‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 15 sur 466 · SCÈNE Vllt , , f · texte numérisé non relu

SCÈNE Vllt , , f

DORFISE, le chevaket MONDOR , AD JNE r CGdLETTE. COLETTE.

Madame I- < •• "■ > v M ••

DQRFI8B. Eh bien.? t .-,

CO^ETTJE. |

Vous êtes attendue A l'assemblée. . » •

LA PMJDE.

DORFISE.

Oui, j'y serai rendu»

Dans peu de temps.

I^cbevâlitr MONDOR.

Quel message ennuyeux!

Quand nous serons assemblés tous les deux, Nous cesserons pour jamais , je vous prie, Ces rendez-vous de fade pruderie.

Ces comités, ces conspirations Contre les goûts, contre lès passions.

H vous sied mal , jeune encor , belle et fraîche. D'aller crier, d'un ton de pigrièche, Contre les ris , les jet»* et le* amours , De blasphémer ces dieux de Vos beaux jours Dans des réduits peuples de vieilks ombres , Que voua voyez, dans lenip cabales sombres , Se lamenter , sans (rosier et sans dents , Dans leurs tombeaux, des plaisirs des vivant. Je vais, je vais -de ces sempiternelles Tout de ce pas égayer les cervelles, Et , leur donnaat à toutes, kar paquet , Par cent bons mots étouffer leur caquet.

DORFISE.

Gardez-vous bien d'aller me compromettre ) Cher chevalier , je ne puis k permettra N'allez point la.

Le cheraliar MOtfDOf .

Mais j'y coursàFinstant Vous annoncer.

(Usort.) DORFISE. /, t wt

Ah, quel extravagant!

(àAdine.)

Allez , mon fils , gardez-vous , à votre âge , ,

D'un pareil fou ; soyez discret et sage.

Mes complimens à Blanford.... L'œil touchant !

A I>I Tf, E m retournant.

Quoi?

DORFISE. fi '

Le beau teint ! l'air ingénu , charmait !

£t vertueux !... Je veux que par; la suite Dans mon loisir vous me reûdièz visite.

ADIRE

Je vous ferai ma cour assidûment.

Adieu , madame.

uorfise;

Adieu , mon bel enfant.

ADINE

Hélas! j'éprouve un embarras. extrême.

Le trahit-on ? je l'ignore ; mais j'aime.

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