‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 119 sur 466 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Sôê^b première;

Udy A L f <V# r ' A^ D R É.

Ladj ALTON. ' ' * '" * ? !0 ' J l: j " y J V Quj , puisque je ne geuj^VOjV le traître chez lui , le le Verrai .ici ; il y reviendra sans ^doiïte. "Ce barbouilleur dé feuilles âVàlf fâîsbnj une Écossaise cachée ici dan$ ^e. temps de trouble !"ette éotîspire contre. .ïéfcajt # .fiUe^s.era fflleyée , l'ordre, est donn4; ab ! jlu moins , c'eslçoA^re à mçû qft'ellef cpfl^pjrej ç'esjt,de ,(|u,pi, fo yii $u>3 que' trop. sûrfc.y Qiçi ^*{ ,sla. laquaig ^e. milçrcl^ je .se^^n^ftè q'ejput mon malheur. André , vous apportez ici une lettre c|e mflpril , n'^st-il pas vrai? .,r,

Elle est pour moi ? ^ ,....:/.

•Attbltfc' 1 ^ Non, madame, je vous jurey , {fiv , l '"'"^ u l ' Jt ^ ,a f ' ' v 4

Comment; ne m en aj/jez- vous pal apnort£ { p^

Oui , mais celle-ci n'est pas pour vous.;, 4£flft$çur juftft p^rs 9011e qu'il aime. à la folie. - : — ' ■ i

Larfy ALTON. .^r.;.Î..M*"i ...'L, ., /,. «.;;;]

Eh bien , ne m'aimait-il pas à"lâ folie quand il m'écrivait ?

: : - '-,^r r "; ' • -*hdh* • •• - -.^ —•■■^ =.. ..:'

"t)h ; qu J eïioii , madame; i\ roùïaimah^i'tMVj^éifnenieW^miafc ici ' ! ' II ^1:.!

L'ÉCOSSAISE. ' 7i ^

ce i^tf M*& ! 'H&W ?.jl W «fortjjjpe m»ng*j>tf ça^W at xUu *y^WtwteilM,çteie tindawi ,cçla ■*$ \ m difyrf^Z,^

1S ' )e ' i*Ç k'LTpN.' ' : '' " ' f '"i''- '-' D " ' ;ia '"P

. ^per.fifc/\!«^éch*nt homme? iN'importe, je vous dis tnie celte lettl-é'ëslpët^mbîfà'^stî-ene' pas sans dessusT*" ' ""'*•'* . <" '

Oui , madame. * '

Toutes les lettres que vous^insâvèz* apportées c n*êtaiéh?-éllesW sans dessus. fClastil. ..^ ,...',,- ' m ,m „.. , f .T7/ r u

Oui , mai» elle est pour lindane. . ' £

*-- rîî ;. : :jî '- ■' -'-Sp '.*'.4»BK*.-. .,,-.,'.. h,..v. ..ii,/,; . i- 4£ *

Aifeiiouiv m*birie$ mûu£ jïv y feue* penser^ aoésoaJrM wsdiï; j ila

kat*e«fc jipjff* vâ»(M9<* levais oub^eV^ nmk;ce|whdâii* ;rctfinm*

elle n'était pas pour vous, ne me décelez pas ; dite*: «nie Tvo«*>Va*<e*

trouvée chez Lindane. ,*.''<zvaj

tais^e-moA feire ., -, . , . \ .. . ,„ .

Quel maf; Wi;t6-ui ,* Je apnné^M^

pour une autre? il n y a rien de perdu; toutes ces lettres se ressemblent. Si mademoiselle Uwan"e ne 1 reçoit pas sa lettre elle en recevra d'autres. Ma commïssionVst faW^ÔUÏ^fêis oieVmés com> missions , moi l •• ' à - • / » J"

• • . ., .^« .TVTO^^**fe^. L-. . :><: ;,;.

^ops: « ftfc clrçre, Wes^^e^j^^teen* fiiriànef,.;* il ne m en a jamais tant ecnfc.^^i^a^^loiwif^jfcy jumafek que je m amcbeau bonheur d'être à vos pieds, mais c'est pour vos seuls intérêts : je sais qùrl^sSWe*} W èVque je vous dois : je péri- «i^oB tar dtoecachahg^iitiiiMés «ofts^ia^trcèW^ >sWi§oi domine m l'amant? ^e if*ttf*fi*le; eMùr WtfiioWme 1 di&ir bèikt ii( fc de voraseçvirv w. .'; m ^*;-| îjtj.m *, S.^mI jù.»..-". b v'u» ^'* • ? llt -,

(après avoir lu. ) •-

CesL une conspiration ,.11 in'én.âiilt^ôin^oiiter ; -ette esfd'É*

conspiration. Dieu merci , j'ai nrusn; et , si elle n*$&fyté ph mes offre* \ elle sera enlevée dantëirtil; heure , a<vânt que son indigne amant

Lady ALTON à Polly, m»m^|*«n^» dfljHL mattressd <I«j une chambre ducafé. r - »n •

Mademoiselle, allez dire tout Vrheure^ yo ( tre maîtresse q^Want que je lui parle , qu'elle ne craigne rien , que j$ a'ajrque' des choses

Ires-agréables à lui dire; qu'il s'agit' de son boflneuY, {'avec erîipot* tt*frH?7!*>W'ip*'ti faut Qu'elle vienne tout k l'heure': éntendez«vous? qu'elle ne craigne rien, vous di?-je.

^ t ^ , "POLLY." ,' ^ ; j • • -, t< ♦

e Ôh , madame! nous ne craignons rum ;, mais . vo|re/^jsiôtiomie me fait trembler. " \ • ' ' .'

Lady Attfdlf. ^ (

Nous verrons si je ne viendrai pasà bout de cette Rite vertueuse f ^vpçMproposïtioq.s que je Vaisloifairje^ , .,;,,< „ ,< „ 1Î4 ,,/

L I N D A N E armant toute tremblante , •outenue patf £0%. .:.,.:.:,

Que voulez- vous, madame? venez -vous insulter encore & ma douleur? •■••.■•■ •■ : i-»^.s..,.i. .. .

Laiy ALTON!

*' Koo , jôvi^ns' véûs rendre heufeuée. Jéisâis que vous n'avez rien; je suis riche, je suis grande daine; je Vous>ffrfe uù 4e me? château*? sur les frontières d'Ecosse avec- tefc terres qui en dépendent; allez-y vivre, avec votre £amiHe, si vous, en avez fumais il 'faut dajns l'inetânt jrae tous abandonniez milord pour jamais ,* et, qu'il ignore tou-te sa :vi€ votre .retraite: . ; - \ *; : / * - * ■« ''mm^m.i , ,\ .

LINIXANE. ....,„i„;:J \ .;„ ...-

Hélas! madame, c'est lui Vjoi m'abandonne; ne soyez point jalouse d'une infortunée ; vous m'offrez en vain une retraite , ! j'en trouverai sans vous une éternelle , dan* laquelle je n'aurai pas au môius^S rougir de vos bienfaits. , "' ., w ,| r ,. : ' tr W .' * ' , , Lady 'ALTON./,. ' 4t , ;\' t '",*„ ,/;,,'

**/ Comme vous me 'réponaez', téméraire!,,,,. ... ,

/~"~ '" "" LINDANE. ' '

' La témérité ne doit point être mon partage, mais la fermeté doit l'être. Ma naissante Vaut bien la Vôtre'; mon cœur vaut peut- -être mieux; et , quant à ma forttme ,'elle ne dépendra jamais de 'personne*, encore moh» de ma rivale.' -

> , , .,-. ...'•. ,..,:■ , . . .; .!.,* ,. CeUeéôrt;)

.,,:•. .; : ,; ,/,... ,». .i^WWî?*-^,;. : : •:

ï . JEU* dépendra de moi. Je auis fâchée <ju'eHe nœ réduise à cette

e^tréoiiieVJ'ai hoaAe-dei m'être servie, de ce faquin de Ttelon e mais

enfin elle m'y a forcée. Infidèle amant! passion funeste l je «suffoque.

^ h f •:.. ' -< ■ -::. ,. <(5GÈNE JH.. f::,. „.\, ..- - '-nu ^

^ftEEPORTrMbNTlOSE paraissait «fâiis îé café* aVec la femme 'dê'Fafince, • k servanfles 1** garçeja^drf ca r fé, cprt tiftttétf totft en ordre: FÂBMCE',

7 , f Wj ^^.TQlf AJf^rice;. ; .• ,:,,./,. ^

Monsieur Fabrice ; vous me voyez ici souvent : c'est votae&ute.

Au contraire, madame , Adu^;sau|iaiterians.... ..;

J'en suis fâchée plus que VomsT mais vous m'y verrez, encore ; j îrbùr ffiçr-jé: .' ■' . ' " .". , ' ' ■•'•••/

. ^ ♦, .. .. ... FABRICE. ., f . .^ „,,;, .^, ,.,.,<;

ïant pis. À qui en a-t-elïe donc ? Quelle différence ïellè à c$tte Lindane , si belle et si patiente ?~ rr i ri

Oui. A propos, .vous m'y Eûtes songer 5 elle- est/ ccwme von* dites, belle et honnête. • •* ■ ~ *>; '-.»,<-., c, \; IJ1M tii ' j m

• -.. ... . :. JF4BRICE. ! |4ii rii ; , .j y/8

Je suis fâché qqe ce b^ave genttfbomme n$ l'ait pas vue $ i\%^ aurait été touché. „♦ ,\ ., f ,,„ ;. : .;$

MONROSE * p*rt. /"V

Ah! j'ai d'autres affaires en tête.... malheureux que je suis!

FREEPORT.

Je passe mon temps à la bourse ou à la Jamaïque : cependant la yue d'une jeune personne ne laisse pas de réjouir les yeux d'un galant homme. Vous me faites songer, vous dis— je ,fc, cette, petite créature: beau maintien, conduite sage , belle tête , démarche noble. Il faut que je la voie, un de ces jours , encore une fois,... C'est dommage qu'elle soit si fiere.

MONROSE à Freeport.

Notre hôte m'a confié que vous «n aviez agi avec elle d'une manière admirable.

FREEPORT.

Moi ? non.... n'en auriez-vous pas fait autant a* ma place ? .

Je le crois , si j'étais riche , et si elle le méritait. FREEPORT*

Eh bien, que trouvez «vous donc là d'admirable? ( il prend les gazettes. ) Ah ! ah ! voyons ce que disent les nouveaux papiers d'au* jourd'hui. H<Jm ! homî le lord Falbrige mort ! #

MON ROSE l'avançant.

Falbrige mort ! le seul ami qui me restait sur la terre ! le seul dont j'attendais quelque appui ! Fortune , tu ne cesseras jamais de me persécuter !

* FRBEPORT.

Il était votre ami? j'en suis fâché.... « D'Edimbourg, le 14 avril... On cherche partout le lord Monrose , condamné depuis onze ans à perdre la tête. » . •

MONROSE

Juste ciel ! qu'entends-jeL.. Hem ! que dites-vous? milord Monrose

condamné à... r

FREEPORT. '

Oui, parbleu ! le lord Monrose... lisez vous-* même , je ne me trompe pas. ' %n '

MONROSE Ut.

(froidement.)

Oui , Cela est : vnu.,.)(à part.) Il faut sortir 4!ici, la maison est trop publique.... Je ne crois pas que la terre et l'enfer conjurés ensemble aient jamais assemblé tant 4 «infortune* contre un seul homme» ( à son valet Jack , qui est dans un coin de la salle. ) Hé , va faire •eiler mes chevaux, et que-, je puisse partir, s'il .est nécessaire;-, à

£ift TÉÉATRÈ,

Y entré fi de Ja nuit.... Commets ttôtWelles courent ! comme le mal

yole ! ' ,

FREEPORT. *i y Il n'y a point de mal à cela }' tjù"icripdrte que le lord Monrose soit décapité on non? Tout s'imprime \- tout «décrit-, rien ne démeute : on coupe une tête aujourd'hui , le gazelier le dit ie lendemain , et le surlendemain on n'en parle ptbs*. Si tétte demoiselle Lin dan e n'était jEs si fihré ; j'irais saYoif tomme elle se porté : elle est fort jolie et fort honnête.

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