MORILLO, SANCHETTE, GUILLOT
GUILLOT teint euovMé.
Au secours ! au secours ! ah! quelle étrange aubade !
Quoi donc ?
SANCHETTE
Qu'a-t-il donc fait? f
GUILLOT
Dans ces jardins là-bas....
MÔBILLO.
Eh bien ? *
GUILLOT
Cet AJamir et ce monsieur l'alcade;
Les gens d'Alamir , èes soldats Ayant du fer partout, en tête, au dos, aux bras ; L étrangère enlevée au milieu des gendarmes, Et le brave Alamir tout brillant sous les armes, '
Qui la reprend soudain, et fait tombera bas, Tout alentour de lui, nez, mentons, jambes , bras;
Et la belle étrang ;
Des chevaux renversés s dessous,
Et des valets dessus ; à lassées ;
Des vainqueurs , des fu is , du sang, des coups ,
Des lances à la fois et es ;
Et la tante , et ma femme , et ma fille , avec moi : C'est horrible à penser , je suis tout mort d'effroi.
SANGHETTE.
Eh! n'est-il point blessé ?
C'est lui qui blesse et tue; C'est un héros , un diable.
MORILLO
Ah ! quelle étrange issue !
Quel maudit Àlamir ! quel enragé ! quel fou ! S'attaquer à son maître, et hasarder son cou ! Et le mien , qui pis est ! Ah! le maudit esclandre ! Qu'allons-nous devenir ? Le plus grand châtiment Sera le digne fruit de cet emportement.
Et moi bien sot aussi de vouloir entreprendre De retenir chez moi cette fiere beauté $
Voilà ce qu'it m'en a coûté.
Assemblons nos parens , allons çhe* votre mère » Et tâchons d'assoupir cette effroyable affaire.
SANCHETTE en j'en allant.
Ah ! Guillot ! prends bien soin de ce jeune officier; Il a tort en effet $ mais il est bien aimable : Il est si brave!