‹ Œuvres complètes de Voltaire, Volume 2, Part 2Chapitre 74 sur 466 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LE COMTE, LA MARQUISE, LA BARONNE, MARIN enbottes.

MARIN

Enfin, tout est b£çlé f Tout est fini.

LA MARQUISE

Quoi?

LA BARONNE

/ Qu'est-ce?

( 1ÇARIN. *

J'ai parlé À nos marchands; j'ai bien fait mon message • Et vous aurez demain tout l'équipage.

I»A7 BARONNE

Quel équipage?

MARIN

Oui , tout ce que pour tout { - A commandé votre futur époux ; Six beaux chevaux ; et vous serez conteste De la berline • elle est bonne, brillante, Tous les panneaux par Martin sont vernis.

Les diamans Sorit beaux, très-bien choisis»; >" Et vous verrez des étoffes nouvelles , D'un goût charmant.... oh! rien n'approche d'elles.

LÀ BARONNE tu Comte.

Vous avez donc commandé tout cela ?

LE COMTEàpart. '

Oui.... mais pour qui !

MARIN

Le tout arrivera Demain matin dans ce nouveau carrosse , Et sera prêt le soir pour votre noce.

Vive Parts , pour avoir sur-le-champ

Tout ce qu'on veut, quand on a de l'argent!

En revenant fm revu le notaire ,

Tout près d'ici , griffonnant votre affaire.

LA BARONNE

Ce mariage a traîné bien long-temps.

LA MARQUISE à part.

Ah ! je voudrais qu'il trainât quarante ans.

MARIN

Dans ce salon j'ai trouvé tout à l'heure Un bon vieillard qui gémit et qui pleure :

Depuis long-temps il voudrait vous parler.

LA BARONNE

Quel importun! qu'on Iç fasse en aller:

Il prend trop mal son temps.

LA MARQUISE

Pourquoi, madame?

Mon fils , avez un peu de bonté d'àme ; Et croyefc-moi , c*est un mal des plu* grands De rebuter ainsi les pauvres gens.

Je vous ai dit cent Fois dans votre enfance Qu'il faut pour eux avoir de l'indulgence , Les écouter d'un air affable, doux* Ne sont-ils pas hommes tout comme nous?

On ne sait pas à qui Ton fait injure; On se repent d'avoir eu l'âme dure.

Les orgueilleux ne prospèrent jamais.

( a Marin. ) ...

Allez chercher te bon homme.

MARIN. 4 l ' m '' " l

f JVvais.

(ilsort.) LE COMTE.

Pardon, m* mère* il a fallu vous rendre

Mes premiers soins , et je suis prit dWtendre - ;

Cet homme-là malgré mon embarras.

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