SCÈNE IV
Les Pabcedens, LA COMTESSE soutenue par deux su jvanUs.
LA COMTESSE
Mes filles , laissez-moi ; que je parle à Julie. Dans ma chambre avec moi Je ne saurais rester. /
I^INTENDi^T àBabet.
Elle veut être seule , il faut nous écarter.
(iU sortent.) L A G O MTE S S E se jetant dans un fauteuil.
ma chère Julie ! en ma douleur profonde,
Ne m'abandonnez pas.... je n'ai que Vous au moridc.
&{© THÉATBB.
JULIE
Vous m'ayez tenu lieu d'une mère , el mon bemt Répond toujours au vôtre et sent votre malheur.
LA 60MTE8S&
Ma fille , voilà donc quel est votre hyménéë I Ah! j'avais espéré vous rendre fortunée.
JULIE
Je pleure votre sort.... et je sais m f oublier.
LA COMTESSE
Le roi même en ces lieux devait vous marier.
Au lieu de cette fête et si sainte et si éhère , J'ordonne de mon fils la pompe funéraire !
Ah, Julie!
JULIE
En ce temps , en ce séjour de pleurs , Comment de la maison faire au roi les honneurs?
LA. COMTESSE
J'envoie auprès de lui, je l'instruis de ma perte;
Il plaindra les horreurs oh mon âme est ouverte ;
Il aura des égards ; il ne mêlera pas
L'appareil des festins à celui du trépas.
Le roi ne viendra poiut ... tout a changé de face.
JULIE
Ainsi... le meurtrier..* n'aura donc point sa grâce ?
LA COMTESSE
Il est bien criminel !
JULIE
U s'est vu bien pressé.
A ce coup malheureux le marquis l'a torcé.
LA GOUTEfia&m&mtmt.
Il devait fuir plutôt. *
% Votre fils eu calère....
*>A COMTESSE ié Mu*.
H devait dans mon fils respecter une mère.
Le fils de sa nourrice, © cieli tuer mon fils! Cette femme, après tout f dont les soins infini* Ont conduit leur enfance , et oui tous deux les aime, En ne paraissant point , le condamne elle-même.
JULIE
Vous aviez protégé ce jeune malheureux.
LA COMTESSE
Je l'aimais tendrement: mon sort e#t plus affreux, Son attentat plus granq. ,
9 JtJLlÉ. '
Faudra-t-il qu'il périsse ?
LA COMTESSE
Quoi! deux morts au lieu d'une!
JULIE
, Hélas ! notre nourrice
Ferait donc la troisième I
LA COMTESSE
Ah! je n'en puis douter.
Elle est mère... tt je sais ce qu'il en doit coûter. Hélas ! ne parlons point de vengeance et de peine. Ma douleur me suffit.
( on entend du bruit. )
Quelle rumeur soudaine!
( le peuple derrière le théâtre.)
Vive le roi ! le roi ! le roi ! le roi , le roi ! *