SCÈNE V
LE COMTE, LA MARQUISE, LA BARONNE, MARIN enbottes.
MARIN
Enfin, tout est b£çlé f Tout est fini.
LA MARQUISE
Quoi?
LA BARONNE
/ Qu'est-ce?
( 1ÇARIN. *
J'ai parlé À nos marchands; j'ai bien fait mon message • Et vous aurez demain tout l'équipage.
I»A7 BARONNE
Quel équipage?
MARIN
Oui , tout ce que pour tout { - A commandé votre futur époux ; Six beaux chevaux ; et vous serez conteste De la berline • elle est bonne, brillante, Tous les panneaux par Martin sont vernis.
Les diamans Sorit beaux, très-bien choisis»; >" Et vous verrez des étoffes nouvelles , D'un goût charmant.... oh! rien n'approche d'elles.
LÀ BARONNE tu Comte.
Vous avez donc commandé tout cela ?
LE COMTEàpart. '
Oui.... mais pour qui !
MARIN
Le tout arrivera Demain matin dans ce nouveau carrosse , Et sera prêt le soir pour votre noce.
Vive Parts , pour avoir sur-le-champ
Tout ce qu'on veut, quand on a de l'argent!
En revenant fm revu le notaire ,
Tout près d'ici , griffonnant votre affaire.
LA BARONNE
Ce mariage a traîné bien long-temps.
LA MARQUISE à part.
Ah ! je voudrais qu'il trainât quarante ans.
MARIN
Dans ce salon j'ai trouvé tout à l'heure Un bon vieillard qui gémit et qui pleure :
Depuis long-temps il voudrait vous parler.
LA BARONNE
Quel importun! qu'on Iç fasse en aller:
Il prend trop mal son temps.
LA MARQUISE
Pourquoi, madame?
Mon fils , avez un peu de bonté d'àme ; Et croyefc-moi , c*est un mal des plu* grands De rebuter ainsi les pauvres gens.
Je vous ai dit cent Fois dans votre enfance Qu'il faut pour eux avoir de l'indulgence , Les écouter d'un air affable, doux* Ne sont-ils pas hommes tout comme nous?
On ne sait pas à qui Ton fait injure; On se repent d'avoir eu l'âme dure.
Les orgueilleux ne prospèrent jamais.
( a Marin. ) ...
Allez chercher te bon homme.
MARIN. 4 l ' m '' " l
f JVvais.
(ilsort.) LE COMTE.
Pardon, m* mère* il a fallu vous rendre
Mes premiers soins , et je suis prit dWtendre - ;
Cet homme-là malgré mon embarras.