DO» PISE
€t>ifcttjettt ào&tl Vous possédez aussi Fart de vous taire?
Àh ! vous avez tous lf s talf ns 4e *pWre. , ( : , » Jeuno et discret-! je vais , moi 9 ^n'expliquer. ;, : : Si quelque jopr, pour vous bien dépiquer, , , f / De la gueuon qui fit votr^ conque^, [ .;•, ,
On vous offrait une personne honnête *,,*,,.,., < * ï Riche, estimqe, ett surtout t possédant f , t , , ; , ,] Un cœur tout .ueuf , niais solide et constant , t >^ ' Tel qu'il en est très-peu dans la Turquie,* Et moins encor, je-cvois^ dânsmapatarierj - hn-Jl- Que di riez-vous? que vous; ew semblerait?
..i :• ':• ...ADIKBl; r- ' t *- <■ < < •
Mais.... ^je dirai» que l'on me tromperait.
DOUFIS-E/ Àh! c'est trop loin pousser la défiance ! ,: * î: t -* Ayez, mon fils , un peu plus d'assurance.
' ( ,] . ' .; ADINI5. : , t/ru ;, 7 ,[, lll|ïl( r> Pardonnez-moi; mais les cœurs malheureux, .., ):: j Vous le savez , sont un peu soupçonneux.
dorfise. „...,• ,, A Eh! quels soupçons avez vous, par exemple, . v -^ Quand je vous parle , et que je vous contemple? ^
ADINE
J'ai des soupçons que Vous avfez dessein De m'éprouyer. - A , , - : T ,
' r 1 ' DXJKFISE en sVcriant;
. Ah ! le petit malin !
Qu'il est rusçVoûs cet âir d'inriocehee f ; .7
C'est l'ambuV mênie âû sortir de redfancë* ' "*"*'* Allez-vous-en : le danger est trop grand; Je ne veux plus vous voir absolument. *
•ADINE. : " r : •
Vous me chassez ; if faut que je Votas* quitte.
DORFISE.
C'est obéir à mon ordre un peu vite. V
Là, revenez. Mon estithe est au point Que contre vous je né me fâche point.
N'abusez pas de mon estime eitrême.
ADINE
Vous estimez monsieur Blanford de, même •.,. , Estime-t-on deux homeip & 3 la fois ?
t DPflEISE.
Oh! non , jamais; et les aimables lois - ' " ; De la raison , de la tendresse sage> ïont qu'on succède , et non pas qu'on partagea Vous apprendrez à vWre auprès aVmoi. . • .:
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68a THÉÂTRE.
ÀDJNE.
J'apprends fceaucoup par tout ce que je voi.
DORtlSB.
Lorsque le ciel, inoh 'fais , fbitae littë belle , Il fait d'aîfcrtf (iii h^mê**prfcs p oùr tffcj Nous le chëhiftonsi longtemps àvèé rëistob.
Ou fait vingt chori «tant d^h fairte Un bofl; On suit une omforé ; âti hësàrtl on é'épWmvfc ; Toujours on cherche , et ràréttiént 6n trouvé t L'instinct sèfcr'él Volé après lé vrai trïëft:.. .
(vivement él tetadremeat. }:. .'?
Quand on tour trouve» il ne faut chercher rîèa!
::-. ÀtflïfE. . r . - % .
Si vous saviez ce que j'ai l'honneur d'être, Vous changeriez çVopiiaHMi peut-être. 2 . . .
DORFISE.
Eh ! point di| leut.
adiné.
Peu digne de vos soins , Connu de vous , vous m'estimeriez moins , Et nous afefrlôné attrapés l'un et l'autre.
fiORFÏSÉ.
Attrapés! vous? quelle idée est la vôtre I Mon ici 'enfant, j'e pré tënxls.... Ah! pourquoi Venir sï lot ^interrompre?... Eh, c'est toi!
SGÙm ÏJI.
COLETTE, DOBFlJSjp, AblîVË.
COLETTE avec empressement.
Très-importunç , et très-triste de l'être^ Mais un cmiçfom , fïus imnortiw. peut-être ,
S'en va venir: c'est monsieur Bartolin.,
DORFiSE.
Le prétendu? je l'attendais demain ; Il m'a trompée, il revient;, le bcMrbare!
COLETTE
Le contre-temps estencor plus i^izarre^ Ce chevalier , le roi clés étourclis, Méconnaissant ïe patron du logis , Cause avec luî/plaTsainte, s y évertpe, Et le retient malgré lui dans la rue.
Tantmièui, o ciel!
<tofcfi¥*fc. !
Point 5 , \nadame ; tant pis , Car l'indiscret ,ocinsHfiè je voua Ite dis , Ne sachant pas quel test ie periounage , :
Crie hautement 4 1m riant au >vi$aée , Que nul chez vous n'entrera d'awou
aujourd'hui ,
Que tout le monde est *e*ck* comme lui ; Que Bartolin n'est tïeûrcpiW trosble^e; Et quJà présent , dans un «taux tête-à-tête , Madame, au fond de 60a appartement, Loin du grand monde est vertueusement.
Le Bartolin , que le dépit transporte , Prétend qu'il va faire enfoncer la porte.
Le chevalier , toujours d'un ton railleur , Crève de rire , «* i'wntre 4e êtfuteûr. #
Et moi de crainte. An! Colette, «qae laine?
OU nous fourrer?
ADINE
Quel «st douche tqystere?
DO&FUG.
Ce mystère «st que vous êtes j>erdu : , Que je suis morte. ÇL! Colette 9 où vas-£u?
ADINE
Que deviendrai-je?
DORFÏSE à Colette. .
ifemte; 491 , demeure.
Quel temps il «rend ! fevetàr à «ette heure !
(à^dine.),
Dans ce réduit cachez-rvous tout le. soir ; Vous trouverez un ample manteau noir , Fourrez-vous-y. Mou Dieu ! c'est lui , sans doute.
ADINE allant dans Ie<afci«ftt.
Hélas! voilà ce que l'amour fn^e coûte!
DO»pi8«:.
Ce pauvre enfant, qu'il mUûmel
Eh! taisez-vous.
On vient) hélas! ç'iestle futur époux.
•SCÈME' IV.
BARTOLIN, ©<XRFlSt, COLETTE.
DO K FI SE allant au-àevant de Baittolin.
Mon cher monsieur , le ciel vous accompagne!... Vous revenez bien tard de la campagne!
Vous m'avez fait un si grand déplaisir* Que je suis prête k .m'en içauoair.
BARjTOilir.
Le chevalier -disait tout au contraire.
D^ftFIS*.
Tout ce -qu'il dit est ïau*$ <Je aui* smoère,, Il faut me croire $ -il m'aime à k fureur j Il est au vif piqué de ma. rigueur* Son vain caquet au'étoundit * ro'*woramfi c Et je ne veux jamais revoir cet homme»
BARTOLIN.
Mais cependant de bon sens il parlait
DORFISE. •
Ne croyez rien de tout ce qu'il disait.
BARTOLIN.
Soit ; mais il faut , pour finir nos affaires , Prendre en ces lieux les choses nécessaires.
DORFISE d'un ton caressant.
Que faites- vous ? arrêtez-vous j holà !
N'entrez donc point dans ce cabinet-là.
BARTOLIN.
Comment! pourquoi?
DORFISE, après avoir réré.
Du même esprit poussée, J'ai, comme vous , eu , mon cher , en pensée... De mettre ici nos papiers en état....
J'ai fait venir notre vieil avocat....
Nous consultions ; une grande faiblesse L'a pris soudain.
BARTOLIN.
C'est excès de vieillesse»
COLETTE
On va donner au bon petit vieillard # Un....
BARTOLIN.
Oui , j'entends.
DORFISE.
On l'a mis à l'écart; De mon sirop il a pris «ne dose, Et maintenant je pense qu'il repose.
BARTOLIN.
Il ne repose point , car je l'entends Qui marche encore , et tousse là-dedans.
GOLETTE.
En bien , faut-il , lorsqu'un avocat tousse, L'importuner?
BARTOLIN.
Tout cela me courrouce ; Je veux entrer.
• (il entre dans le cabinet. ) DORFISE.
ciel ! fais donc si bien Qu'il cherche tout sans pouvoir trouver rien. Hélas! qu'entends-je? on s'écrie, il dit : Tue; Mon avocat est mort , je suis perdue.
Où suis-je ? hélas ! de quel coté courir ?
Dans quel couvent m'aller ensevelir?
Ou me noyer?
LA PRDDE. 585
BARTOLIN revenant et tenant Adine par le bras.
Ah ! ah I notre future , Vos avocats sont d'aimable figure !
Dans le barreau vous choisissez très-bien. Venez, venez, notre vieux praticien; D'ici sans bruit il vous faut disparaître , Et vous irez plaider par la feuetre; Allons , et vite.
DORFISE.
Écoutez-moi ; pardon , Mon cher mari.
ADINE
Lui , son mari !
BARTOLIN * Adine.
Fripon !
Il faut d'abord commencer ma vengeance Par l'étriller à ses yeux d'importance.
ADINE
Hélas ! monsieur , je tombe à vos genoux , Je ne saurais mériter ce courroux.
Voua me plaindrez si je me fais connaître; Je ne suis point ce que je peux paraître.
BARTOLIN.
Tu me parais un vaurien , mon ami, Fort dangereux , et tu seras puni. *
Viens çà , viens çà ! ,
ADINE
Ciel î au secours , à l'aide l De grâce! hélas! .
DORFISE.
La rage le possède.
A mon secours , tous mes voisins !
BARTOLIN.
Tais-toi.
DORFISE, COLETTE, ADINE.
A mon secours!
BARTOLIN emmenant Adine.
Allons, sors dé chez moi.