‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 193 sur 466 · JULIE, M"*, AUBONNE, BABET, GUILLOT · texte numérisé non relu

JULIE, M"*, AUBONNE, BABET, GUILLOT

GUILLOT, en criant.

Ah, mon Dieu! quel malheur!

JULIE

Quoi?

GUILLOT

Qu'est-U arrivé?

M mt . AUBONNE.

Notre jeune seigneur...

JULIE

A-t-il fait à Chariot quelque nouvelle injure?

GUILLOT

Il ne donnera plus des soufflets , je vous jure, A moins qu'il n'en revienne.

U m *. AUBONNE.

Ah, mon Dieu! que dis- tu? Babet l'aura pu voir.

BABET

J'ai dit ce que j'ai vu , Pas grand'chose.

M"«. AUBONNE

Eh ! butor, dis donc vite , de grâce , Ce qui s'est pu passer et tout ce qui se passe.

GUILLOT

Hélas! tout est passe. Le marquis, là dehors , Est troué d'un grand coup tout au travers du corps. M m «. AUBONNE.

Ah, malheureuse !

JULIE

Hélas ! vous répandez des larmes !

Mais ce n'est pas Chariot , Chariot n'avait point d'armes,

guillot; On en trouve bientôt. Ce marquis turbulent Poursuivait notre ami, ma foi , très-vertement.

L'autre, qui sagement se battait en retraite , Déjà d'un écuyer ayait saisi la brette.

Je lui criais de loin : Chariot, garde-toi bien D'attendre monseigneur, il ne ménage rien.

J'ai trop, à mes dépens, appris à le connaître : Va-t'en : il ne faut pas s'attaquer à son maître. Mais Chariot lui disait : Monsieur, n'approchez pas. Il s'est trop approché, voilà le mal.

M me . AUB0NNE.

Bêlas!

Allons le secourir, s'il en est temps encore.

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