THÉ4T£Ë
$ÇÈflE iv,
Lady ALTQ^c, lord MURRAY, £OLLY.
Laty A^TQN. ]'
Ah! je vous y prends enfin , perfide! me voilà sûre de votre inconstance, de mon opprobre et de votre intrigue.
.Lord MURRAY. . '
Oui # madame , vous êtçs sûre de tout, {à part) Que} contretemps
effroyable J
V La^y ALTON.
Monstre! perfide! .
' ' tord MURRAY.' . r: r
Je puis être nw méttsftre à vos yeui, et je n'en ttiis paa ftefré; mais , pour perfide ,' je suis très-loin de l'être : ce n'est pas mon ca~ ractère. Avant d'en aimer une autre , je vous ai déclaré que je ne ▼ou* aûnaii plust , ' ,r * * > • '•«»■'
• Lady ALT^N, . . àl . ., ..' >;.....; * '
Après une promise de-mariage ! scélérat ! après ni avoir juré tant d'amour!
Lord MURRAY. . „
Quand je vous ai juré de J'amour , jfcn avais : quand je Vous ai pronti^ de ypi# épouser v je,youlais tenir ma paroie.
Lady >L?pN.
I£t qui V a empêché de tenir ta parole % parjure ? ;
Lordjtf/Rfl^y. , Votre caractère , vos emportea^v? ;, je me: cariais peur' être heureux, et j'ai vu que nous ne Kau rions été ni l'un ni l'autre. ... J4dy ALTON, .;. ; .*•;; . ' ;\ : . .
• Tu me quittes pour une vagabonde,. pour une; aventurière*
LpiiiMlî&ÏVAY...;,..) «• -i ;■
Je vous quitte pour la vertu * pouur. la douceur et pour les grâces.
' ■ Lady AL TAN. . . , ., .-•* • - v - ; .- Traître, tu n'es pas où tu croia jeq être; je me vengerai plus tôt que tu ne. penses, , .. , -, -o.»-, : ♦- i
Lord Bip RJl AV.
Je sais que vou$ êtes vindicative; envieuse, plutôt que jalouse 9 emportée plutôt que ten4re ; mais vous serez .forçpeji r é^peçtèr celle que "l'aime. ,~ ....... . i .......
* ' Lady ALTON.' -—- ,w -j
Mlez , lâc^e , je connais
elle;
struits «
vous m'avez méprisée. > ■
r Lord MURRAY. . . r , ;
Que veut-elle <dîre , Polljr ? elle me fait mourir jî jrçq^uiçtudej.
PQLLY. ' " ' ' T 1 ! " :
Et moi de pcujr. Nous sommes perdues» .„,,,, <- '
♦• «' v • ■ .... ,: :. , W MURRAY,, ..' \r „,' .Vï.'* '
Ah! madame, arrêtez-vous; un mot, ex pliquez-vqqs îr écoutez,.
Je n'écoule ,ppint, je ne répons rien, je ne m'espUque point. Vous é<e* , i^nflift je vou* l'a^ déjà dit » «a inconstant , u.n. volage , va 眫r fcu* > un UaiUe-y un> perfide , un l*omme abominable, , .
.' (rflewt. )
\.. "... /^^^.j/r/.sçjÊ^Kt. ; ;T ; ; ■
1 ' ^ LoidMUH?RAY, PÔLLY.
LofllMMrHiftjÇ.
Que prfottji cette. furie? que k jaloqsie e*4 efiirewft! ciel ! fais que j&aois tojij»»rt*saeûcett*, et ja«iais j*Wi! Que, v^ufrel.le ? elle prleSfc'tatreiéfileverJtt^ que
veut-elle dire ? sait-elle quelque efeoM f
Hélas! il faut vous l'avouer; ma maîtresse est arrêtée par l'ordre du goût er t Kemën , t ;'- \etx&i que je le suie aussi» :et sans m-'gips hofinntë { qui èttla'-bbirté irîèVné , e€<qui : a bietl voulu être motre <&ià tion , ndûs serion? étt prison k Vhéure qne je vous parle i on m'avait fait jurer de n'en rien dire 5 mais le moyen de se taire a vefc vous? '
^ai*te>eMen*u guette aventuré! ^qufedè revers accumulés en foule ! Je vois que le nom de ta maîtresse «s% fou^our» suspect. Hélas ! ma famille a. kit tout le» malheur* d¥ la sienne ; le ciel, la fortune, mpn amûor, ^équité ^ k raison.» allaient tout .répaner', la vertu tb'ioapirait; 4eHDfime s'oppose jà tout ce que je lente; il ne triomphera pas. N'alarme point ta maîtresse; je cours chez te*DH* nistre; je vais tout presser, tétft^ftfité.tfe m'arrache au bonheur de la Voir p<iur cehflide ia-sè*vUv Jé-«burs, et je 'revoie. Disant bien que je m'éloigne' parô?que?^'#&rfe/- -- ^ - ! •♦ •■ • ' " '
::?': i;-.;v (a tort.)
, . • • P0LI<Y seule. , , , . , >r , .-'.;,
. Vpija ijPétra^ges $ven.l^ que. ce monde-ci n'est qu'im comnat perpétuel de£ raeçhaps ,cpp(re jej? 6ôn$, et gu'op rep veut toujours aux pauvre^ fiiiesj. ]^\ iU .,„,,;•;
• SGffcHE^VI.
MONKOSE; LITOf^NÈ,' WLL^resWuiii moment rt' sort £ un ( 's'fettë que
5itfeaoi«>m©tîqùis»lfua«iH|'aveaiditime perôe Wébwt. ^oWvééuéans
le I^cak»*fet^môiwde*BT^
malheureuse avec des sen timons *tf nattes!
* : ; .''«7 '7 2 >*/ r rd^MHjD'AïfSi».- • "• • >. j •' ,: ;; * * T
- Pent^ttfe^je d<m>qes:fe«l£mejïsrmêrae4n!es malheurs -peut*étre t si j'aewriét* étanfe dans ifc ijuke'utr h: toaUesse v cette* Ame , 'qui s'est fortifiée par l'infortune r TiA*ût été îfuefaiWe; î *ii. \ <p ià^u
M3#ft&6!.
- O. vouai. dtfc»e4i*ip1u* ti»a*itfori#k mw<fe*,«eeu^.Àni^ihnitte , 4tte*ta& ,. Vemm'*vque* 40* vous &e» d'uned^ce* &*o»Uef pro* «cites y dont Ibaai^ a c^uiaiswr les écbafwck4*n#j^ guerre* civiles, «tcvdM tiltojoljstMef àisie cacher veteebom ^voUe mai^wel.
LINDANB.
Ce que je dois à mon père me force au silence ; îf^&pfotéHt luimême , on le cherche 1 ; je l'exposerais pen^être» si Je- mèirommais* vous m'inspirez du respect et de 1 •attendrissement 7 maïs je hé vou* connais pas \ je dois tout craindre. Vojos voyez que je snis suspecte moi-même, que je suis arrêtée et prisonnière, un mot peut me
perdre. " *
r lfO#R06Et ..
Hélas! un mot ferait peut-être 1% première* consobtimr de ma
vie. Dites-moi du moins quel âge vous aviez quand, la destinés cruelle
vous sépara de votre père , qui fut depuis si malheureux ? • • ' 4 •-
LIN D A ne. ' ' : ' - ->- 4 •*«!' '::,-*..
Je n'avais que cinq ans.
..;. MONROSE... '\ . , . •". |. * .. î*,«f
Grand Dieu \ qui ayez pitié demoi, toutes ces époquesTra^sem-*blées, toutes les choses qu'elle m'a dites, sont, w tjmt.de tr ^. ts 4^ lumière qui m'éclairent dans les ténèbres pu je, marche.- jÇ^JPrqvi^ dence ! ne t'arrêta point dans tes bon tés !..,.',,. ' .. - ^ -; o - •: ; ; i
UFDANE. .
Quoi! voua, verset des, larmes! fieras, ! t,o^t ce, que je^vpus aidit m'en fait bien répandre. \ t ; ., : »,,; j. L loi. * r
' MONROSE t'estayant ttt yerâ • < ! ; " 'î izv !>«i :: f
Achevez., je vous en conjure.- Quand votre père eut quiué'sa'sa-i mille pour ne plus la revoir, combien res ta tesWous auprès 'de voti* mère? ; ; - '• * -• '♦ '- . . ,.'......*
- ■ .LUTpÀHB., ,. .. „;.,■.,;. '.., M .',.:
J'avais djx ans quand «lie mourut dans mes boa*, de dpulflu* «J* de misère, et que mon frère fut taé daa s, un eJ>aJaiUe.:, •".;:••'.••■
MONROSE
:mal- • /vu
(il tire un portrait &Ts* pôdi«.)l ' ' '" • v "'
Qaev,ofs : -je! estrçe un songe! ç/est^le portr*?tnrômede^a mèrâ^ mes larmes l'arrosent, et mon cœur qui se fend s'échappe vers vous.
Oui, c'est 1a votre merci, -et je. suis, ce* père rofoaîpn^dont^a j^te est prescrite , et dont les maias^erablanlieaivoruaiw^ja^niiv, ; J « ;
Je respire à peine! Où suis- je? Retombe à vos genoux ! voici le premier instant! heureux de ma.virj^OaMO .pe^b.*Jbjê^5ipo1hmeut osez-vous venir dans cette ville;? je tfrenn^pou*; vous ft»içp* ment que je goûte le bonheur de vous: voh\ jhlJ : 2 ~.z : -j In* 'r
MONRÔSE.
Macère fille, vous connaissez toute» les mfqrt*nwd«i>n!o*rentiison; vous savez que la maison des Mûrfay* toujotira jakouseidela nôtre; noa$ plongea dans* ce précipice s tôtaejaalamUle'anité conw; damnée ;"j'ai tout perdu. 11 me restait un anai /<p*i poucvair paxtotr
crédit me tirer de l'abîme où je suis , qui me l'avait promis ; j'apprends en arrivant que la mort me l'a enlevé , qu'on me cherche en Ecosse , que ma tête y est à prix; c'est sans doute le fils de mon ennemi q»a me persécute encore; il faut que je meure de sa main , ou que je lui arrache la vie.
LINDANE. i
Vous venez , dites-vous , pour tuer milord Murray ?
MONHOSE.
Oui, je vous vengerai, je vengerai ma famille, ou je périrai; je ne hasarde qu'un reste.de jours déjà proscrits. ' #'
LINDANE
fortune , dans quelle nouvelle horreur tu me rejettes! que faire? quel parti prendre ? Ah , mon père !
MONROSE
Ma fille , je vous plains d'être née d'un père si malheureux.
LINDANE
Je suis plus à plaindre que vous ne pensez... Êtes-vous bien résolu à cette entreprise funeste ? .
MONROSE
Résolu comme à la mort.
LINDANE
Mon père, je vous conjure , par cette vie fatale que vous m'avez
donnée, par vos malheurs , par les miens, qui sont peut-être plus
grands que les vôtres, de ne me pas exposer à l'horreur de vous
perdre lorsque je vous retrouve. . . . ay ez pitié de moi , épargnez yo^re
vie et la mienne.
V MONROSE
Vous m'attendrissez, votre voix pénètre mon cœur; je cYoïs entendre celle de votre mère. Hélas ! que voulez-vous ?
LINDANE
Que vous cessiez de vous exposer, que vous quittiez 'cette ville sï dangereuse pour vous.... et pour moi.... Oui, c'en est fait, mon parti est pris. Mon père , je renoncerai à tout pour vous.... oui , atout... je suis prête à vous suivre: je vous accompagnerai , s'il le faut , dans quelque île affreuse des Orcades ; je vous y servirai de mes mains; c'est mon devoir... je le remplirai.... C'en est fait , partons. , MONROSE.
Vous voulez que je renonce à vous venger?
LINDANE
Cette vengeance me ferait mourir; partofls , vous dis-je.
MONROSE
Eh bien , l'amour paternel l'emporte ; puisque vous avez le courage de vous attacher à ma funeste destinée , je vais tout préparer pour que nous quittions Londres avant qu'une heure se passe ; soyez prête , et recevez encore mes.embrassemens et mes larmes.