LA MARQUISE, LE COMTE
LA MARQUISE parlant fort vite, et d'un ton de petite vieille babillard*.
Eh bien ! monsieur le comte , m Vous faites donc à la fin votre compte *
De me donner la baron ne pour bru? ,
C'est sur cela que j'ai vite accouru.
Votre baronne est une acariâtre , Impertinente , altière , opiniâtre , Qui n'eut jamais pour moi le moindre égard; Qui l'an passé , chez la marquise Agard .
Qu'elle n'a pas , entre nous , tant de bien : C'est un grand point -, il faut qu'on, s'en informe ; Car on m'a dit que son château de l'Orme
À son mari n'appartient qu'à moitié j
Qu'on vieux procès, qui n'est pas oublié,
Lui disputait la* moitié de la terre :
J'ai su cela de £eu votre grand-père :
I) disait vrai ; c'était un homme ,. luijL
On n'en voit plus de sa trempe aujourd'hui.
Paris est plein de ces petits bouts d'homme ,
Vains , fiers, fbus, soU, dont te caque* m'assomme ;
Parlant de tout avec l'air empressé,
Et se moquant toujours du temps passé.
J'entends parler de nouvelle cuisine ,
De nouveaux goâts; on crève, on se ruine :
Les femmes sont sans frein , et les maris
Sont des benêts. Tout va de pis en pis.
LE COMTE relisant le bilfeL
Qui l'aurait cru? Ce trait me désespère.
Eh bien ! Germon ?