JULIE, M"*, AUBONNE, BABET, GUILLOT
GUILLOT, en criant.
Ah, mon Dieu! quel malheur!
JULIE
Quoi?
GUILLOT
Qu'est-U arrivé?
M mt . AUBONNE.
Notre jeune seigneur...
JULIE
A-t-il fait à Chariot quelque nouvelle injure?
GUILLOT
Il ne donnera plus des soufflets , je vous jure, A moins qu'il n'en revienne.
U m *. AUBONNE.
Ah, mon Dieu! que dis- tu? Babet l'aura pu voir.
BABET
J'ai dit ce que j'ai vu , Pas grand'chose.
M"«. AUBONNE
Eh ! butor, dis donc vite , de grâce , Ce qui s'est pu passer et tout ce qui se passe.
GUILLOT
Hélas! tout est passe. Le marquis, là dehors , Est troué d'un grand coup tout au travers du corps. M m «. AUBONNE.
Ah, malheureuse !
JULIE
Hélas ! vous répandez des larmes !
Mais ce n'est pas Chariot , Chariot n'avait point d'armes,
guillot; On en trouve bientôt. Ce marquis turbulent Poursuivait notre ami, ma foi , très-vertement.
L'autre, qui sagement se battait en retraite , Déjà d'un écuyer ayait saisi la brette.
Je lui criais de loin : Chariot, garde-toi bien D'attendre monseigneur, il ne ménage rien.
J'ai trop, à mes dépens, appris à le connaître : Va-t'en : il ne faut pas s'attaquer à son maître. Mais Chariot lui disait : Monsieur, n'approchez pas. Il s'est trop approché, voilà le mal.
M me . AUB0NNE.
Bêlas!
Allons le secourir, s'il en est temps encore.