abandonnés par cette cause '.
Un autre phénomène remarqué en Amérique, trouve peut-être son explication dans le fiiit que je viens de citer. L'on ne traverse point de forêt dans ce continent sans rencontrer des arbres renversés ; et l'on observe que la racine n'est qu'un chevelu superficiel, en forme de champignon, à peine de 18 pouces de profondeur pour des arbres de 70 pieds. Si ces racines ne pivotent pomt, n'est-ce pas afin de profiter de l'humidité superficielle qui les couvre et du terreau gras résultant des feuilles pourries, dans lequel elles trouvent une substance bien préférable aux couches de l'intérieur restées sèches , et par suite, plus dures à pénétrer .' et maintenant, que par le laps des siècles ces végétaux ont contracté cette habitude, il (audra des siècles pour la changer.
Le troisième district a pour limites, au sud, le cours de l'Ohio; au nord, les lacs du Saint-Laurent, et toiqours à l'est et à l'ouest, l'Alleghany et le Mississipi. Cet espace, appelé par les Américains North-west-territory , ne compte encore aucun État constitué, faute de population suffisante * : sa surface est presque plane ou commodément ondulée : à
est la route tracée sur la eréu du Gauley ( Gaoley-ridge ) dans les montagnes du Kanhawa; cette crête n*a pas 16 pieds de large en plusieurs endroits de sa longueur, qui est de plus d'un quart de lieue; et Ton a à droite et à gauche une pente rapide de plus de S à 700 pas de profondeur.
■ Il faut aussi remarquer que Jadis les lits encombrés d'arbres renversés, et de roseaux , gardaient mieux les eaux , et qu*ai^ourd*hui nettoyés, Us les laissent écouler trop vite.
> n faut eo,ooo Ames.
peine y dtenit-oa une montapieoii imsillon de loo toises d'élératioD, et dans toat sod ouest, depuis la rivière TToba$h jusqu'au Mississipi , oe ne sont que Tastes et plates prairies. Néanmoins c'est d'un tel local que coulent en sens opposés une foule de rivières considérables qui, les unes Tont au golfe du Mexique par le Mississipi, les autres à la mer du Nord par le Saint-Laurent, et d'autres encore à r Atlantique par le Mohawk , l'Uudson et la Susquebannab : d'où fl résulte que les monts Alleghanys, de qui ces derniers fleuves tirent leurs sources, ne sont en quelque sorte que la rampe de ce plateau qui les égale presque en niveau. Sur ce vaste espace les pentes opposées sont si douces, que les rivières, hésitant dans leurs cours, s'y égarent en sinuosités et en marécages; et que dans les crues de l'hiver il y a Jonction d'eaux navigables en canot, entre les sources de laWabash,qui vaàl'Ohio, duMi&mi, qui va au lac Érié, de la rivière Huron, qui tombe à l'entrée decemèmelac, de la ^ande-riviére» qui tombe dans le lac Michigan , et ainsi de (dusieurs autres.
Par contraste avec le Kentucky, les rivières de Northwest-ierritary coulent à fleur de terre, à raison non-seulement de ce niveau plat, mais encore de la qualité argileuse du sol , qui empêche l'eau d'y pénétrer : circonstance heureuse pour le commerce et l'agriculture de cette contrée : aussi l'opinion commence-t-eUe à préférer ce pays au Kentucky; je présume qu'un jour il sera la Flandre des États-Unis pour le blé et les pAturages : j'ai vu , en 1798 , au bord du grand Sioio, un champ de maïs, à la vérité en première année de culture, où cette plante avait généralement 4 mètres de hauteur, et des épis en proportion : à cette même époque , à l'exception de quelques habitotions éparses, ce n'était au-dessus du Moskîngom qu'un désert de forêts, de marais, et de fièvres : J'ai traversé 40 lieues Je cette forêt depuis LouisviUe, près des rapides de l'Ohio, jusqu'au poste Vincennes sur la Wabash, sans rencontrer une cabane, et, ce qui m'a étonné, sans entendre le diant d'un oiseau ( quoiqu'en Juillet ). EUe finit un peu avantia Wabash; etdelàau MIssissipi, pendant 80 milles, Ton ne trouve que les prairies , dont j'ai déjà parlé comme de steppes tartares ; et là réellement commence une Tartarie américaine, qui a tous les caractères de la Tartarie asiatique; d'abord chaude dans sa partie méridionale, die devient de plus en plus froide et stérile vers le nord : dès le 48* de latitude, elle est glacée dix mois de l'année, dépourvue de haute bois, noyée de marécages, traversée de fleuves qui, dans un espace de 1000 lieues, n'ont pas 15 lieues d'interruptions ou de portages : elle of&e à tous ces titres les caractères de la Tartarie ; il ne manquait que d'en voir les indigènes devenir cavaliers; et cette circonstance vient d'avoir lieu, depuis 25 à 30 ans, par les vols que les sauvages mhiçaouéoxïNadouessis ', jusqu'alors piétons, ont fait des chevaux espagnols errante dans les savanes du nord du Mexique. Avant 50 ans ces nouveaux Tartares pourront devenir des voisins incommodes à la frontière des Étots-Unîs : et le système edonial des bords du Missouri
' Ces Nihiçaoué forment 10 a is tribus établies entre le lae du Cèdre et le Missouri, d'où Us paraissent venir originaireneot
TABLEAU DU CLIMAT ET DU SOL
et du MissiBdpl éprouvera des difficultés qnen'oiitpM s» nues les pays de rmtérieur de la eonttdéiatlon.
Contrée desi
La troisième grande lisière parallèle est cette liçie de terrain montueux , dont j'ai d<^à parlé, laqudle s'étende l'embouchure du Saint-Laurent aux confins de la Géoigie, partage les eaux de l'est et de l'ouest , et forme comme ose haute terrasse ou rempart entre les deux contrées AttoMtique et Mississipi, On peut estimer à envmm 400 ficoei la longueur de cette bande , sur une largeur très-varisbk, mais assez généralement de 30 à 50 lieues.
Cette contrée, quoique très-étroite oompantiveoett, exerce néanmoins une grande influence de température nr les deux adjacentes, dont die diffère par te climat, le «1, et même par les productions. Vers te sud, Tair y est pins pur, plus sec, plus élastique, plus sain : vers le nord, et dès le Potomac , les brumes et les pluies y sont plas oonmunes , les animaux plus grands et plus vift ; et les utm forestiers , sans être aussi gros que ceux de l'ouest , le sent plus que ceux de l'est, et surpassent les uns et les aotm en élasticite.
Cette chaîne de montagnes diffère de celles de notre £orope, en ce que plus longue et phis régulière dans ses sillons, que les Alpes et les Pyrénées , elle est cependant Mm moins haute qu'elles. Des mesures prises en divers points avec précision , vont en foumfa- des preuves testradiTeB et satisfaisantes.
En yû-ghiie,1eplc Otter, point dommant de tont le pays» n*a de hauteur que 12t8mètres 2/3 (4000 pieds aoglais}'.
Dans le même canton, M. Jonaflian WffliamsS parti du Ueu où finit la marée, au-dessous de Ricfamond, et msurent sa route jusque sur la première chaine de ^v^ rld^e, atrouvé au col (cap) de iTocM^A, 350 mètres d'élévation ( 1150 pieds anglais). Près delà, un ptedominut lui a donné 554 mètres ( 1822 pieds anglais); plus (oia, après la viDe de Staunton , montant un chaînon de TAlleghany, fl a trouvé 577 mètres ( 1898 pieds anglais);» second chaînon, celui de Calf -posture , lui a domé 683 mètres ( 2247 pieds anglais ) ; enfin un troisième chatuoa, celui qui partage les eaux , et qui n'est coupé par aacaK, mesuré à 6 milles sud-ouest de /tect-^prin^, luiadoiiiié6)3 mètres ( 2706 pieds anglais).
En Maryland , Georges Gnilpin et James Smith oatieré, en 1789, les niveaux suivante :
Sur le fleuve PotAmac, à partir du terme de la marée, c'est-à-dire, des rapides de George - town , jusque Temboucfaure de Savage-river, dans une étendue de 218 miila an^s (environ 73 lieues) , te niveau est de 352 mètres 2/3 ( 1160 pteds angjlais); dans ce compte, les rapides* George-town sont portés pour 11 mètres lA(37piedsaa-
« Voyez les notes de M. Jelfersoû, page ♦9,édWloodj Paris, 1786. Je préviens le lecteur que fai évaloékjW an^ais à raison de 30* mlUfanètres, et que jv DCgttg»" petites fractions. ^ . ^
» Neveu du docteur Franklin , auteur de ptasiean b^ moires de physique, inaérés dmVjH^erie^ ^"Tfùl dans les TYansaetiôni de la iodété philntv^»t^ ^ ''^ 'delphie.
DES ÉTATS-UNIS
gUift ) , et la grande chute de MaHlda pour 13 mètres 1/10 ( 70 pied8aii(^),y compris «es rapides, qui seprolongent 3 milles aa-dessos d'elle.
Depuis rembûudiure de Savage^ver Jusqu'au lieu dit MiMi'Wtlliami , sur le sommet de l'Alle^liany, dans un espace de 8 3/4 milles , le nireau est de 637 mètres 1/a (2097 pieds anglais, total 990 mènes (3167 pieds anglais).
En Mrte que l'Ailegliany , que j'ai moi-même traTersé dans cette partie , et qui m'a paru y être le plus élcTé , n'a pas, au-dessus de l'océan, plus de 812 mètres, ou 405 toises. Blue-ridge, à la brèche de Harper's-ferry , sous rembouchure de la riyière Chenando , m'a paru avoir à peu près la même hauteur qu'à Rock-fish-gap ; ainsi son terme moyen peut être éralué à 350 mètres, c'est-à-dire, moins de In moitié de l'Alleghany ( dans la Virginie).
En PensylYanie, la hauteur de l'Alleghany au-dessus du plat pays, n'est, sdon le docteur Rmk, que de 395 mètres 1/5 ( 1300 pieds anglais); et en effet, les voyageurs remarquent que Ton y arrive par une suite de pentes douces et graduelles, sans beaucoup s'en apercevoir.
Dans l'État de New -York, aux montagnes appelées Catskill , le plus haut pie mesuré en 1 798 par Peter de la Bigarre* t a donné de hauteur 1079 mètres (3549 pieds anglais) an-dessus des eaux de l'Hudson , qui éprouve la marée jusqu'à 10 milles au-dessus d'Albany.
EnVeimontyiepicde KillingUm, mesuré par Soimie/ WUlianu oomme le pfais élevé de toute la chaîne, n'a que 1049 mètres Jji (3454 pieds anghùs )*.
Enfin les montagnes Blanches (White-hills) dans le New-Hampshire, qui sont vues de trente lieues en mer, et que M. Belknap évalue ^ , d'après des voyageurs, à 3040 mètres (10,000 pieds d'élévation), ne sont portées, par M. S. Williams, qui en donne des raisons motivées, qu'à 2361 mètres ( 7800 pieds anglais ).
La chaîne de l'AUq^iany ne doit donc être considérée que oomme un rempart d'une hauteur moyenne de 700 à 800 mètres (enViron 350 à 400 toises), ce qui diffère absolument des grandes chaînes du globe , telles que par
exemple les A^KS, évaluées à. 3000raètrei,
les Pyrénées. 2700
les Andes 5000
le Liban 2905
et l'on conçoit que cette droonslanee doit beaucoup influer sur la météorologie des États-Unis et de tout leur continent, ainsi que je le développerai par la suite.
Les voyngeurseuropéens remarquent tous avec surprise que les montagnes américaines ont dans leur direction plus de régularité, dans leurs sillons plus de oontfaïuité, dans la lignede leurs sommeU {dus d'égalité que les montagnes de notre continent Ce caractère est surtout frappant en
' Transactions of the sodety of New-Tork , pa*l. 2, page
' Voyei Bittofy o/ ^ermont, by Samuel WiOlams, pag. 23, 1 Tol. in-8<>, imprimé à Walpole, New-Hampshire, 1794. L*antear observe qu*à ces latitudes la région de la oon^tion constante est 2462 mètres ( 8066 pieds anglais ) : M. Samuel ff'Uliumu, qoll fkut distinguer de M. JmuUhtm fnuiamê , a été professeur de mathématiques à Cambridge près Boston , et est un eoeiésiastiqoe retiré dans le pays de Yermont
^ HIstovy of New-Hampshfa«, by Belknap, page 49, tome m. Yoyec auMi Samuel miliams, page 23.
Vurginie et en Maryland dans le sillon de Blue-ridge. Ce sillon, que j'ai traversé ou suivi depuis la frontière de Pensylvanie Jusqu'au fleuve James, m'a toujours présenté l'aspect d'une terrasse de 1000 à 1200 pieds d'élévation sur la plaine avec une pente très-roide et un sommet si égal , qu'à pefaie y voit-on des ondulations et quelque hrèehes ou gap, qui servent de passage. La base de cette masse n'excède pas 4 à 6 miUes (2 à 3 lieues). En venant au nord, cette chaîne s'abaisse ainsi que ses parallèles; et parce que quelques biAircations ont causé en Pensylvanie tme confusion de noms qui embarrasse même les géographes, je tenterai d'abord de les édaircir.
En Vffgmie, l'on distingue nettement trois sQIons principaux bien caractérisés , qui sont :
1® Le sfllon Blue-ridge, situé le plus à Test, qui tire ce nom , signifiant chaîne bleue, de son apparence bleuâtre lointaine quand on vient du pays plat maritime : il porte le nom de South-mcuntain, ou montagne du Siicf dans les cartes d'Évans et d'autres géographes, sans que l'on en puisse donner une benne raison. En général , les montagnes des États-Unis, nommées au hasard par les colons de chaque canton, n'ont qu'une nomenclature insignifiante et souvent-bizarre. Quoi qu'il en soit de Bltte-ridge, ce silloU part du grand arc ou nœud de l'Alleghany ; il est même le prolongement le plus direct de celte cliahie en venant du sud : il traverse le fleuve James an-dessous de la jonction de ses deux branches supérieures ; le Potémac au-dessous de la Shenandoa; la Susquehannah au-dessous de HarrisbuFg ; et les voyageurs observent que le lit de cette rivière, jusque-là navigable sur un fond calcaire, devient intraitable à cause des rocs et des grès de Blue^idge. En Pensylvanie , ce sillon , moins continu et moins élevé , prend , selon les cantons, les noms divers de Trent, de Flying, de Holg-hills; mais il n'en est pas moins le même rameau qui traverse le SchooU(ill sous Readmg; la Ddaware audessous de sa branche ouest et de la ville d'Easton, d'où il va se perdre au groupe de Catskill, vers les bords de l'Hudson.
La seconde diatne, appelée North-mountain, montagne du Nord, sans plus de raison que la précédente , part aussi du grand arc de l'Alleghany, et se tenant {Nurallèle, mais occidentale à Blue-ridge, elle traverse les hautes branches du James, 12 à 14 milles au-dessus de leur jonction; le Potômac 24 milles au-dessus de la Shenandoa; mais lorsqu'elle atteint les branches ouest de la rivière grande Conegochigue, elle se divise en plusieurs rameaux, qui jettent de l'incertitude sur sa suite. Quelques géographes veulent voir son prolongement dans le chaînon de TVisearora , quoique divergent, lequel, après avoir traversé la rivière Juniata, va se peràre dans les déserts rocailleux et marécageux du nord-est de la Susquehannah : d'autres suivent North-mountain dans le chaînon de 19^ tating, lequel, phis direct, court parallèlement à Blne-iidge, jusqu'à la Delaware, qu'il passe au-dessus de sa branche ouest et de Kazareth : après quoi il côtoie la rive orientais de ce fleuve, et va se termiMr , avee les sHkms de Blus> ridge, an groupe de Catskill et aux montagnes qui séparent les sources de la Delaware du cours de l'Hudson.
En Pensylvanie, l'on confond assez généralement Blue*
TABLEAU DU CLIMAT ET DU SOL
ridge arec Northmountain , parce que les caractères de Yna et de l'autre étant moins marqués , chaque canton a donné l*épithète de bleue à sa chaîne la plus élevée , et des noms particuliers à chaque rameau différent; mais la continuité géographique de North-mountain par Kittatiny, et de Blue-ridge par les Flying et Holy-kilU, telle que je l'ai tracée , me paraît la mieux établie par la direction générale de ces chahies , par la nature de leurs pierres et par leur concours à former une yallée calcaire qui se prolonge entre elles sans interruption depuis la Ddaware et les territoires d'Easton et de Nazareth» jusqu'aux sources de la Shenandoa, par-delà Staunton'. .
La troisième chaîne principale, VAllegMny proprement dit, est le sillon le plus élevé à l'ouest qui, partageant toutes les eaux, sans être traversé d'aucune, a mérité le nom ^'Endlessovi Sillon sans fin. Celui-là, pris à son extrémité sud, vient de l'angle de la Géorgie et de la Caroline , où il reçoit les noms divers de montagnes du Chêne' blanc, du Grand/er, de montagne Chauve, et même de montagne Bleue *. Là il verse à l'ouest quelques branches de la rivière Tennessee ; à l'est les fleuves des deux Carolines, auxquelles il sert de limite occidentale : arrivé en Virginie, il forme l'arc dont j'ai parlé, en se courbant vers le nord-ouest, et enveloppant les siUons précédents ; puis il reprend sa route nord-nord-est, envoie à l'Ohio les eaux du grand Kanliawa et de la Monongahéla; à l'océan Atlantique, celles des fleuves James, Pot6mac, Susquehannah , etc. : mais vers les sources de la branche ouest de ce dernier , il se divise en rameaux divers , dont les plus considérables se dirigent à l'est, et vont à travers toutes les eaux de la Susquehannah, se terminer au Catskill et aux sources de la Delaware sur l'Hudson ; tandis que d'autres rameaux à l'est enveloppent les sources mêmes de la Susquehannah, et par Tyoga , vont fournir celles des lacs Iroquois ou du Genessee : à moins que l'on ne veuille attribuer ces rameaux à un sillon plus occidental qui, sous les noms de Gauley, de Laurel et de Chesnul^idge, vient aussi se terminer dans cette contrée.
Outre les trois dialnes principales de la Yirgmie que je viens de décrire, il est encore plusieurs sillons intermédiaires, qui souvent les égalent en hauteur, en roideur, en oontmuité : tels sont ceux de Calf-pasture , de Cow-
* Ce n'est pas sans avoir examiné cette question avec soin , que je m*écarte de la projection de M. Arrow-Smith , qui , négligeant totalement le siUon d'Holy-hill et de Flying-hill , détourne au-deasous deHarrisbourg le chaînon de Blue-ridge dans Kittatiny : ce géographe peut avoir eu des notes de voyageurs qui, influencés par Topinlon vulgaire des colons de Pensylvanie, et par le nom de Blue-ridge qu'ils donnent en quelques cantons au Kittatiny, ont adopté ce système. Mais outre que l'autorité d'Êvans , de Fry et de M. Jefferson , m'a para d'un poids supérieur J'ai moi-même vu, en traversant la Susquehannah sur la route d'York à Lancastre, un chai> non situé un mille au-dessus du bac de Colombia , lequel prolonge évidemment Blue-ridge , que l'on voit lon^^emps à l'ouest de cette route plus ou mohis distant Ce chaînon , égal en hauteur sur les deux rives, ne laisse à la rivière qu'un étroit passage, sur un rapide; et tout atteste quil a été forcé oomme le Potâmac sous Harper's-ferry. — 'U continue sa route nord-nontat — Le lit de la rivière est cakaiie an bac de Colombia.
* ffhite-oak, Creat-iron, Bald., Blue^mountain.
posture ' etde/ocAion , que j'ai travenés en mercfiâut de Staunton à Green4niar. C'est dans ces denières idqotagnes que sont situées les eaux thermales de ditersK qualités, célèbres en Yûiginle p<Hir leurs cures, et désignées sous les noms de Warm^spring, source dnade tempérée; Hot-spring, source tr軀hande; Red-spnaÇf source rouge , etc. Warm'Spring, que j'ai vu, est bk source sulfureuse ammoniacale d'environ 30 dsgrésde (Valeur : elle est située au fond d'un profond valka en fa» d'entonnoir, que tout indique avoir été le cnièRd'iB volcan éteint.
A l'ouest de l'Alleghany, vers le bassin d'Ohk>, il est aussi plusieurs sillons remarquâmes; j'en ai trafersé u premier sous le nom de Reynick *.et High-ballantim, 8 milles à l'ouest du iown ou village de Green-kriar, et il m'a paru aussi élevé , mais bien plus large que Bliiefidse. De son plateau j'en vis une foule d'autres vers sad-eucit et niNrd-esL Quinze milles plus loin, par une roate tortueuse, j'entrai dans une série d'autres dnlnoos «joe je ne cessai de traverser, pendant 38 rnUks, an nombre de 8 ou 1 0 jusqu'à celui de Gauley , le plus âevé , le plus npide de tous , et le plus étroit sur sa crête. Je regarde tonl l'espace de ces 36 milles , comme une seule et même phieforme assez élevée. Par-delà le Gauley, l'on ne tnvene ptai de haut chaînon qu'avec le cours d» eaux dont on suitk direction , et souvent le lit; mais j'ai remarqué que le lit di grand Kanliawa se fait souvent jour à travers l'on des pin les pins scabreux que j'y aie rencontré. Beaoooap de m sillons se dirigent sur l'Ohio^ et nous verrons qœ qoeiqueiuns doivent l'avoir traversé : ce Ganiey-ridge pend soa origine aux sources du grand Kanhawa , au sud-ouest de fait d'Alleghany ; et sous le nom de Lawrel-hill, de Cbesntrid^e, il va dans le nord setermnieranxtêlesdehSifr quehannah : au sud, les colons de Kentncky et de Tesnessee ont étendu le nom de grand Laurel ao raisen principal qui sépare le Kentudcy de la Virginie; el ilsoil communiqué le nom de Cumàerland à sa oootiiiiiatioB, qui cêtoie et limite la rivière de Cmnberland jusqu'à a» embouchure. Je n*ai pas de renseignements suflbaots su cette partie. Le gouvernement des États-Unis a eo mua un moyen très^imple de s'en procurer un corps ooopH; ce serait de soumettre tous les arpenteurs par une ordotnanoe du collège de William et Mary de WilHarnsfaur^iOà ils subissent leur examen et reçoivent leur patente, à ajooter des détails de topographie aux stériles pracès-verbin de leurs alignements. En peu d'années l'on anrait sansftiis un système complet des montagnes et des eanx.
Il me reste à donner sur la structnre intérienrede tt* montagnes, c'est-à-dire sur la disposition et la oaturedei bancs et couches de pierre qui leur servent de no^fan, 1^ renseignements que j'ai pu me procurer; quelque îimob' plets qu'ils puissent être, j'ai lieu de croire qu'ils seront de quelque intérêt, ne fttt-ce que par leur nouveasié, lev ensemble et le sohi que j'y ai donné pour satisfoire W kc* teurs qui attaclient à la géographie physique rimportua que mérite cette science. Pour qui sait observer des 6its
> Pâture du veau et de la vache.
* Nom du colon tirixnitif ou piiodpal sur la rooterp»* que tous les noms de lieu aux £tat>4}nis oot parolleoiiSBr.
DES ÉTATS-UNIS
et CD tirer de sages indnctiona, la straotare de noire (^obe Ml un livre ïÀea autrement instnictif et authentique sur ses réfolatftons et sur leur histoire , que les traditions , Tagoes d'abord et sans autorité, des peuples ignorants et sanvages, érigées ensuite en systèmes dogmatiques chez les peuples dvilisés.