‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 334 sur 466 · LA PRÊTRESSE · texte numérisé non relu

LA PRÊTRESSE

Le prétendu sage

Croit avoir brisé

Ton noble esclavage :

Il s'est abusé ; C'est un amant méprisé :

Son* dépit est un hommage.

LE GRAND-PRÊTRE. S

Déesse des béros , du is,

Source noble <

Et des vertus et Gloire ! c'est ici qu

Doit nommer pa

Le premier des i

Venez , volez , a Arbitres de la paix, et °rè,

Vous qui domptez, a terre $

Nous allons couronne trous.

(danse de héra Gloire.)

Les SurvAvs os BAGCHUS arrivent avec des Bacchahtes et des Méhaoes, couronnés de lierre, le thvrse à la main. | UN GUERRIER suivant de Bacchu*.

Bacchus est en tous lieux notre guide invincible; Ce héros fier et bienfesant Est toujours aimable et terrible : Préparez le prix qui l'attend.

UNE BACCHANTE ET LE CflOEtJR.

Le dieu des plaisirs va paraître , ' Nous annonçons notre maître :

Ses douces fureurs Dévorent nos cœurs. ' , '

(pendant ce ckoeur, les prêtres de la Gloire reatrtttt datas lejejople, dont let pof tes se ferment, y

ioi8 TrtéATïtE.

L£ GUEtRIER.

Les tigres enchaînés conduisent sur la terre

" r Érijgone etBàccmte; . ; (Iyea victorieux, test vaincus, Tous les dieu* <kls platti**,, tous lesûdienxde la guerre

. „ Marchant ensemble confondu* , k ;

% ;(on entend le bruit des trompettes , des l^utAoîs et des .flûtes ,. -

' ' alternativement 1 . )

•'tiÀ &Aac*rAi*ï».

Je vois la tendre Volupté;

Sur le char sanglant de BeHoaàie;» <i ■., >'

Je vois l'Amour qui cawonna » .' • . * « • ■

La valeur et la beauté.

(Bacchus et Erigone paraissent sur,u«,cj*«j Iraîàrf pa* cUs tigres, entouré de guerriers, de Bacchantes , d'Égypaps et de Satyres.) ,

BACCHUS.' ■ '- • r' !

Érigone , objet pfem d'e charmes,

Objet de nia brûlàtite atfdënr , ' Je n'ai point inventf , d**siés; horreurs des armes, Ce nectar des humains , nécessaire au bonheur , Pour consoler la terre , et pour séchjer ses larmes :

C'était pour enflammer ton cœur.

Bannissons la raison de nos brillantes fêtes :

Non, je ne la connus jamais

Ban

Con Ban

Les

Vous alarmes mon cojur ; il trerabje fy s,è rendre.; De vos emportemeos il, est <épou.^aaté : r) -, , Il serait plus transporté ^ Si le vôtre était pius tendre/ . • ; \ '

; t BAQCHUS; Partagez mes transports divins; . ' . . 4 Sur mon cfear.de. yiejtoiije, au.^seijidçJa mollesse , Rendez le ciel jaloux,, ( epc^aînez lps humains j Un dieu plus fort qiie.moi fliouV entraîne et nous' presse. Que le thyrse règne toujours „'

Dans les plaisirs et dans, la guerre j r .

^Q^'il.ûffAWEî.Jliçu.du tpnnerre Et des flèches de» Amour»,

L£ OHQBGB.

Que le çbyjmrège* tjon|ow* .*. "...

DaufrWplaifiirâ et dans la, gnérrej j . . • j- Qu'il tiénne^jeu^du. tonnerre,, ., t Et des flèches des Amours. ,,',,,

' ÉRJG-ONB.

Quel die» 4e m*u àtne s'empare !

Quai désordre ite+élûevnil

Il trouble mon cœur , il L'égaré ;

L'amour seul rendrait, plus heureux.

. , t ;., BACOSU». »

Mais quel est damt ces heux ce temple sfolitaîre?

A quels; dieux est41 consacré?

Je suis vainqueur; j'ai su vè(us plairez Si Bacchus est comte» Baechus est adore.*

UN DEff $UïyANS dé «accrus.

La Gloire* e*st dans ces lieux le seul' dieu qu'on adore; Elle doit aujourd'hui. r pla<?er'su'r ses autels

Le plus auguste des mortels.

Le vainqueur bienfesàtït des peuples de V Aurore

Aura ces honneurs solennels.

~ rV: ëkîc^o&E , .■ ' /i -'

Un si brillant hommage!

Ne se refuse pas. ' l / '' L'Amour seul me guidait sur c^t heureux rivage j Mais on peut détourner ses pas, Quand la Gloire est sur lé passage.

• ' '' "' («Éteral)hrf.)

La Gloire est une vaine erreur; Mais avec vous c'est le bonheur suprême t C'est vous que j'aime 4 *

C'est vous qui remplisse» mon coeur.

c BAGCJHUSt

Le temple s'ouvre , La Gloire se découvre; ■ ■> •. *

L'objet de mon ardeur f sera étmwrtmé;

Suivez-mot. •'.-•>•' ;

, , (le te mple de U Gloire paraît ouvert.) • '• î

LE GRAND-PRÉTRE delaGloire..

Téméraire , arrêté; ' T

Ce laurier serait profané, ^

S'il avait couronné ta tête ! '

Baochus y qu'on célèbre en tous lieux ,

N'a point ici la préférence;

Il est une vaste distance - Entre les^noms connus et les noms glorieux.

ÉRIGOtfR Eh quoi ! de ses présens la Gloire est**?!le avaïë

Pour ses plus brilîans favoris? *

BACCHUS

J'ai yersë des bienfaits sur l'univers soumis. Pour qui sont ces lauriers que votre main prépare?

LE GRAND-PRÊTRE.' Pour des vertus d'un plus haut prix.

Contentez- vous , Bacchus', de régner dans vos fêtes, D'y noyer tous les maux ^ue vos fureurs ont faits. Laissez-nous couronner de plus belles conquêtes Et de plus grands bienfaits.

BACCHUS. '

Peuple vain , peuple fier ,• ehfans de la tristesse , Vous ne méritez pas des dons si précieux.

Bacchus vous abandonne à la froide Sagesse ;

U ne saurait vous punir mieux.

Volez, suivez-moi, troupe aimable, - Venez embellir d'autres lieux.

Par la main des Plaisirs , des Amours et dçs Jeux,

Versez ce nectar délectable , . Vainqueur des mortels et des dieux;

Volez , suivez-moi , troupe aimable ,

Venez embellir d'autres lieux.

BACCHUS et ÉRIGONE.

Parcourons la terre Au gré de nos désirs.

Du temple de la Guerre Au temple des Plaisirs. <

[PB danse. ) UNE BACCHANTE arec le ebaur,

Bacchus , fier et doux vainqueur , Conduis mes pas , règne en mon cœur ; La Gloire promet le bonheur , Et c'est Bacchus qui nous le donne.

Raison , tu n'es qu'une erreur ,

Et Je chagrin t'environne.

Plaisir, tu n'es point trompeur,

Mon âme à toi a abandonne.

Bacchus , fier et doux vainqueur , etc.

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