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Dm vents.
Ainsi qu'en Egypte, la marche des vents a quelque chose de périodique et d'approprié à chaque saison. Vers l'équinoxe de septembre, le nordouest commence à souffler plus souvent et plus
' Les semaines de la réeoiii fMver, qa*oii appeUe «Aetàtmté, n*oiit Uea dans toute la Syrie qu'à l'arrivée des pluies d*autonuie , c*estnà-dire veis la Toussaint L*époque de cette récolle varie ensuite selon les Ueux. En PaUitine, et dans le Hamran^ on coupe le froment et rorge dès la fin d'avril et dans le courant de mai. Mais à mesure que Ton va dans le nord, on que Ton s*élève dans les monta^ies, la moisson se retarde Jusqu'en Juin etJuiUet
Les semalllci de la réeolU d'été on taijlé se font aux pluies de pKfntemps , c'est-à-dire en mars et avril , et leur moisson a Uea dans les mois de septembre et d'octobre.
Les vendanges, dans les montagnes , se font sur la fin de septambre; ks vers à sole y édosent en avril et mai , et fout Icon eoeoof en jatOet.
fort : il rend l'air sec, clair, piquant; et il est remarquable que sur la côte il donne mal à la tête, comme en Egypte le nord-est, et cela plus dans la partie du nord que dans celle du midi, nullement dans les montagnes. On doit encore remarquer qu'il dure le plus souvent 3 jours de suite, comme le sud et le sud-est à l'autre équinoxe; il dure jusqu'en novembre, c'est-à-dire environ 60 jours, aUemant surtout avec le vent d'est. Ces vents sont remplacés par le nord -ouest, l'ouest et le sud-ouest , qui régnent de novembre en février : ces deux derniers sont , pour me servir de l'expression des Arabes, les pères des pltdes. En mars paraissent les pernicieux vents des parties du sud, avec les mêmes circonstances qu'en Egypte; mais ils s'affaiblissent en s'avançant dans le nord, et ils sont bien plus supportables dans les montagnes que dans le pays plat. Leur durée à diaque reprise est ordinairement de 24 heures ou de 8 jours. Les vents d'est , qui les relèvent, continuent jusqu'en juin, que s'établit un vent de nord qui permet d'aller et de revenir k la voile sur toute la c6te; il arrive même , en cette saison, que chaque jour le vent fiiit le tour de l'horizon , et passe avec le soleil de l'est au sud, et du sud à l'ouest, pour revenir par le nord recommencer le même cercle. Alors aussi règne pendant la nuit sur la côte un vent local , appelé vent de terre; il ne s'élève qu'après le coucher du soleil, il dure jusqu'à son lever, et ne s'étend qu'à 2 ou 3 lieues en mer.
Les raisons de tous ces phénomènes sont sans doute des problèmes intéressants pour la physique, et ils mériteraient qu'on s'occupât de leur solution. Nul pays n'est plus propre aux observations de ce genre que la Syrie. On dirait que la nature y a préparé tous les moyens d'étudier ses opérations. Nous autres, dans nos climats brumeux, enfoncés dans de vastes continents, nous pouvons rarement suivre les grands changements qui arrivent dans l'air : l'horizon étroit qui borne notre vue, home aussi notre pensée; nous ne découvrons qu'une petite scène; et les effets qui s'y passent ne se montrent qu'altérés par mille drconstances. Là, au contraire, une scène immense est ouverte aux regards; les grands agents de la nature y sont rapprochés dans un espace qui rend faciles à saisir leurs jeux réciproques. C'est, à l'ouest, la vaste plaine liquide de la Méditerranée; c'est, à l'est, la plaine du désert, aussi vaste et absolument sèche : au milieu de ces deux plateaux s'élèvent des montagnes dont les pics sont autant d'observatoires d'où la vue porte à 80 lieues. Quatre observateurs embrasseraient toute
la longueur de laSyrie ; et là, des sommets du Casîus, du Liban et du Thabor , ils pourraient saisir tout oe qui se passe dans un horizon infini : ils pourraient observer comment, d'abord claire, la région de la mer se voile de vapeurs ; comment ces vapeurs se coupent, se partagent, et par un mécanisme constant, grimpent et s'élèvent sur les montagnes; comment, d'autre part, la région du désert, toujours transparente, n'engendre jamais de nuages, et ne porte que ceux qu'elle reçoit de la mer : ils répondraient à la question de Michaélis ^ ^Hle désert procktU des rosées, que le désert n'ayant d'eau qu'en hiver après les pluies, il ne peut donner de vapeurs qu'à cette époque. En voyant d'un coup d'œil la vallée de Balbek brûlée de chaleur , pendant que la tête du Liban Mancfait de glace et de neige, ils sentiraient la vérité des axiomes désormais étabHs : que la chaleur est plus grande à mesure qu'on se rapproche du plan de la terre, et moindre à mesure que Von s^en éloigne; en sorte qu'elle semble n'être qu'un effet de l'action des rayons du soleil sur la terre. Enfin ils pourraient tenter avec succès la solution de la plupart des problèmes qui tiennent à la météorologie do globe.