SCÈNE PREMIÈRE
DORFXSE, COLETTE.
DORFISE.
Sans doute on a- conjuré m* rame.
Si je pouvais revoir ce jeune Àdine i
11 est si doux, si sage, si discret!
Il me dirait ce qu'on dit ^ ce qu'on fait *
On pourrait prendre avec lui des mesures
Qui rendraient bien mes affaires plus sères.
Hélas ! que faire ?
COLETTE
Eh bien ! il le faut voir x Honnêtement lui parler.
DORFISE.
Vers le sojr.
Chère Colette , ah ! s'il se pouvait faire Qu'un bon succès ^couronnât ce mystère !
Si je pouvais conserver prudemment Toute ma gloire ,.et garder mon amant!
Hélas! qu'au moins un des deux me demeure!
COLETTE
Un d'eux suffit.
DORFISE.
Mais as-tu tout à l'heure
Recommandé qu'ici le chevalier
Avec grand bruit vînt en particulier?
GOLETT^Î.
Il va venir ; il est toujours le même , Et prêt à tout : car il croit qu'il vous aime, DORFISE.
Il peut m'aider ; le sage en ses desseins Se sert des fous pour aller à ses fins.