‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 318 sur 466 · UN PLAISIR · texte numérisé non relu

UN PLAISIR

( Paroles sur un menuet. — Premier complet )

Non t le plus grand empire Ne peut remplir un cœur; ,-

Charmant vainqueur ,.

• Dieu séducteur , C'est ton délire Qui fait le Bonheur.

( ou danse. ) UNE BERGÈRE. , .,V$ BERGER.

Ah! le refus, la feinte, Ont dés charmes puissans ;

Désirs naissans , ' Combats charmant, * Tendre contrainte,

Tout sert les amans.

J'aime et je crains ma flamme) Je crains le repentir. l

Tendre désir , '

Premier plaisir,

Dieu de mon âme , Fais-moi moins gémir.

"• r (on danse.)

UN AMOUR alternatiTemeut aVec le chœur.

Divinité de Cet heureux séjour , Triomphe et fais grâce , Pardonn* à l'audace , ' ' r Pardonne à l'amour.

En xable.

LE CHOEUR

Divinité de cet heureux séjour* Triompha et fais grâce, , , Pardonne à l'audace, Pardonne à l'amour.

CONSTANCE

On pardonne à l'amour , et non pas à l'audace : Un téméraire amant , ennemi de' ma racé,' Ne pourra m'apaiser jamais. i

1 Lfc ÛUC DE FOIX.

Je connais son malheur, et sans doute il l'accable; Hais serez-vous toujours inexorable?

CONSTANCE

Alamir, je vous le promets.

LE DUC DE FOIX

On neTuit point sa destinée :

Les devins ont prédit à vôtre âme étonnée Qu'un jour votre ennemi serait votre vainqueur.

\ , . , CONSTANCE. ' '[[\ [\'

Les devins se trompaient; fiez r yous à mon cœupv

,;:- % LE CHOEUR cWe.

On diffère vainement; : v .

Le sort nous entraîne , L'amour nous amène Au fatal moment, ;

t ( ( trompettes et timbales. }

Mais d'oii partent ces cris , ces sons % ce bruit de guerre ?

H E R N A N D arrivant avec précipitation.

On marche, et Its Français précipitent leurs pas : Ils n'attendent personne.

LE DUC DE. FOIX* ; • , • r >

Us, ne m'attendront pas; Et je vole avec jeux.

CONSTANCE

Les jeux et les combats . ;

Tour à tour aujourd'hui partagent-ils la terre ?' : Où fuyez-vous , où portez- vous vos pas 7' \ ,- 1*1; duc de; foix.

Je sers sous les Français , -et mon, Revoir m'appelle; Us combattent pour yous : jugez s'il m'est permis ^ - De rester un moment loin d'un peuple fidèle Qui vient vous délivrer de tous vos ennemis.;

• ^ (il sort.)

CONSTATE àLé*onor.

ail

Ah , Léonor ! cachons un trouble si funeste.

La liberté' des pleurs, est tout ce qui me reste. " l '

. \ (elles sortent. )

'' \ / , ' SANCHETTE. '• ' .:; nî

Sans ce brave Alamir que devenir; Hélas I ' ' ' 1

Que d'aventures! quel fracas! . , / ' .

Quels démons en un jo4ir assemb{ept des alcades,

Des Alain^r^ des sérénades K „ , 4 . ;

Des princesses et des combats !

SANCHETTE.r, ,

Vous allez donc aussi servir cette 1 princesse ? Vous suivre?; Alaiwr , vous combattrez ?

\ ' morillo. »

Qui? moi!

Quelque sot I Dieu m'en garde*

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