‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 343 sur 466 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

LYDIE, ARSINE , BERGERS et BERGÈRES.

( les bergers et bergères entrent en dansant an son des musettes. ) LYDIE.

Venez, tendres bergers, vous qui plaignez mes larmes,

Mortels heureux, des Muses inspirés, Dans mon cœur agité répandez tous les charmes De la paix que vous célébrez.

CHOEUR DE BERGERS

Oserons-nous chanter sur nos faibles musettes, Lorsque les horribles trompettes Ont épouvanté les échos ?

UNE BERGÈRE

Nous fuyons devant ces héros Qui viennent trpubler nos retraites.

Ne fuyez point Bé des dieux

A fléchir ce grand irtueux.

Les Muses , di Inspirent vos Vous calmez les ;

Enchantez les ci

Enchantons les

( ils recommencent leurs dansas. )

UNE BERGÈRE

Le dieu des beaux-arts peut seul nous instruire, Mais le seul Amour peut changer les cœurs ; Pour les adoucir , il faut les séduire :

Du seul dieu d'amour les traits sont vainqueurs, (on danse.)

UNE BERGÈRE

Descends , dien charmant , viens monter ta lyre , Viens former les sons du dieu des neufs sœurs ; Prête à la vertu ta voix , ton sourire, Tes traits , ton flambeau , tes liens de fleurs, (ondanse.)

UN BERGER

Vers ce temple ou la mémoire Consacre les noms fameux, Nous ne levons point nos yeux ; Les bergers sont assez heureux

ioag

io3o THÉÂTRE.

Pour voir au moins que la gloire

EPest point faite pour eux.

( on enUad on bruit de timbalst «t de trospetUt. )

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