‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 27 sur 466 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

DORFXSE, COLETTE.

DORFISE.

Sans doute on a- conjuré m* rame.

Si je pouvais revoir ce jeune Àdine i

11 est si doux, si sage, si discret!

Il me dirait ce qu'on dit ^ ce qu'on fait *

On pourrait prendre avec lui des mesures

Qui rendraient bien mes affaires plus sères.

Hélas ! que faire ?

COLETTE

Eh bien ! il le faut voir x Honnêtement lui parler.

DORFISE.

Vers le sojr.

Chère Colette , ah ! s'il se pouvait faire Qu'un bon succès ^couronnât ce mystère !

Si je pouvais conserver prudemment Toute ma gloire ,.et garder mon amant!

Hélas! qu'au moins un des deux me demeure!

COLETTE

Un d'eux suffit.

DORFISE.

Mais as-tu tout à l'heure

Recommandé qu'ici le chevalier

Avec grand bruit vînt en particulier?

GOLETT^Î.

Il va venir ; il est toujours le même , Et prêt à tout : car il croit qu'il vous aime, DORFISE.

Il peut m'aider ; le sage en ses desseins Se sert des fous pour aller à ses fins.

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