‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 19 sur 466 · DO» PISE · texte numérisé non relu

DO» PISE

€t>ifcttjettt ào&tl Vous possédez aussi Fart de vous taire?

Àh ! vous avez tous lf s talf ns 4e *pWre. , ( : , » Jeuno et discret-! je vais , moi 9 ^n'expliquer. ;, : : Si quelque jopr, pour vous bien dépiquer, , , f / De la gueuon qui fit votr^ conque^, [ .;•, ,

On vous offrait une personne honnête *,,*,,.,., < * ï Riche, estimqe, ett surtout t possédant f , t , , ; , ,] Un cœur tout .ueuf , niais solide et constant , t >^ ' Tel qu'il en est très-peu dans la Turquie,* Et moins encor, je-cvois^ dânsmapatarierj - hn-Jl- Que di riez-vous? que vous; ew semblerait?

..i :• ':• ...ADIKBl; r- ' t *- <■ < < •

Mais.... ^je dirai» que l'on me tromperait.

DOUFIS-E/ Àh! c'est trop loin pousser la défiance ! ,: * î: t -* Ayez, mon fils , un peu plus d'assurance.

' ( ,] . ' .; ADINI5. : , t/ru ;, 7 ,[, lll|ïl( r> Pardonnez-moi; mais les cœurs malheureux, .., ):: j Vous le savez , sont un peu soupçonneux.

dorfise. „...,• ,, A Eh! quels soupçons avez vous, par exemple, . v -^ Quand je vous parle , et que je vous contemple? ^

ADINE

J'ai des soupçons que Vous avfez dessein De m'éprouyer. - A , , - : T ,

' r 1 ' DXJKFISE en sVcriant;

. Ah ! le petit malin !

Qu'il est rusçVoûs cet âir d'inriocehee f ; .7

C'est l'ambuV mênie âû sortir de redfancë* ' "*"*'* Allez-vous-en : le danger est trop grand; Je ne veux plus vous voir absolument. *

•ADINE. : " r : •

Vous me chassez ; if faut que je Votas* quitte.

DORFISE.

C'est obéir à mon ordre un peu vite. V

Là, revenez. Mon estithe est au point Que contre vous je né me fâche point.

N'abusez pas de mon estime eitrême.

ADINE

Vous estimez monsieur Blanford de, même •.,. , Estime-t-on deux homeip & 3 la fois ?

t DPflEISE.

Oh! non , jamais; et les aimables lois - ' " ; De la raison , de la tendresse sage> ïont qu'on succède , et non pas qu'on partagea Vous apprendrez à vWre auprès aVmoi. . • .:

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68a THÉÂTRE.

ÀDJNE.

J'apprends fceaucoup par tout ce que je voi.

DORtlSB.

Lorsque le ciel, inoh 'fais , fbitae littë belle , Il fait d'aîfcrtf (iii h^mê**prfcs p oùr tffcj Nous le chëhiftonsi longtemps àvèé rëistob.

Ou fait vingt chori «tant d^h fairte Un bofl; On suit une omforé ; âti hësàrtl on é'épWmvfc ; Toujours on cherche , et ràréttiént 6n trouvé t L'instinct sèfcr'él Volé après lé vrai trïëft:.. .

(vivement él tetadremeat. }:. .'?

Quand on tour trouve» il ne faut chercher rîèa!

::-. ÀtflïfE. . r . - % .

Si vous saviez ce que j'ai l'honneur d'être, Vous changeriez çVopiiaHMi peut-être. 2 . . .

DORFISE.

Eh ! point di| leut.

adiné.

Peu digne de vos soins , Connu de vous , vous m'estimeriez moins , Et nous afefrlôné attrapés l'un et l'autre.

fiORFÏSÉ.

Attrapés! vous? quelle idée est la vôtre I Mon ici 'enfant, j'e pré tënxls.... Ah! pourquoi Venir sï lot ^interrompre?... Eh, c'est toi!

SGÙm ÏJI.

COLETTE, DOBFlJSjp, AblîVË.

COLETTE avec empressement.

Très-importunç , et très-triste de l'être^ Mais un cmiçfom , fïus imnortiw. peut-être ,

S'en va venir: c'est monsieur Bartolin.,

DORFiSE.

Le prétendu? je l'attendais demain ; Il m'a trompée, il revient;, le bcMrbare!

COLETTE

Le contre-temps estencor plus i^izarre^ Ce chevalier , le roi clés étourclis, Méconnaissant ïe patron du logis , Cause avec luî/plaTsainte, s y évertpe, Et le retient malgré lui dans la rue.

Tantmièui, o ciel!

<tofcfi¥*fc. !

Point 5 , \nadame ; tant pis , Car l'indiscret ,ocinsHfiè je voua Ite dis , Ne sachant pas quel test ie periounage , :

Crie hautement 4 1m riant au >vi$aée , Que nul chez vous n'entrera d'awou

aujourd'hui ,

Que tout le monde est *e*ck* comme lui ; Que Bartolin n'est tïeûrcpiW trosble^e; Et quJà présent , dans un «taux tête-à-tête , Madame, au fond de 60a appartement, Loin du grand monde est vertueusement.

Le Bartolin , que le dépit transporte , Prétend qu'il va faire enfoncer la porte.

Le chevalier , toujours d'un ton railleur , Crève de rire , «* i'wntre 4e êtfuteûr. #

Et moi de crainte. An! Colette, «qae laine?

OU nous fourrer?

ADINE

Quel «st douche tqystere?

DO&FUG.

Ce mystère «st que vous êtes j>erdu : , Que je suis morte. ÇL! Colette 9 où vas-£u?

ADINE

Que deviendrai-je?

DORFÏSE à Colette. .

ifemte; 491 , demeure.

Quel temps il «rend ! fevetàr à «ette heure !

(à^dine.),

Dans ce réduit cachez-rvous tout le. soir ; Vous trouverez un ample manteau noir , Fourrez-vous-y. Mou Dieu ! c'est lui , sans doute.

ADINE allant dans Ie<afci«ftt.

Hélas! voilà ce que l'amour fn^e coûte!

DO»pi8«:.

Ce pauvre enfant, qu'il mUûmel

Eh! taisez-vous.

On vient) hélas! ç'iestle futur époux.

•SCÈME' IV.

BARTOLIN, ©<XRFlSt, COLETTE.

DO K FI SE allant au-àevant de Baittolin.

Mon cher monsieur , le ciel vous accompagne!... Vous revenez bien tard de la campagne!

Vous m'avez fait un si grand déplaisir* Que je suis prête k .m'en içauoair.

BARjTOilir.

Le chevalier -disait tout au contraire.

D^ftFIS*.

Tout ce -qu'il dit est ïau*$ <Je aui* smoère,, Il faut me croire $ -il m'aime à k fureur j Il est au vif piqué de ma. rigueur* Son vain caquet au'étoundit * ro'*woramfi c Et je ne veux jamais revoir cet homme»

BARTOLIN.

Mais cependant de bon sens il parlait

DORFISE. •

Ne croyez rien de tout ce qu'il disait.

BARTOLIN.

Soit ; mais il faut , pour finir nos affaires , Prendre en ces lieux les choses nécessaires.

DORFISE d'un ton caressant.

Que faites- vous ? arrêtez-vous j holà !

N'entrez donc point dans ce cabinet-là.

BARTOLIN.

Comment! pourquoi?

DORFISE, après avoir réré.

Du même esprit poussée, J'ai, comme vous , eu , mon cher , en pensée... De mettre ici nos papiers en état....

J'ai fait venir notre vieil avocat....

Nous consultions ; une grande faiblesse L'a pris soudain.

BARTOLIN.

C'est excès de vieillesse»

COLETTE

On va donner au bon petit vieillard # Un....

BARTOLIN.

Oui , j'entends.

DORFISE.

On l'a mis à l'écart; De mon sirop il a pris «ne dose, Et maintenant je pense qu'il repose.

BARTOLIN.

Il ne repose point , car je l'entends Qui marche encore , et tousse là-dedans.

GOLETTE.

En bien , faut-il , lorsqu'un avocat tousse, L'importuner?

BARTOLIN.

Tout cela me courrouce ; Je veux entrer.

• (il entre dans le cabinet. ) DORFISE.

ciel ! fais donc si bien Qu'il cherche tout sans pouvoir trouver rien. Hélas! qu'entends-je? on s'écrie, il dit : Tue; Mon avocat est mort , je suis perdue.

Où suis-je ? hélas ! de quel coté courir ?

Dans quel couvent m'aller ensevelir?

Ou me noyer?

LA PRDDE. 585

BARTOLIN revenant et tenant Adine par le bras.

Ah ! ah I notre future , Vos avocats sont d'aimable figure !

Dans le barreau vous choisissez très-bien. Venez, venez, notre vieux praticien; D'ici sans bruit il vous faut disparaître , Et vous irez plaider par la feuetre; Allons , et vite.

DORFISE.

Écoutez-moi ; pardon , Mon cher mari.

ADINE

Lui , son mari !

BARTOLIN * Adine.

Fripon !

Il faut d'abord commencer ma vengeance Par l'étriller à ses yeux d'importance.

ADINE

Hélas ! monsieur , je tombe à vos genoux , Je ne saurais mériter ce courroux.

Voua me plaindrez si je me fais connaître; Je ne suis point ce que je peux paraître.

BARTOLIN.

Tu me parais un vaurien , mon ami, Fort dangereux , et tu seras puni. *

Viens çà , viens çà ! ,

ADINE

Ciel î au secours , à l'aide l De grâce! hélas! .

DORFISE.

La rage le possède.

A mon secours , tous mes voisins !

BARTOLIN.

Tais-toi.

DORFISE, COLETTE, ADINE.

A mon secours!

BARTOLIN emmenant Adine.

Allons, sors dé chez moi.

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