SCÈNE V
Les Piécédens, CHAMPAGNE.
CHAMPAGNE
Oui , nous avons terminé la campagne ; Nous avons sauvé Metz, mon maître et moi; Et nous aurons la paix; Vite le roi !
Vive mon mattre !...* il a bien du courage; - Mail il est trop Prient pour son âge :
J'en suis facke. Je suis bien aise aussi , Mon vieux Dignant , de te trouver ki i Ta me parais en grande compagnie ?
DIGNANT.
Oui.... Vous serez de la cérémonie.
Nous marions Acanthe.
CHAMPAGNE
Bon , tant mieux !
lions danserons» nous serons tous joyeux.
Ta fille est belle.... Ha , ha , c'est toi , Colette ! Ma chère enfant , ta fortune &, donc faite ?
Mathurin est ton mari ?
Mon Dieu , non.
CHAMPAGNE, 11 fait fort mal.
COLETTE-
Le traître , le fripon > Croit dans l'instant prendre Acanthe pour femme. CHAMPAGNE.
Il (ait fort bien ; je répons sur mon âme Que cet hymen à mon maître agréra > Et que la noce à ses frais se fera.
ACANTHE
Comment ! il vient?
CHAMPAGNE
Peut-être ce soir même.
DIGNANT,
Quoi ! ce seigneur , ce bon maître que j'aime, Je puis le voir encore avant ma mort?
S'il est ainsi , je bénirai mon sort.$T
ACANTHE. f
Puisqu'il revient, permettes, mon cher pèfe, De vous prier ( devant ma belle-mère ) De vouloir bien ne rien précipiter Sans son aveu , sans l'oser consulter.
C'est un devoir dont il faut qu'on s'acquitte ; C'est un respect | sans doute , qu'il mérite. .
MATHURIN
Foin du respect!
bl&NANT.
Votre avis est sensé ; Et comme vous en secret j'ai pensé.
||AT«rjRIN.
Et moi , l'ami, je pense le contraire.
LE DROIT DU SEIGNEUR. yfy
COtETTE * A*»** Bon ! tenez ferme*
Est un sot qui diffère.
Je ne yeux point soumettre mon honneur , Si je le puis , à ce droit du seigneur.
BERTHE
Et pourquoi tant s'eiftrpueher? la chose Est bonne au fond, quoique le monde en cause, Et notre honneur ne peut s'en tourmenter.
J'en fis l'épreuve; et je puis protester Qu'à mon devoir quand je me fus rendue, On s'en alla dès l'instant qu'on m'eut vu*.
COLETTE
Je le crois bien.
BERTHE
Cependant la raison Doit conseiller de fuir l'occasion.
Hâtons la noce et n'attendons personne.
Préparez tout, mon mari, je 1 ordonne.
JIATHURtlf.
{ICfttettft #■!««• »Uâia.) C'est très-bien dît. Eh bien ! l'amrai-je enfin?
COLETTB.
Non, tu ne l'auras pas, non, Matnnrin.
(ib sortent. ) CHAMPAGIfE.
Oh! oh ! nos gens viennent en diligence.
Eh quoi! déjà le chevalier Géminée!