‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 194 sur 466 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

Les Précédées, L'INTÇNDANT.

L'INTENDANT

Non, il n'en est plus temps..

M™. AUBÔNNÈ. l

Juste ciel que j'implore!

L'INTENDANT. * II n'a pas à ce coup survécu d'un moment.

Cachons bien à sa mère, un si triste accident.

M»". AUBONNE en pleurant.

Les pierres parleront , si nous osons nous taire.

L'INTENDANT

C'est fort loin du château que-cette horrible affaire

Sous mes yeux s'est passée; et, presque au même instant,

Pour préparer madame à cet événement ,

J'empêche ; si je puis , qu'on n'entre et qu'on ne sorte :

Je fais lever les ponts , je fais fermer la porte.

Madame heureusement se retire en secret , *

Dans ce moment fatal, au fond d'un cabinet

Ou tout ce bruit affreux ne peut se faire entendre.

Ne blessons point un cœur si sensible et si tendre ;

Épargnons une mère.

Hélas! à quel état Sera-t-elle réduite après cet attentat ?

Je plains son fils.... le temps l'aurait changé peut-être.

L'INTENDANT

Il était bien méchant $ mais il était mon maître.

M m *. AUBONNE.

Quelle mort! et par qui! #

L'INTENDANT

Dans quel temps , juste ciel !

Dans le plusi beau des jours , dans le plus solennel , Quand le roi vient chez nous!

JULIE

Hélas ! ma pauvre Aubonne Que deviendra Chariot?

VIXT&B&ABT.

Peut-être m pnonn»

Aux mains debfoMfee est livueaà prescat.

, mit

Ce garçon n'a rien fait qa'a >w cerps défendant t U justice est «■*»■»•„««»«».

Ah Iles Icm sont bien dures!

BàBBT 1 ftuinot.

Charlotseraitperfa! ^^

Ce sont des aventures Qui font bien de la peine , et qu'on ne cent prévoir. On est gai le matin , on est pendu le soir.

BABET

Mais le marquis est-il tont-à-fait mort?

L'INTENDANT

Sans doute) Le médecin Ta dit.

JULIE

Pins de ressource?

GXJILLOT à Bal**.

Écouta, 11 en disait de moi l'an passé tout autant; 11 croyait m'entetw , et me voilà pourtant

L'INTENDANT

Non,vousdis-je,il estmort,i! n'est plus d'espérance. Mes enfens , au logis , gardez bien le silence.

4 GUILLOT

Je gage que s* mère a déjà tout appris.

M»*. AUBONNE

J'en mounai.... mm *H°ns , k dessein en est pris.

( elle tort. ) BABET.

Ah ! j'entends bien du bruit et âes cris chez madame!

GUILLOT

On n'a jamais gardé le silence.

JULIE

Mon âme D'une si bonne mère éprouve les douleurs.

Courons, allons mêler lues larmes à ses pleurs.

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