‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 108 sur 466 · LE TROISIÈME INTERLOCUTEUR · texte numérisé non relu

LE TROISIÈME INTERLOCUTEUR

Si le prix de l'eau des Barbades ne baisse pas, la patrie est perdue.

L'ÉCOSSAISE. 7 o5

MONROSE. , r

Se peut-il mie toujours et en tout pays, dès que. les hommes sont rassembles, ils parlent tous à la fois! quelle rage de parler avec la certitude de n être point entendu ! . . : .

FABRICE arrivant avec une serviette. "^ ^

Messieurs , on a servi, surtout ne vous querelles point a «table, ou je ne vous reçois plus chez moi. ( à Monrose. ) Monsieur veut-il nous faire l'honneur de venir dîner avec nous?

, MONROSE

Avec cette cohue ? non , mon ami ; fhites-moi apporter à manger dans ma chambre. ( il se retire à part et dit à Fabrice : ) Écoutez f un mot : milord Falbrige est-il à Londres ?

FABRICE

Non , mais il revient bientôt.

Est-il vrai qu'il vient ici quelquefois ?

FABRICE. ^ -

Il m'a fait cet honneur.

MONROSE

Cela suffit: bonjour. Que la vie m'est odieuse 1

(il sort.) FABRICE.

Cet homme-là me paraît accablé de chagrins et d'idées. Je ne serais point surpris qu'il allât se tuer là-haut; ce serait dommage, il a l'air d'un honnête homme.

(les surrenans sortent pour dîner. Frelon est toujours a la table où il écrit. Ensuite Fabrice frappe à la porte de l'appartement de Lindane.)

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