‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 196 sur 466 · BA3ET · texte numérisé non relu

BA3ET

Quel crime a-t-il donc fait? Ne vaut-il pas bien mieux Tuer quatre marquis qu'être tué par eux?

GUILLO*.

Elle a. toujours raison s o'est tw^bieu dit.

J'espère Qu'on souffrira du «août» 4110 je parle à ma mère ? « Voudrait-on me priver de tes dernier* adieux ? VÏNTEHDAST.

Elle s'est évadée , elle est loin de ces lient.

GÙILLOT.

Quoi ! ta mère est complice?

i colère.

Quand tu voudras ir bien faire.

Elle ne veut plus \ Indigne de sa mèn

Mais que je plains, .. — « — D — îtresse!

Et que je plains Julie ! elle avait la tendresse De monsieur le marquis; et mes funestes coups Privent l'une d'un fils , et l'autre d'un époux. Non , je ne veux plus voir ce château respectable Ou l'on daigna tn'aimer, ou je fus si coupable.

(àl'intti«Unt.)

Vous, monsieur , si jamais, dans leur, triste maison, Après cet attentat vous prononces mon nom , J'ose vous conjurer de bien dire à madame Qu'elle a toujours régné jusqu'au fond de mou âme; Que j'aurais prodigue mon sang pour la servir; Que j'ai , pour la venger . demandé de mourir : Daignez en dire autant à la noble Julie.

Hélas ! dans la maison mon enfance nourrie Me laissait peu prévoir tant d'horribles malheurs! Vous tous qui m* écoutez, pardonnez-moi mes pleurs , Ils ne sont pas pour moi... la source en est plus belle.... Adieu, conduisez-moi.

^INTENDANT

Que cette fin cruelle, Que ce jour malheureux doit bien se déplorer!

GtJILLOT.

Tout pleure , je ne sais s'il faut aussi pleurer.

Qu'on aime ce Chariot ! Chariot plaît , quoi qu'il fasse.

On n'en ferait pas tant pour moi.

BABET à ceux qui emmènent Chariot.

Messieurs , de grâce , Ne l'enlevez donc pas.... Suivons-le au moins des yeux.

GUILLOT

Allons , suivons aussi, car on est curieux.

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