SCÈNE VII
Le chevalier MONDOR, ADINE, DORFISE.
Le chevalier MONDOB. •
Chasserons-nous ce rival plein de gloire, Qui me méprise et s'en fait tant accroire ?
ADINE arrivant dans le fond à pas lents, tandis que le chevalier entrait brusquement.
Ecoutons bien.
î*«hèf»ïierM0ftDOR7 ? ] " ■;"'
H faut me rendre heureux :
Il faut punir son air avantageux. ' Je suis à vous j avec plaisir je, laisse Au vieux Darmiu sa petite maîtresse.* A le troubler on n'a' que de l'ennui ; On perd sa peine à se moquer 3e lui.
Cest ce Blanford , c'est sa vertu sévère, Sa gravité, qu'il faut qu'on désespère»
Il croit qu'on doit ne lui refuser rien, !
Par la raison qu'il est. homme de bien.
Ces gens de bien me mettent à la gène.
Ils vous feront périr d'ennui , ma reine.
DORFISE dW«*rte4ettft«t>*>èfe, apparoir regardé* Attw.
Vous vous moquez ! j'ai poui- monsieur Blanford ' Un vrai respect, et je l'estime fort. , ,
Le dieValiejr M ON D OR.
B est de ceux qu'on estime et qu'on bénie',
Est-il pas vrai.? ; ' ' *• --• ■ - * •-" -*-• >'-'
ADINEipart. ., \^,' .*.
Que ceci mé, consterne !
Elle est constante , elle a delà vertu ! " Tout me confond j die aime ; ah ! qui l'eût cru ? DORtfîSE.
Que dit-il là? '
A&ÏKE * part ' '- — il
Qàoil Dbrfise* est fidèle?
Et pour combler mon malheur, elle est beHe.
DORFISE an chevalier, après avoir regarda Adine.
Il dit que je suis belle. ' * s !
Le chevalier AI OND OR.
II n'a 'pas tort, Mais il commence à m'importuner fort. >
Allez, l'enfant; j'ai des secrets à dire A cette dame. , .
' \ ' J Abl5E. '• *V " i J> ,!
Hélas ! je mè retire. , ' '
DO,RFISE aachevaUe*.,
Vous vous moquez.
"' : ' l \ (» Adine.)
Restez, restez ici.
(au chevalier. )
Osez-vons bien le renvoyer ainsi? . :>ï..^j
(à Adine. ) ; - ;:0
Approchez-vous : peu s'en faut qu'il ne pleure j * m aï* L'aimable enfant ! je prétend* qu'il demeure. Avec Blanford il est chez moi venu:
Dès ce moment son naturel ni'à £lu.
I* chevalier MONDOR.
EU laissez là «ou naturel 7 madame»
5 7 4 THÉÂTRE, j
De ce Blanford vous basses la flamme; Vous m'av.e$ dit qu'U e^t. WoJLaJ , jaloux.
DORFISB fi^Mmeut. i , i,. ',.,:;
Je n'ai rien dit. • ( ' •
(àÀdine,)
Ça , quel âgé avtez-vt>tis? ; ; * - \ ADÏNE. '' ' " ^ r \ %i J'ai dix-huit ans. ' t "" ' \' DOKF1SE. ' '
* -Cette tendre jeunesse .
A grand besoin du frein de la sagesse.
L'exemple entraîne, et lfe vice est charmant; ■• L'occasion s'ofiVe si fréquemment !
Un seul coup d'œil perd de si belles amen! : ; Défiez-vous de voufr-mêoaa et des fentoi*s> ; i ; < » Prenez, bien garde au souiQe emjOTspaftejtf , Qui àes vertus flétrit l'aimable fleur. /• - : ^ ; •• «
Le obewiie, BIONDQ^ .
Que sa fleur soit , pu ne soit, pas flétrie ,, [ L
Mêlez-vous moins de sa fleur, je vous prie , „» <; u.'i Et m'écoutez.
DpjiFiSE, , :i Mon Dieu ! point de courroux; Son innocence a des charmes si 4oux ! , L
Le chevalier MX) » D0 R.
C'est un enfant. ' . . j.;, :
D R F I SE approcha» V^'Adine.
Çà , dites-no}, jetoti* klmme , D'où vous yenez, et comment *mffQW &Mana&4' t i
ADIWE, :, f ',•.:• ' v ; • J'ai nom Adine; en Grèce je suis né ? , u J ; :
Avec Darmin Blanford m'a ramené, j
PORFIS^i;
Qu'il a bien faitl ,. ! ; ;
Le chevalier MONt>dR. ' \ ./ f
Quelle humeur curieuse!
Quoi ! je vous peins mon, ardeur amoureuse , Et vous parlez encore a cet enfant !
Vous m'oubliez pour lui I
DORFISE doucement* ~ •
Paix, imprudent.