‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 311 sur 466 · MORILLO, SANCHETTE, GUILLOT · texte numérisé non relu

MORILLO, SANCHETTE, GUILLOT

GUILLOT teint euovMé.

Au secours ! au secours ! ah! quelle étrange aubade !

Quoi donc ?

SANCHETTE

Qu'a-t-il donc fait? f

GUILLOT

Dans ces jardins là-bas....

MÔBILLO.

Eh bien ? *

GUILLOT

Cet AJamir et ce monsieur l'alcade;

Les gens d'Alamir , èes soldats Ayant du fer partout, en tête, au dos, aux bras ; L étrangère enlevée au milieu des gendarmes, Et le brave Alamir tout brillant sous les armes, '

Qui la reprend soudain, et fait tombera bas, Tout alentour de lui, nez, mentons, jambes , bras;

Et la belle étrang ;

Des chevaux renversés s dessous,

Et des valets dessus ; à lassées ;

Des vainqueurs , des fu is , du sang, des coups ,

Des lances à la fois et es ;

Et la tante , et ma femme , et ma fille , avec moi : C'est horrible à penser , je suis tout mort d'effroi.

SANGHETTE.

Eh! n'est-il point blessé ?

C'est lui qui blesse et tue; C'est un héros , un diable.

MORILLO

Ah ! quelle étrange issue !

Quel maudit Àlamir ! quel enragé ! quel fou ! S'attaquer à son maître, et hasarder son cou ! Et le mien , qui pis est ! Ah! le maudit esclandre ! Qu'allons-nous devenir ? Le plus grand châtiment Sera le digne fruit de cet emportement.

Et moi bien sot aussi de vouloir entreprendre De retenir chez moi cette fiere beauté $

Voilà ce qu'it m'en a coûté.

Assemblons nos parens , allons çhe* votre mère » Et tâchons d'assoupir cette effroyable affaire.

SANCHETTE en j'en allant.

Ah ! Guillot ! prends bien soin de ce jeune officier; Il a tort en effet $ mais il est bien aimable : Il est si brave!

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