SCÈNE IL
(Les Levantit arrivent, donnant chacun la main à ntte personne, y
IRÈNE, LA GOUVERNANTE; A B D A L A arrive au son d'une musique turque, un mouchoir à la main. Les demoiselles du château d'Otrante font? ^ cercle autour de lui.
ABDÀLA chante.
$v, su, ritelie tenere !
Ha mia spada fa tremar $
Ma voi , fanciulle care ,
Mi piacer, mi disarmar :
Mi sentir più grand onorc
Di rendirmi a l'amore,
Che di rapir tut ta la terra
Col lerrore délia guerra.
Su , su , zitelle tenere , etc.
IRÈNE chante cet air tendre et mesuré.
Cest pour servir notre adorable maître , C'est pour l'aimer que le ciel uoub fit naftre. Mars et l'Amour à l'envi l'ont formé :
Son bras est craint , son cosur est plus aimé.
Des amours la 9 tendre mère
Naquit dans le sein des eau*
Pour orner notre corsaire
De ses présens les plus beaux.
(elle pari-.) Votre mouchoir fait la plus chère envie De ces beautés de notre baronnie ; Mais nul objet n'a droit de é 7 en flatter:
On peut vous plaire , et non vous mériter.
( AbAala fume sur nn canapé : les daines pa-s^nt en revue devant lui. Il fait des mines à chacune , et d^nnr enfin le mouchoir à Irène. )
ABDALA.
Pigliate voi il fafczoJetto , L' avete ben guadagnato.
Che tutté le attre fanciulle
LE BARON D'OTRANTE. ,o 7 5
Men leggiadre e men belle Aspettino per un' altra Tolta La mia sobrana volontà.
(il fait asseoir Irène à côte de lui. ) A mio canto Irena stia 5 E tutte le âltre via , via.
(elles s'en vont tontes en lai feSantla révérence. ) Bene , bane , sarâ per un 1 altra volta , Un' altra yolta.