‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 199 sur 466 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Pabcedens, LA COMTESSE soutenue par deux su jvanUs.

LA COMTESSE

Mes filles , laissez-moi ; que je parle à Julie. Dans ma chambre avec moi Je ne saurais rester. /

I^INTENDi^T àBabet.

Elle veut être seule , il faut nous écarter.

(iU sortent.) L A G O MTE S S E se jetant dans un fauteuil.

ma chère Julie ! en ma douleur profonde,

Ne m'abandonnez pas.... je n'ai que Vous au moridc.

&{© THÉATBB.

JULIE

Vous m'ayez tenu lieu d'une mère , el mon bemt Répond toujours au vôtre et sent votre malheur.

LA 60MTE8S&

Ma fille , voilà donc quel est votre hyménéë I Ah! j'avais espéré vous rendre fortunée.

JULIE

Je pleure votre sort.... et je sais m f oublier.

LA COMTESSE

Le roi même en ces lieux devait vous marier.

Au lieu de cette fête et si sainte et si éhère , J'ordonne de mon fils la pompe funéraire !

Ah, Julie!

JULIE

En ce temps , en ce séjour de pleurs , Comment de la maison faire au roi les honneurs?

LA. COMTESSE

J'envoie auprès de lui, je l'instruis de ma perte;

Il plaindra les horreurs oh mon âme est ouverte ;

Il aura des égards ; il ne mêlera pas

L'appareil des festins à celui du trépas.

Le roi ne viendra poiut ... tout a changé de face.

JULIE

Ainsi... le meurtrier..* n'aura donc point sa grâce ?

LA COMTESSE

Il est bien criminel !

JULIE

U s'est vu bien pressé.

A ce coup malheureux le marquis l'a torcé.

LA GOUTEfia&m&mtmt.

Il devait fuir plutôt. *

% Votre fils eu calère....

*>A COMTESSE ié Mu*.

H devait dans mon fils respecter une mère.

Le fils de sa nourrice, © cieli tuer mon fils! Cette femme, après tout f dont les soins infini* Ont conduit leur enfance , et oui tous deux les aime, En ne paraissant point , le condamne elle-même.

JULIE

Vous aviez protégé ce jeune malheureux.

LA COMTESSE

Je l'aimais tendrement: mon sort e#t plus affreux, Son attentat plus granq. ,

9 JtJLlÉ. '

Faudra-t-il qu'il périsse ?

LA COMTESSE

Quoi! deux morts au lieu d'une!

JULIE

, Hélas ! notre nourrice

Ferait donc la troisième I

LA COMTESSE

Ah! je n'en puis douter.

Elle est mère... tt je sais ce qu'il en doit coûter. Hélas ! ne parlons point de vengeance et de peine. Ma douleur me suffit.

( on entend du bruit. )

Quelle rumeur soudaine!

( le peuple derrière le théâtre.)

Vive le roi ! le roi ! le roi ! le roi , le roi ! *

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