SCÈNE VI
Les PȎcedeks , LE ROI et toute sa Code, CHARLOT. LE ROI.
Je viens mettre en vos bras le comte de Givry , Le fils de mon ami, qui le sera lui-même.
Je rends grâces au ciel , dont la bonté suprême Par le coup inouï d'un étrange moyen A fait votre bonhepr* et préparé le mien.
Je vous rends votre fils, et j'honore sa mère^ Il me suivra demain dans la noble carrière OU de tout temps , madame , ont couru vos aïeux. Déjà nos ennemis approchent de ces lieux; \ Je cours de ce château dans le champ de la gloire ; Mon sort est de chercher la mort ou la victoire. Votre fils combattra , madame , à mes côtés; Mais, délivrés tous deux de nos adversités , Ne songeons qu'à goûter un moment si prospère. LA. COMTESSE,
Adorons des Français le vainqueur et le père.
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VARIANTES de Chariot, ou la Comtesse de GUny.
a Je fais ce que je dois.
Il m'eût été bien doux de consacrer ma vie A servir dignement la divine Julie.
Heureux qui , recherchant la gloire et le danger , Entre un héros et vous pourrait se partager ! Heureux à qui Pépiât d'une illustre naissance A permis de nourrir cette noble espérance !
Pour moi qu'aux derniers rangs le sort veut captiver^ Vers la gloire de loin si je puis m'élever ; Si quelque occasion , quelque heureux avantage , Peut jamais pour mon prince exercer mon courage, De vous, de vos boutés, je voudrais obtenir Pour prix de tout mon |aog un léger souvenir
Ali ! je me souviendrai de -vous toute ma vie. Élevée avec vous , moi ! que je vous oublie ! Mais vous ne quittez point la maison pour jamais. '
Madame la comtesse et ses dignes bienfaits , Une très-bonne mère , et, s'il le faut , moi-même , Tout vous doit rappeler , tout le château vous aime. Ma bonne , ordonnez-lui de revenir souvent.
M m *. AUBOMNE tn soupirant.
Je* ne souffrirai pas un long éloignement.
Ah ! ma mère , à mon cœur il manque l'éloquence. Peignez-lui les transports de ma reconnaissance ; Faites-moi mieux parler que je ne puis.
JULIE
Chariot...
LA COMTESSE, Dans l'ént où je suis , ô ciel I il vient chez moi !