QUESTIONS
Psammitichus les ayant entendus parler lui-même, et s*étant informé chez quels peuples on se servait du mot becoa, et ce qu'il signifiait, il apprit que les Phrygiens appelaient ainsi le pain. Les Égyptiens , après de mûres réflexions, cédèrent aux Phrygiens Tantériorité , et les reconnurent pour plus anciens qa*eux.
Traductkm nouvelle.
ser constamment seuls dans une habitation séparée. Il devait leur amener des chèvres à de certains intervalles , les faire téter , et ne plus s'en occuper ensuite. Psammétique, en prescrivant ces diverses précautions, se proposait de connaître, lorsque le temps des vagissements du premier âge serait passé, dans quel langage ces enfants commenceraient à s'exprimer. Les choses s'étant exécutées comme Ul'avait ordonné , il arriva qu'après deux ans écoulés , au moment-où le berger, qui s'était conformé aux instructions quil avait reçues, ouvrait la porte et se préparait à entrer, les deux enfants , tendant les mains vers lui, se mirent à crier ensemble, bekoi. Le berger n'y fit d'aiwrd pas beaucoup d'attention, mais en réitérant ses visites et ses observations, il remarqua que les enfants répétaient toi^ours le même mot ; et il en instruisit le roi , qui ordonna de les amener en sa présence. Psammétique ayant oui de leur bouche le mot bekos, fit necbercher si cette expression avait un sens dans la langue de quelque peuple, et apprit que les Phrygiens s'en servaient pour dire du pain. Les Égyptiens, après avoir pesé les conséquences de cette expérience , consentirent depuis à regarder les Phrygiens com-
Traduction de Larcher.
Les prêtres deVulcain m'apprirent à Memphis, que ce fait arriva de cette manière ; mais les Grecs mêlent à ce récit un grand nombre de circonstances frivoles, et entre autres, que Psammitichus fit nourrir et élever ces enfknts par des femmes à qui il avait fait couper la langue. Voilà ce qu'Us me dirent sur la manière dont ces enfants furent nourris.
Pendant mon s^ourà Menn phis , J'appris encore d'autres choses dans les entretiens que J'eds avec les prêtres de Y ulcain; mais comme les habitants d'Héllopolis passent pour les plus habUes de tous les Égyptiens, Je me rendis ensuite en cette viUe, ainsi qu'à Thèbes, pour voir si leurs discours s'accorderaient avec ceux des prêtres de Memphis. De tout ce qu'Us m'ont raconté concenant les choses divines , Je ne rapporterai que les noms des dieux, étant persuadé que tous les hommes en ont une égale connaissance; et si Je dis quelque chose sur la reUglon, ce ne sera qu'autant que Je m'y verrai forcé par la suite de mon discours....
Traduction nouvelle-
me d'une race plus andeone qu'eux.
Cest de cette manière que le fait m'a été rapporté par In prêtres de Tulcain à Mcnphis. Les Grecs racontent tm le même sijjet beaucoup d'absurdités : entre autres que Psammétique avait donné la entants à nourrir à des femmes auxqueUes Q avait fiit couper la langue. Du reste, Jt n'ai rien su de plus sur ce qd les concene; mais dans in entretiens que J^al eus à Menphis avec les mêmes pr^trei de Yulcain , J'ai apprb beaucoup d'autres particularités; ensuite Je sais allé Joiqa's Thèbes et à HéUopolis, poor vérifier si les rapports que Je recueillerais dans ces deax vUles s'accorderaient avec ceux qui m'avaient été faits à Memphis. Les habitsato d'Héliopolis passent pour le> plus instruits de tons ks Égyptiens.Moo intention D'est pas cependant de publier tout ce que J'a^ ampris d'eux sur ta religion des Egyptiens , mak seulement de donner les oomt de leurs divinités, parce qot Je pense qu'ils sont oonom généralement de tous. Aala^ plus,Je ne parlerai deçà divinités et de la religkm que lorsque Tordre de la nairatioB m'y obligera néoeiMlieflKDt.
YOUIET.