SCÈNE UI
LA BARONNE, Bt AISE.
LA BARONNE
Il V-aime comme un fou , J'en suis certaine. Et comment donc , par où. Par quels attrait? , pat quelle* heureuse adresse , A-t-elle pu me raviï'fi tendresse*?
Nanine ! 6 ciel! quel çtfofttf quelle fureur! Nanineî non : j en mourrai de douleur.
^LAISE MTOB^t
Ah! vous pariez de Nantie.
LA BAROSttR ,
Insolente! • !
BLAISE
Est-il pas vrai que lUnine est charmante?
Non.
BLAISE
Eh ! si fait : parlez un peu pour nous , Protégez Biaise*
° LA BARONNE
Ah , quels horribles coups !
BLAISE
J'ai des écus. Pierre Biaise , mon père , M'a bien laissé trois bons journaux de terre ; Tout est pour elle, écus comptans, journaux, Tout mon avoir et tout ce que je vaux ; Mon corps, mon coeur, tout moi-même, tout Biaise.
LA BARONNE
Autant que toi, crois que j'en serais aise, Mon pauvre enfant , si je puis te servir; Tous deux ce soir je voudrais vous unir; Je lui paîrai sa dot.
BLAISE
Digne baronne, Que j'aimerai votre chère personne!
Que de plaisir! est-il possible?
LA BARONNE
Hélas!
Je crains, ami, de ne réussir pas.
BLAISE
Ah ! par pitié , réussissez , madame.
LA BARONNE
Va , plût au ciel qu'elle devînt ta femme !
Attends mon ordre.
BLAISE
Eh ! puis-je attendre !
LA BARONNE
Va.
BLAISE
Adieu. J'aurai, ma foi , cette enfant-là.