LA PRÊTRESSE
Le prétendu sage
Croit avoir brisé
Ton noble esclavage :
Il s'est abusé ; C'est un amant méprisé :
Son* dépit est un hommage.
LE GRAND-PRÊTRE. S
Déesse des béros , du is,
Source noble <
Et des vertus et Gloire ! c'est ici qu
Doit nommer pa
Le premier des i
Venez , volez , a Arbitres de la paix, et °rè,
Vous qui domptez, a terre $
Nous allons couronne trous.
(danse de héra Gloire.)
Les SurvAvs os BAGCHUS arrivent avec des Bacchahtes et des Méhaoes, couronnés de lierre, le thvrse à la main. | UN GUERRIER suivant de Bacchu*.
Bacchus est en tous lieux notre guide invincible; Ce héros fier et bienfesant Est toujours aimable et terrible : Préparez le prix qui l'attend.
UNE BACCHANTE ET LE CflOEtJR.
Le dieu des plaisirs va paraître , ' Nous annonçons notre maître :
Ses douces fureurs Dévorent nos cœurs. ' , '
(pendant ce ckoeur, les prêtres de la Gloire reatrtttt datas lejejople, dont let pof tes se ferment, y
ioi8 TrtéATïtE.
L£ GUEtRIER.
Les tigres enchaînés conduisent sur la terre
" r Érijgone etBàccmte; . ; (Iyea victorieux, test vaincus, Tous les dieu* <kls platti**,, tous lesûdienxde la guerre
. „ Marchant ensemble confondu* , k ;
% ;(on entend le bruit des trompettes , des l^utAoîs et des .flûtes ,. -
' ' alternativement 1 . )
•'tiÀ &Aac*rAi*ï».
Je vois la tendre Volupté;
Sur le char sanglant de BeHoaàie;» <i ■., >'
Je vois l'Amour qui cawonna » .' • . * « • ■
La valeur et la beauté.
(Bacchus et Erigone paraissent sur,u«,cj*«j Iraîàrf pa* cUs tigres, entouré de guerriers, de Bacchantes , d'Égypaps et de Satyres.) ,
BACCHUS.' ■ '- • r' !
Érigone , objet pfem d'e charmes,
Objet de nia brûlàtite atfdënr , ' Je n'ai point inventf , d**siés; horreurs des armes, Ce nectar des humains , nécessaire au bonheur , Pour consoler la terre , et pour séchjer ses larmes :
C'était pour enflammer ton cœur.
Bannissons la raison de nos brillantes fêtes :
Non, je ne la connus jamais
Ban
Con Ban
Les
Vous alarmes mon cojur ; il trerabje fy s,è rendre.; De vos emportemeos il, est <épou.^aaté : r) -, , Il serait plus transporté ^ Si le vôtre était pius tendre/ . • ; \ '
; t BAQCHUS; Partagez mes transports divins; . ' . . 4 Sur mon cfear.de. yiejtoiije, au.^seijidçJa mollesse , Rendez le ciel jaloux,, ( epc^aînez lps humains j Un dieu plus fort qiie.moi fliouV entraîne et nous' presse. Que le thyrse règne toujours „'
Dans les plaisirs et dans, la guerre j r .
^Q^'il.ûffAWEî.Jliçu.du tpnnerre Et des flèches de» Amour»,
L£ OHQBGB.
Que le çbyjmrège* tjon|ow* .*. "...
DaufrWplaifiirâ et dans la, gnérrej j . . • j- Qu'il tiénne^jeu^du. tonnerre,, ., t Et des flèches des Amours. ,,',,,
' ÉRJG-ONB.
Quel die» 4e m*u àtne s'empare !
Quai désordre ite+élûevnil
Il trouble mon cœur , il L'égaré ;
L'amour seul rendrait, plus heureux.
. , t ;., BACOSU». »
Mais quel est damt ces heux ce temple sfolitaîre?
A quels; dieux est41 consacré?
Je suis vainqueur; j'ai su vè(us plairez Si Bacchus est comte» Baechus est adore.*
UN DEff $UïyANS dé «accrus.
La Gloire* e*st dans ces lieux le seul' dieu qu'on adore; Elle doit aujourd'hui. r pla<?er'su'r ses autels
Le plus auguste des mortels.
Le vainqueur bienfesàtït des peuples de V Aurore
Aura ces honneurs solennels.
~ rV: ëkîc^o&E , .■ ' /i -'
Un si brillant hommage!
Ne se refuse pas. ' l / '' L'Amour seul me guidait sur c^t heureux rivage j Mais on peut détourner ses pas, Quand la Gloire est sur lé passage.
• ' '' "' («Éteral)hrf.)
La Gloire est une vaine erreur; Mais avec vous c'est le bonheur suprême t C'est vous que j'aime 4 *
C'est vous qui remplisse» mon coeur.
c BAGCJHUSt
Le temple s'ouvre , La Gloire se découvre; ■ ■> •. *
L'objet de mon ardeur f sera étmwrtmé;
Suivez-mot. •'.-•>•' ;
, , (le te mple de U Gloire paraît ouvert.) • '• î
LE GRAND-PRÉTRE delaGloire..
Téméraire , arrêté; ' T
Ce laurier serait profané, ^
S'il avait couronné ta tête ! '
Baochus y qu'on célèbre en tous lieux ,
N'a point ici la préférence;
Il est une vaste distance - Entre les^noms connus et les noms glorieux.
ÉRIGOtfR Eh quoi ! de ses présens la Gloire est**?!le avaïë
Pour ses plus brilîans favoris? *
BACCHUS
J'ai yersë des bienfaits sur l'univers soumis. Pour qui sont ces lauriers que votre main prépare?
LE GRAND-PRÊTRE.' Pour des vertus d'un plus haut prix.
Contentez- vous , Bacchus', de régner dans vos fêtes, D'y noyer tous les maux ^ue vos fureurs ont faits. Laissez-nous couronner de plus belles conquêtes Et de plus grands bienfaits.
BACCHUS. '
Peuple vain , peuple fier ,• ehfans de la tristesse , Vous ne méritez pas des dons si précieux.
Bacchus vous abandonne à la froide Sagesse ;
U ne saurait vous punir mieux.
Volez, suivez-moi, troupe aimable, - Venez embellir d'autres lieux.
Par la main des Plaisirs , des Amours et dçs Jeux,
Versez ce nectar délectable , . Vainqueur des mortels et des dieux;
Volez , suivez-moi , troupe aimable ,
Venez embellir d'autres lieux.
BACCHUS et ÉRIGONE.
Parcourons la terre Au gré de nos désirs.
Du temple de la Guerre Au temple des Plaisirs. <
[PB danse. ) UNE BACCHANTE arec le ebaur,
Bacchus , fier et doux vainqueur , Conduis mes pas , règne en mon cœur ; La Gloire promet le bonheur , Et c'est Bacchus qui nous le donne.
Raison , tu n'es qu'une erreur ,
Et Je chagrin t'environne.
Plaisir, tu n'es point trompeur,
Mon âme à toi a abandonne.
Bacchus , fier et doux vainqueur , etc.