SCÈNE III
Las Pascioxas, LE MARQUIS, tous se lèvent.
LE MARQUIS
Moir vieux feseur de conte ? il me faut de l'argent. Bonjour, belle Babet; bonjour, ma vieille bonne.. ..
(àGmllot.) #
Ah ! te voilà , maraud ! si jamais ta personne S'approche de Babet , et surtout moi présent , Pour te mieux corriger, je t'assomme à l'instant.
GUILLQT.
Quel diable de marquis !
LE MARQUIS
Va, détale.
BABET
Eh, de grâce, Un peu momi de colère , un peu moins de menace. Que vous a fait Gvillot ?
M**. AU£ONNE
Tant de brutalité Sied horriblement mal aux gens de qualité..
Je vous l'ai dit cent fois.; mais vous n'en tenez compte. Vous me Eûtes mourir de douleur et de honte.
LE MARQUIS
Ailes, vous radotes.... Monsieur Rente , à l'instant Qu'on me fasse donner six cents écus comptant.
L'INTBNDÀNT.
Je n'en ai point, monsieur.
LE MARQUIS
Ayez-en , je vous prie. - Il m'en faut pour mes chiens et pour mon écurie, Pour mes chevaux de chasse et pour d'autres plaisirs. J'ai très-peu d'écus d'or et beaucoup de désirs. Monsieur mon trésorier ., débourses , le temps presse.
L'INTENDANT
A peine émancipé , vous épuisez ma caisse* Quel temps prenez- vous là ! quoi! dans le mime jour Ou le roi vient chez vous avec toute sa cour ! Songez-vous bien aux frais où tout nous précipite?
LE MARQUIS
Je me passerais fort d'une telle visite. Mon petit précepteur, que Ton vient d'éloigner, M'avait dit que ma mère allait me ruiner :
Je vois qu'il a raison .
CHARLOT. g I9
U*\ AUBONNE
Fi ! quel discours infâme I Soyez plus généreux , respectez plus madame.
Je ne m'attendais pas., quand je vous allaitai , Que vous auriez un cœur si plein de dureté.
LE MARQUIS
Vous m'ennuyez.
M» # . 'ÀtJBON Bfc^kurinw L'ingrat !
OtJILLOT^Ms^m corn.
Il a Tâme bien dure , Les mains aussi!